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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 19:30

Observer, préserver et aménager les milieux naturels que l'homme a bousculés... C'est le métier de Fabien Lépine et Ludovic Foulc. Diplômés de l'IGPN [Institut pour la gestion et la protection de la nature], tous deux œuvrent désormais à la surveillance et la restauration de la nature.

 

 

C'est une journée comme Fabien Lépine les affectionne. En cette matinée de mars, ce chargé de projet écologie pour le Conservatoire des espaces naturels du Languedoc-Roussillon arpente les rives du Coulazou, une rivière située dans le département de l'Hérault. Le chantier qu'il supervise doit remplir trois objectifs. Il s'agit tout d'abord de permettre à la rivière un bon écoulement tout en limitant l'impact de ses crues sur les villages environnants. Ensuite, dans le cadre d'un chantier de compensation, son équipe a la tâche délicate de créer un habitat propice à la restauration de deux espèces de libellules perturbées par les chantiers voisins de l'autoroute A9.

 

Diplômé de l'IGPN en 2011, Fabien a été embauché au sein du Conservatoire alors même que ses études en BTS Gestion et protection de la nature à l'IGPN n'était pas achevées. « J'étais en stage entre la première et deuxième année. Le conservatoire m'a proposé un contrat à mi-temps dans l'attente de l'obtention de mon diplôme. L'école a dès lors tout fait pour que je puisse à la fois suivre les cours et saisir cette opportunité professionnelle », se souvient le chargé de projets. « À l'IGPN, j'ai pu trouver une formation très opérationnelle où on nous donne à la fois un bagage théorique et une expérience de terrain qui est à mes yeux fondamentale », poursuit Fabien qui conserve aujourd'hui des relations professionnelles avec certains de ses enseignants.

 

Ludovic Foulc, lui, est sorti diplômé en 2009 de son BTS à l'IGPN. Aujourd'hui conservateur pour le Conservatoire national du littoral, il garde un bon souvenir d'une formation très ouverte sur l'extérieur. « La multitude de stages nous permet de nous constituer un réseau. L'école insiste beaucoup sur ce point et elle a raison car il y a une forte concurrence dans ce secteur d'emploi », juge l'ancien étudiant. À présent dans la peau du recruteur, Ludovic apprécie notamment le profil des étudiants du Bachelor en gestion et valorisation naturaliste de l’IGPN, un parcours en 3 ans qui intègre le BTS. « Leur formation est intéressante car il y a une méthodologie associée à une expérience de terrain forte qui engage à devenir rapidement opérationnel », précise-t-il. Une capacité d’adaptation d’autant plus appréciée qu’elle s’associe à une connaissance solide de la réglementation et des enjeux économiques du territoire.

 

Cursus proposés :

  • BACHELOR EN GESTION ET VALORISATION NATURALISTE -> titre d'EXPERT NATURALISTE
  • MASTER OF SCIENCE EN ENVIRONNEMENT -> titre d'ingénieur de l'environnement
  • VAE VALIDATION DES ACQUIS DE L'EXPÉRIENCE
  • POSSIBILITE DE PREPARER LE BTSA GESTION ET PROTECTION DE LA NATURE

 

Pour en savoir plus sur l’école : www.igpn.fr

 

Source de l'article : http://www.letudiant.fr/premium/igpn/la-protection-du-milieu-naturel-pour-metier.html

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 11:19

Situé au cœur de l'Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort (94), le centre Alforme accueille tous les ans plus de 1 000 animaux pour les accompagner dans leur rééducation ou remise en forme. Grégory, en charge de l’organisation des formations pour Alforme depuis 1 an maintenant, a accepté de répondre à nos questions.

 

 

L’HISTOIRE D'ALFORME

 

Delphina (Passion Animale) : Quelle est la date de sa création ?

Grégory (Alforme) : Le centre Alforme a été créé en février 2013.

 

D : Quel est le nom de son fondateur ?

