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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 11:05

Près de 60% de la population des vertébrés ont disparu en 42 ans. L'association WWF publie un rapport sur l'évolution des populations animales entre 1970 et 2012 et le constat est terrible.

 

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"L'humanité se met elle-même en danger", alerte WWF. Les populations de mammifères, poissons, oiseaux, amphibiens et reptiles dans le monde se sont effondrées de 58% en 42 ans (entre 1970 et 2012) et ce déclin va se poursuivre si nous ne faisons rien, alerte l'ONG dans un rapport publié mercredi 26 octobre.

 

Lire le rapport (PDF) > http://awsassets.wwfffr.panda.org/downloads/27102016_lpr_2016_rapport_planete_vivante.pdf

 

"Que la biodiversité poursuive sa chute, et le monde naturel que nous connaissons aujourd'hui s'effondrera d'un seul tenant", avertit Marco Lambertini, le directeur général de WWF dans le monde. Pour mesurer cette évolution, le Fonds mondial pour la nature et la Société zoologique de Londres ont étudié 14 152 populations appartenant à 3 706 espèces vertébrées.

 

"Le déclin subi par les populations d'espèces sauvages est de plus en plus préoccupant", remarque également Marco Lambertini. "Il devrait atteindre en moyenne 67%" d'ici à 2020, si rien n'est fait pour enrayer la tendance. "On est en train d'assister à une régression de la vie sur la planète dont nous sommes en partie responsables", estime de son côté Pascal Canfin, directeur général de WWF en France.

 

"Quand le vivant disparaît, c'est le capital naturel qui disparaît. Et si on détruit ce capital naturel, on détruit notre capacité à vivre sur la planète dans la durée." Pascal Canfin

 

Les animaux d'eau douce sont particulièrement touchés : - 81% en moyenne entre 1970 et 2012. Ils sont victimes de la surexploitation, parfois involontaire, comme les dauphins de rivière, ainsi que de la dégradation de leur habitat. Les populations des milieux marins ont chuté de 36% : un tiers des espèces de requins et de raies sont désormais menacées d'extinction, en raison de la surpêche surtout.

 

Les effectifs des espèces terrestres ont dégringolé de 38%. A cause du braconnage, le nombre d'éléphants d'Afrique, par exemple, a diminué de 111 000 individus depuis 2006, pour plafonner à 415 000, selon les dernières données de l'ONG.

 

ZOOM SUR LES MENACES CONSIDEREES (extrait du rapport PDF) :

L'activité humaine est la principale origine de ces disparitions...

 

Perte et dégradation de l’habitat : LA PLUS FREQUEMMENT SUBIE

Ce sont les modifications de l’environnement accueillant une espèce, que ce soit la disparition complète de l’habitat, sa fragmentation ou la dégradation de ses caractéristiques majeures. Parmi ces causes actuelles figurent l’agriculture, l’exploitation forestière, les transports, les aménagements résidentiels et commerciaux, la production d’énergie et l’extraction minière. S’agissant des habitats d’eau douce, la fragmentation des fleuves et des ruisseaux et les prélèvements d’eau font partie des menaces les plus fréquentes.

 

Surexploitation des espèces

La surexploitation peut être directe ou indirecte. La première recouvre la chasse, le braconnage ou les récoltes non responsables, qu’ils soient pratiqués à des fins commerciales ou de subsistance. La seconde, porte sur les espèces non ciblées qui ne sont pas tuées intentionnellement, comme les prises accessoires dans la pêche.

 

Pollution

La pollution affecte parfois directement une espèce en rendant l’environnement inadapté à sa survie : c’est ce qui se produit, par exemple, lors d’une marée noire. Mais elle agit aussi indirectement, en réduisant la disponibilité en nourriture ou les capacités reproductives, elle contribue à la diminution des populations.

 

Espèces invasives et maladies

En faisant concurrence aux espèces autochtones pour l’espace, l’alimentation et les autres ressources, les espèces invasives se transforment parfois en de véritables prédatrices, voire répandent des maladies auparavant absentes de l’environnement où elles s’installent. Les êtres humains transportent également de nouvelles maladies d’une région du globe à une autre.

 

Changement climatique

Avec les changements de températures, certaines espèces vont devoir s’adapter en se déplaçant géographiquement pour retrouver des conditions de vie adaptées. Mais les impacts du changement climatique sont pour l’essentiel indirects : en effet, les modifications de températures risquent de brouiller les signaux déclenchant les événements saisonniers, telles la migration et la reproduction, et les faire survenir au mauvais moment (en dissociant par exemple la période reproductive de la période d’abondance de la nourriture dans un habitat donné).

 

Le changement climatique n'a pour l'instant qu'un impact "relativement marginal (...) parce qu'on n'en est qu'à un degré de réchauffement"planétaire par rapport à l'ère préindustrielle, précise Pascal Canfin. Mais si les températures s'emballent du fait des émissions de gaz à effet de serre, liées aux activités humaines, les scientifiques promettent des impacts dévastateurs pour l'homme et les écosystèmes, en raison d'inondations, sécheresses, tempêtes...

 

Entrons-nous dans la sixième extinction de masse ? (extrait du rapport PDF)

 

Pour les paléontologues, les extinctions de masse sont des crises biologiques ou biotiques se traduisant par la perte d’une grande quantité d’espèces au cours d’une période de temps géologique relativement courte. Une extinction de masse ne s’est produite qu’à cinq reprises durant les 540 derniers millions d’années. À chaque fois, elles sont survenues en réaction à la modification de grands systèmes écologiques, par exemple, un changement du climat ou de la composition atmosphérique, une variation de la disponibilité de terre à différentes latitudes ou d’eau à différentes profondeurs maritimes, voire leur combinaison. Mais durant les derniers siècles, le rythme de perte d’espèces enregistré sur Terre s’est avéré à la fois exceptionnellement élevé et croissant.

 

Les études récentes laissent supposer que le taux actuel d’extinction se situe entre 100 à 1 000 extinctions pour 10 000 espèces par siècle, soit un chiffre nettement supérieur au taux d’extinction de long terme (exclusion faite des épisodes de crise relevés dans l’histoire de la Terre), ou taux d’extinction naturelle. Autrement dit, il est possible que nous nous trouvions aujourd’hui à l’aube d’une sixième grande extinction. Des études récentes estiment que le taux d’extinction des vertébrés aujourd’hui, même sous des conditions stables, est 100 fois supérieur que leur taux d’extinction naturel.

 

EN SAVOIR PLUS

Lire le rapport 2016 PDF publié par WWF ici : http://awsassets.wwfffr.panda.org/downloads/27102016_lpr_2016_rapport_planete_vivante.pdf

 

Source : http://www.francetvinfo.fr/animaux/especes-menacees/pres-de-60-des-populations-de-vertebres-ont-disparu-en-42-ans_1892151.html

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Publié par Delphina - dans Agir Actualités
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