Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 19:44

Le film, co-réalisé par Mélanie Laurent et Cyril Dion, a déjà fait plus de 600 000 entrées et est sélectionné aux Césars. "Une surprise" due au bouche-à-oreille.

 

 

Comment un documentaire sur l'écologie, sorti des cartons via une campagne de financement participatif, peut-il dépasser les 500 000 entrées et rêver d'un césar ? En montrant, de Copenhague à Detroit, des gens appliquant joyeusement des solutions pour protéger la planète. Après neuf semaines en salle, Demain affiche plus de 600 000 entrées. « Une surprise », confirme Cyril Dion qui l'a co-réalisé avec Mélanie Laurent.


Passer la barre du demi-million de spectateurs le place déjà loin devant d'autres documentaires sur les enjeux écologiques : Nos enfants nous accuseront de Jean-Paul Jaud, sorti en 2008 (254 000 entrées), Solutions locales pour un désordre global, de Coline Serreau en 2010 (238 000 entrées) ou Le Syndrome du Titanic de Nicolas Hulot en 2009 (261 000 entrées). Home de Yann Arthus-Bertrand (2009) ou La Glace et le Ciel de Luc Jacquet, projeté en clôture du dernier Festival de Cannes, avaient respectivement attiré 167 000 et 61 000 spectateurs.


Après des débuts honnêtes mais pas fracassants pour Demain, sorti le 2 décembre, le bouche-à-oreille s'est enclenché. Visible d'abord sur 154 écrans, il est dans plus de 300 salles depuis la sixième semaine. Et le voilà sélectionné pour les Césars qui seront décernés le 26 février. « Il n'y a pas un jour sans que l'on me parle de ce film », raconte Txetx Etcheverry, porte-parole du mouvement écologique et citoyen Alternatiba. « Surtout, des gens ont envie de le conseiller à leur famille, à leurs amis, hors des écolos convaincus », ajoute-t-il.


Le désir de « prendre en main son existence »
Plutôt que de s'attarder sur des constats alarmants (dérèglement climatique, disparition des espèces, océans et sols pollués, etc.), le documentaire plonge dans l'univers des actions déjà mises en oeuvre : essor de l'agriculture biologique, développement des énergies renouvelables, recyclage généralisé des déchets, mais aussi réhabilitation de la démocratie participative.

 

« À différents niveaux (du local au national), le film donne des exemples d'autres manières de vivre et de faire, dans l'agriculture, l'industrie, la gouvernance, etc. Alors que les élites nous rabâchent qu'il n'y a pas d'alternative », explique le philosophe Dominique Bourg, vice-président de la Fondation Nicolas Hulot. « Il répond à un désir de prendre en main son existence, de vivre autrement », ajoute l'auteur du Dictionnaire de la pensée écologique et professeur à l'université de Lausanne. Pour l'économiste Alain Grandjean, la crise écologique est tellement « anxiogène » qu'il faut aller au-delà de la « tragédie annoncée » et « parler des solutions, ça marche mieux, ça désangoisse, ça mobilise ».


À l'écran, Detroit renaît de ses cendres grâce aux fermes urbaines, Copenhague vise 100 % d'énergies renouvelables en 2025, San Francisco recycle 80 % des déchets ménagers, quantité de villes donnent une nouvelle place au vélo et privilégient les transactions commerciales locales via des monnaies complémentaires de la monnaie nationale. Ce qui frappe, c'est l'enthousiasme dont font preuve les élus et citoyens impliqués : davantage d'emplois locaux, de cohérence, de lien social, de sens au travail.


« Des solutions intelligentes portées par des gens de grande valeur »
Dominique Brenguier, une Toulousaine séduite par le film, estime qu'en montrant « des solutions intelligentes portées par des gens de grande valeur », il « donne le sentiment, dans un monde en perte de sens et d'idéologie, que l'on peut croire en de nouvelles valeurs collectives et partagées ». Cyril Dion, qui s'est rendu dans 65 villes de cinq pays pour des projections, l'a constaté : « Les gens disent que ça leur redonne de l'espoir, envie de faire plein de trucs » alors que par ailleurs « les mauvaises nouvelles s'accumulent ».


Au-delà des perspectives positives dessinées par le film, l'écho rencontré peut aussi s'expliquer par un débat de société plus mûr sur des questions écologiques. Le prix des renouvelables a fortement chuté, les cultures biologiques ont fait leurs preuves, les entreprises trouvent leur compte dans les économies d'énergie, les filières de recyclage se structurent, les start-up planchent sur l'écoconception des objets, etc. « Avec Solutions locales pour un désordre global, Coline Serreau était déjà dans ce mouvement », relève Alain Grandjean. Mais « c'était un peu trop tôt, aujourd'hui les alternatives sont plus crédibles. »

 

BANDE-ANNONCE

 

Source : http://www.lepoint.fr/environnement/demain-le-succes-inattendu-d-un-documentaire-sur-l-ecologie-05-02-2016-2015732_1927.php

Partager cet article

Repost 0

commentaires

">

INTERNATIONAL

 

A La Chasse Aux Articles

A PROPOS

about1.png

about2

RUBRIQUES

rubactualite

rubanimauxaz

rubanimauxcelebres

rubagir

rubcoinartiste

rubcotedetente

rubevenements

rubhumouretvideos

rublescoulissesdeblog

rubmetiers

rubphotos

rubretro

rubsciences

rubselectiondesitesweb

rubsoccuperanimal

rubanimauxnationaux

BONUS

rubgrandsdossiers

rubliens

D'OU VENEZ-VOUS ?

Map

POUR PLUS DE CONFORT

Besoin de modifier la taille du texte ?

CTRL + pour l'augmenter
CTRL - pour la diminuer
 

MUSIQUE SAUVAGE