G : Le centre a été fondé en février 2013 par un vétérinaire et un spécialiste animalier en collaboration avec le Dr Artem Rogalev, responsable du centre Alforme et spécialisé en rééducation fonctionnelle pour animaux.

 

D : Sur quelle idée a-t-elle été créée ?

G : Depuis 2005, la demande des propriétaires d’animaux pour traiter des pathologies diverses et variées dans le pays ne cesse d’augmenter.

Des espèces comme le chat ou le chien ainsi que des affections plus complexes commencent à pouvoir être prises en charge grâce à des techniques de rééducation fonctionnelle de plus en plus variées et adaptées à l’animal.

La physiothérapie animale est une discipline de la médecine vétérinaire qui utilise un ensemble de techniques à des fins préventives ou curatives.

Cependant, les établissements en France sont trop peu nombreux, c’est pourquoi nous avons décidé de créer ce centre de rééducation et de remise en forme en collaboration avec l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort et l’UMES (Unité de Médecine de l’Élevage et du Sport).

 

D : Quelles sont les principales étapes de son évolution ?

G : Pendant plusieurs mois après son ouverture, le centre Alforme proposait uniquement des prestations de service de rééducation pour les animaux de compagnie comme le chien et le chat.

En complément de ce service, Alforme propose également des produits dédiés pour aider l’animal dans le cadre de sa rééducation : alimentation, accessoires…

Peu de temps après, le centre s’est lancé sur la partie « bien-être » en proposant un service de soin ayant pour objectif de fournir un moment de détente et de relaxation pour l’animal.

Enfin, le centre Alforme propose désormais des formations à destination des particuliers et professionnels sur différentes thématiques :

  • Premiers secours animalier
  • Physiothérapie (pour les ASV [auxiliaires spécialisés vétérinaires] et les vétérinaires)

 

ALFORME AUJOURD’HUI

 

D : Qui dirige l’entreprise ?

G : Alforme est aujourd’hui sous la direction du Dr Artem Rogalev, vétérinaire et responsable du centre Alforme.

 

D : Quelle est votre activité principale ?

G : Alforme dispose aujourd’hui de différentes activités qui se résument en une seule phrase :

« Formation et expertise vétérinaire au service du bien-être animal »

 

D : Quels sont les produits commercialisés par l’entreprise ? ou Quels services proposez vous ? (Prestations? Formations?)

G : 

  • Rééducation et remise en forme

Dans le cadre de son activité, Alforme vous propose d’aider votre animal à récupérer ses fonctions locomotrices suite à une opération ou un traumatisme qu’il a pu subir grâce à des techniques de physiothérapie avancées.

En plus de la physiothérapie, le centre utilise également des techniques de proprioception pour aider nos compagnons dans leur reprise musculaire ou pour une préparation physique en vue d’une compétition (musher, course…).

  • Alimentation et produits

Pour accompagner votre animal au quotidien dans sa rééducation, Alforme propose également une gamme d’alimentation spécifique ainsi que des accessoires dédiés pour traiter des cas d’obésité ou de rééducation.

 

D : Quels sont vos clients ?

G : Nos clients sont principalement des propriétaires ayant besoin de faire accompagner leurs animaux dans le cadre de leur rééducation.

Les professionnels ainsi que les associations font également appel à nos services pour se former ou encore pour aider leurs animaux à se préparer physiquement.

 

D : Quels sont les tarifs ?

G : Les tarifs sont très variables car ils dépendent de l’état physique de l’animal et de ses besoins en terme de rééducation.

Par exemple, certains animaux auront besoin de notre intervention sur une période très courte tandis que d’autres auront besoin des services d’Alforme pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.

Pour la partie formation, nous pratiquons des tarifs particuliers et professionnels.

En effet, Alforme dispose d’un agrément de formation qui permet de faire financer vos formations en passant un organisme financeur de la formation professionnelle.

 

LE FONCTIONNEMENT D'ALFORME

 

D : Quelle est la taille de l’entreprise ?

