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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 09:44

Le calmar géant (du genre Architeuthis) reste en grande partie un mystère pour les scientifiques bien qu'il soit le plus grand invertébré sur Terre. 


Habitant les inhospitalières profondeurs marines, il s'avère difficile à étudier, et presque tout ce que les scientifiques savent de lui se résume à des carcasses échoués sur les plages.

 

Le calmar géant, avec son cousin, le calmar colossal, a les yeux les plus grands du règne animal, mesurant environ 10 pouces (25 centimètres) de diamètre. Ces énormes organes lui permettent de repérer ses proies dans les profondeurs sans lumière où la plupart des autres animaux ne voient rien.

 

Comme d'autres espèces de calmars, il a huit bras, deux tentacules et une bouche en forme de bec. Son régime alimentaire se compose probablement de poissons, crevettes, calmars et autres, et certains suggèrent qu'il pourrait même attaquer et manger des petites baleines.

 

En 2007 et en 2009, ces calmars ont envahi les eaux californiennes, s'attaquant à toutes les proies passant près d'eux. Les humains n'ont pas été épargnés.



Une étude montre pourquoi, malgré la surpêche des poissons, l'«ogre du Pacifique» (lui, du genre Dosidicus gigas) prolifère autant.

 


C'est la nouvelle vedette des côtes du Pacifique-Est, le long des côtes d'Amérique du Nord et du Sud. Il a même un petit nom gracieux, «la pota», donné par les pêcheurs péruviens. Pourtant, il s'agit de ce que d'aucuns appellent «l'ogre du Pacifique». Dosidicus gigas est un calmar géant qui peut atteindre 4 mètres de long et peser jusqu'à 50 kg. Loin il est vrai d'Architeuthis dux, qui peut mesurer jusqu'à 20 mètres de long et peser 500 kg, mais ce dernier est beaucoup plus rare. Tandis que «la pota» pullule et est devenue l'une des premières prises des pêcheurs sur ces côtes, à tel point qu'il participe à la santé socio-économique du pays.

 

Pourtant, dans ces zones, la surpêche des thons, dorades ou chinchards aurait dû diminuer la population de ces céphalopodes en les privant de leur pitance. Le contraire s'est produit. Une équipe scientifique franco-péruvienne vient de trouver pourquoi (dans la revue PLoS One).

 


Dosidicus gigas peut atteindre 4 mètres de long et peser jusqu'à 50 kg.Cet encornet géant, aussi parfois appelé «diable des profondeurs» ou «calmar de Humboldt» est un excellent nageur (certains spécimens atteignent les 25 km/h) et, surtout, il est très vorace.

 

C'est l'omnivore type des océans. Et c'est l'une des raisons de son incroyable développement. «J'ai fait plusieurs missions au Pérou avant d'y passer deux mois, en compagnie d'autres chercheurs, pour étudier la “plume” de ces calmars. C'est l'équivalent de l'os de seiche. Faite de carbonate de calcium, le pseudo-squelette de cet invertébré ressemble vraiment à une plume, explique Anne Lorrain, chercheur à l'Institut de recherche et de développement (IRD), l'une des auteurs de ces travaux. En analysant cette plume, qui comporte des lignes d'accrétion, un peu comme les cernes du bois, on peut reconstituer l'environnement dans lequel l'animal a vécu, son régime alimentaire et éventuellement ses migrations. Autrement dit connaître ce que l'on appelle ses traits de vie.»

 

Et le résultat est que ce gros mangeur a adapté sa propre «pêche» aux changements survenus dans l'environnement. Cet imposant animal peut se contenter de toutes petites proies, comme des crevettes, ou en attraper de plus grosses, comme des poissons-lanternes, des merlus ou encore des anchois…

 

 

 

Autre enseignement de cette méthode originale, qui s'applique aussi aux coquilles d'autres mollusques, ce calmar résiste mieux que d'autres au développement des zones à basse teneur en oxygène.

 

Là où d'autres poissons deviennent léthargiques, le calmar géant reste aussi alerte. Il s'est ainsi rapproché des côtes tout en augmentant sa zone de prédation: il était très rarement près de la surface il y a cinquante ans, mais on le trouve maintenant de la surface à 2 000 mètres de profondeur.

 

 

 

L'ogre bénéficie d'autres avantages. Par exemple, la surpêche fait que les prédateurs naturels des «bébés» calmars diminuent, faisant grimper leur espérance de vie. Ou encore que leur cycle de vie, en moyenne de un an et demi, allié à un métabolisme rapide de leurs énormes repas, favorise leur épanouissement.

 

Il semble que l'«ogre du Pacifique» ait encore de beaux jours devant lui.

Sources : Le Figaro, Wikipédia, PlOs One, National Geographic.

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