G : Alforme est le plus grand centre de rééducation en France, avec un espace de 200m² dédié pour la rééducation et la remise en forme.

 

D : Quels sont les différents services dans l’entreprise ?

Le centre dispose d’un service de consultation pour évaluer l’état de santé de l’animal avant de le prendre en charge au centre et ainsi mieux évaluer ses besoins.

Nous disposons également d’une partie pratique sur le centre où les séances de rééducation vont se dérouler sous la direction du vétérinaire.

Enfin, nous disposons également d’une salle pour l’animation des formations dans l’École Vétérinaire.

 

D : Quel est le temps nécessaire pour fabriquer un produit/produire un service ? 

G : Si nous prenons l’exemple des formations « Premiers secours animalier », nous avons mis 2 à 3 mois pour mettre en place cette formation.

 

D : Quelles machines et outils utilisez-vous ?

G : Dans le cadre de l’activité de rééducation et remise en forme, nous utilisons des tapis roulants secs et aquatiques.

Le centre dispose également d’une piscine pour réaliser les séances de rééducation.

Pour la partie renforcement musculaire, le centre dispose d’accessoires en salle de proprioception.

 

D : Avez-vous un site internet ?

G : Le centre Alforme dispose de 2 sites Internet :

  • http://alforme.fr/ - Site institutionnel de Alforme
  • https://boutique.alforme.fr/ - Boutique en ligne pour formations

 

D : Comment fait-on connaître le produit /service sur le marché ?

G : La majorité de nos clients sont envoyés par des cliniques vétérinaires qui ne disposent pas forcément des infrastructures nécessaires pour traiter toutes les pathologies en relation avec la rééducation fonctionnelle.

D’autres propriétaires nous viennent directement avec le bouche à oreille d’autres propriétaires qui ont été satisfaits de nos soins sur leurs animaux.

 

D : Faites-vous de la publicité et comment ?

G : La communication est faite grandement sur la partie formation pour aider les propriétaires d’animaux à connaître les gestes qui sauvent pour leurs animaux de compagnie.

Cette communication se fait surtout avec notre réseau de partenaires dans le monde animalier ainsi que les communautés en relation avec l’animal de compagnie.

 

ALFORME ET SON PERSONNEL

 

D : Quels sont les métiers dans l’entreprise ?

G : Alforme se compose d’un vétérinaire responsable du centre accompagné par 2 ASV (auxiliaires spécialisés vétérinaires) pour la réalisation des séances de rééducation.

 

L’ORGANISATION D'ALFORME

 

D : Quelles sont les périodes d'ouverture ?

G : Alforme est ouvert :

Du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 18h

Le samedi de 9h à 13h

 

D : Y a-t-il des périodes calmes et d’autres plus actives ?

G : Les périodes de vacances scolaires sont plus calmes que le reste de l’année car les propriétaires sont généralement en vacances.

 

FOCUS SUR LA FORMATION « PREMIERS SECOURS ANIMALIER »

 

 

Alforme : Formation et expertise au service du bien-être animal

Situé au cœur de l'Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort (94), le centre Alforme accueille tous les ans plus de 1 000 animaux pour les accompagner dans leur rééducation ou remise en forme.

C'est dans cette optique que l'équipe d'Alforme vous propose différentes formations pour vous accompagner tout le long de la vie de votre animal.

Sous la direction du Docteur Vétérinaire Artem ROGALEV et son équipe, ces formations sont à destination des particuliers et/ou des professionnels.

 

Premiers secours animalier : une formation complète pour nos animaux

Chaque session dure une journée et est réalisée au sein même de l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort.

Cette journée très intense, est articulée entre cours théoriques et travaux pratiques dont mises en situation sur un animal mannequin et/ou chien du vétérinaire.

De la gestion et bonnes réactions à avoir en cas d’urgence, en passant par les malaises et traumatismes, vous aborderez toutes les bases pour bien réagir afin d’augmenter les chances de sauver votre animal.

Cette formation est réalisée sous la direction du Dr Artem Rogalev, responsable du centre Alforme et ancien vétérinaire à la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris.

Suite à cette journée de formation, une attestation vous sera également remise en fin de journée par le vétérinaire.

 

Pour en savoir plus

Si vous souhaitez plus d’informations sur cette formation n’hésitez pas à les contacter :

Sur leur site : http://boutique.alforme.fr/

Par mail : formation@alforme.fr

Par téléphone : 01 56 29 20 35

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 16:50

Entre le 30 mai et 5 juin, à l'occasion de la semaine européenne du développement durable déclinée sur l'ensemble du territoire européen, une batterie d'animations à destination du grand public sensibilisera à la préservation de la biodiversité et aux enjeux de la transition énergétique. 

 

L’Accord de Paris ratifié par 136 pays a suscité un espoir immense dans le monde : celui de voir enfin réconciliés le développement durable et la protection de l’humanité, à travers une économie mondiale sobre en carbone et en ressources.

 

La France a été à l’origine de ce succès historique, notre responsabilité collective est de préserver cet acquis et de le faire prospérer. C’est pourquoi la ministre de l’environnement a présenté à l’ONU en juillet 2016 le plan d’action français pour les objectifs de développement durable. Cet accord s’inscrit et répond à l’enjeu et à la nécessité que représente la mise en œuvre des 17 objectifs de développement durable en France mais aussi dans le monde. En tant que gardienne de « l’esprit de Paris », la France reste mobilisée pour atteindre ces objectifs et contribuer à la lutte contre le changement climatique.

 

Découvrez les initiatives dans votre région en cliquant ici : http://evenements.developpement-durable.gouv.fr/campagne/sedd2017

 

Plus d'informations :

 

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 15:57

Florilège des brèves d'actualités pondues au mois de mai 2017, lues sur le Monde, Actu-environnement, ou Mediaterre. La biodiversité doit faire partie de nos priorités, s'informer est primordial.

 

 

  • Les dauphins et les orques vont finalement voir leurs conditions de captivité améliorées. Après vingt mois de discussions, un arrêté visant à « garantir le bien être » des animaux dans les parcs a été validé par la ministre de l’environnement, Ségolène Royal.

 

  • Le bruit de l’homme affecte les espèces jusque dans les aires protégées. La pollution sonore provoquée par l’homme entraîne des effets en cascade pour l’ensemble des écosystèmes, selon une étude publiée dans la revue « Science ».

 

  • La captivité de dauphins et d’orques sera à terme interdite en France. Un arrêté publié contre toute attente au « Journal officiel » interdit la reproduction des orques et des dauphins détenus en France.

 

  • L'Unesco désigne huit nouveaux géoparcs mondiaux. Attestant d'une grande diversité géologique, huit sites d'Asie, d'Europe et d'Amérique Latine se voient classés "géoparcs mondiaux Unesco" par l'organisation des Nations unies, dont un français : les Causses du Quercy (Lot, Corrèze, Tarn-et-Garonne).

 

  • La SPA de Pau suspectée d’euthanasies « massives » d’animaux. L’association Animal Cross accuse la SPA d’avoir tué 1 700 de chiens et chats entre 2010 et 2013. Une audience s’est tenue devant la chambre de discipline de l’ordre national des vétérinaires.

 

  • Le décret portant création du parc naturel marin de Martinique est paru le 7 mai 2017 suite à une consultation publique. Cette création porte à dix le nombre total de parcs et d'aires marines protégés en France. Les parcs naturels marins ont été créés par la loi du 14 avril 2006. Avec ce nouveau parc, l'espace maritime français protégé est passé depuis 2013 "de 4% à 32% de la totalité du patrimoine marin", souligne Ségolène Royal dans un communiqué.

 

  • La planète est plus « verte » qu’on ne le pensait. Une étude internationale révèle que les régions arides recèlent d’importantes zones boisées. Le couvert forestier mondial serait environ 10 % plus étendu qu’estimé.

 

  • L’atoll Henderson, désert capitale des déchets en plastique. D’après une étude, la zone du Pacifique sud, où se situe cette île, possède la densité la plus élevée de détritus de la planète.

 

  • 1 730 nouvelles plantes découvertes en 2016. L’organisation scientifique Les Jardins botaniques royaux de Kew dresse un nouvel inventaire de la flore mondiale. De possibles aliments du futur y figurent.

 

  • La fronde des delphinariums, menacés de disparition. Les trois parcs français cherchent comment dénoncer l’arrêté de Ségolène Royal qui interdit la reproduction des dauphins et des orques en captivité.

 

 

  • La population de loups augmente en France. La population de ces canidés a atteint 360 individus contre 292 lors du dernier comptage publié en 2016 et compte 42 meutes contre 35 auparavant.

 

  • Le castor d'Europe fait son retour dans la région Ile-de-France. En ce début de printemps, 90 km de berges ont été inspectés en Essonne, en région d'Ile-de-France par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui a confirmé, le 19 mai, le retour du castor d'Europe. 

 

  • La Commission européenne souhaite faire cesser le braconnage et le commerce d'ivoire brut. Dans un document d'orientation publié le 16 mai 2017, la Commission européenne explique vouloir mettre en place de nouvelles mesures à partir du 1er juillet pour lutter contre le braconnage et mettre fin au commerce d'ivoire brut. Le braconnage d'éléphants et le trafic d'ivoire ont en effet atteint des niveaux sans précédent : entre 20.000 et 30.000 éléphants d'Afrique seraient chassés illégalement chaque année d'après la Commission. Ces mesures répondent aux appels du Parlement européen et s'inscrivent dans le cadre du plan d'action contre le trafic d'espèces sauvages adopté en 2016.

 

  • Mobilisation contre le projet de forage de Total au large du Brésil. Dans une vingtaine de villes en France et dans six pays, des militants de Greenpeace et d’ANV-COP21 ont agi samedi pour défendre un récif corallien à peine découvert dans l’embouchure de l’Amazone.

 

 

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Publié par Delphina - dans Actualités
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 15:23

Comme je vous en parlais en novembre 2016, le premier parti animaliste en France a vu le jour (lire l'article ici), et pour la première fois, l'électeur a donc l'opportunité de porter la cause animale, la protection de ces êtres vivants doués de sensibilité, dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale.

 

 

Quel programme, pour quels combats ?

 

Les propositions sont classées par thèmes, dont font partie le Droit animal, l'Education et la Formation, les animaux de compagnie, le divertissement, l'expérimentation animale, les animaux sauvages et la chasse, l'élevage et l'aquatique.

 

Entre autres, parmi les propositions juridiques se trouvent l'institutionnalisation de la protection animale par la création d'un Ministère à son effet, la pénalisation des crimes sur les animaux, et la reconnaissance d'un meilleur rôle aux associations de défense de la faune.

 

Concernant l'éducation, il s'agit notamment d'enseigner dès le plus jeune âge le respect de l'animal, de supprimer les dissections scolaires.

 

Sont prévus également un meilleur encadrement du commerce des animaux de compagnie, la lutte contre l'abandon, une assurance-maladie pour nos compagnons (dont les traitements sont souvent si onéreux !).

 

Il y a aussi la volonté, dans le domaine aquatique, d'encadrer la pêche et de sanctionner les pratiques illégales, de créer et renforcer la protection de sanctuaires marins. 

 

Bien entendu, il importe d'abolir les corridas, les animaux de cirques, les combats de coqs et toute forme d'exhibition cruelle, ainsi que d'interdire la chasse, d'accompagner la transition vers des méthodes d'expérimentation sans animaux, et d'en finir avec les pratiques douloureuses en élevage.

 

Enfin, il est décidé d'accompagner l'évolution des pratiques alimentaires.

 

Pour consulter le programme du parti dans le détail, visitez la page https://parti-animaliste.fr/programme/.

 

Quel candidat chez vous ?

 

Pour connaître les représentants candidats dans votre circonscription, rendez-vous sur cette page du site officiel du Parti Animaliste et sélectionnez votre département de résidence : https://parti-animaliste.fr/candidats/.

 

 

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Publié par Delphina - dans Agir Actualités idées
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 14:55

La chasse est de nos jours inutile et cruelle. Les chasseurs ne sont pas des tireurs hors pair et laissent derrière eu des animaux blessés qui périssent lentement dans d'affreuses souffrances. Quant à leur argument de régulation de la faune sauvage, c'est tout simplement un leurre.

 

Mettons fin à cette cruauté archaïque

Mettons fin à cet acte de cruauté archaïque et barbare.

 

Personne ne chasse plus pour se nourrir dans cette partie du monde, et les chasseurs s'arrogent le droit de mort sur la faune sans le moindre respect du vivant ou des protecteurs de la nature. Souvent mauvais tireurs, ils laissent derrière eux des animaux blessés qui périssent lentement dans d'affreuses souffrances. 

 

Les chiens élevés en vue de guider les chasseurs lors de leurs battues sanglantes sont souvent maltraités, affamés et rendus agressifs pour qu'ils soient aux meilleurs aguets et plus efficaces pour dégoter les pauvres animaux sauvages chez eux. C'est inadmissible.

 

L'argument de régulation de la faune est une fausse "excuse". A la fin des années 60, quand la rage a opéré un retour en force dans l'Hexagone, on a d'abord chargé les chasseurs d'éliminer les renards en nombre pour stopper l'épidémie. En vain, c'est la vaccination orale qui est venue à bout de ce fléau. La vraie régulation des espèces passe par des campagnes de régulation des naissances et de redistribution des territoires sauvages.

 

"On ne peut pas dissimuler le but de la chasse par de grands mots qui servent si bien à cacher le véritable caractère de manifestations barbares." Plus que jamais, l'analyse de Tolstoï reste d'actualité.

 

Face au lobby malsain des fusils, unissons-nous

 

Découvrez le RAC : "Le RAC, né Rassemblement Anti Chasse en 2002, puis renommé Rassemblement pour l’Abolition de la Chasse, et désormais RAssemblement pour une France sans Chasse, est une association (loi 1901).

 

Il est composé de personnes sensibles à la condition animale, de naturalistes, de photographes animaliers, de promeneurs et autres personnes, s’étant unis dans le but de lutter contre la chasse afin de protéger la faune sauvage et de pouvoir exercer leurs loisirs sans être soumis à la pression et à la dangerosité des chasseurs. [...]" plus d'informations sur le site officiel de l'association : http://france-sans-chasse.org/association-antichasse/le-rac-qui-sommes-nous

 

 

Source : Fondation Assistance aux animaux et le RAC.

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Publié par Delphina - dans Agir
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 18:27

Dormir, manger, jouer et être dorloté comme un bébé : de notre point de vue, les animaux de compagnie ont tout pour être heureux et pourtant, certains d'entre eux dépriment. Quels sont les signaux d'alerte ?  Comment leur remonter le moral ? 

 

 

IDENTIFIER LES SYMPTOMES

 

Comment reconnaître un animal déprimé ? C'est simplement un animal que vous ne reconnaissez plus : lui d'habitude si actif ne saute plus partout, ses jouets restent immobiles, il ne cherche plus le contact des membres du foyer, se cache seul, perd l'appétit ou devient difficile en ce qui concerne la nourriture. Son temps de sommeil diminue et est de piètre qualité.

 

Le chat refuse d'utiliser son bac à litière, urine partout, perd ses poils, dégage une odeur désagréable... Le chien boude sa gamelle, s'affaiblit et maigrit rapidement, risquant de perdre de la masse musculaire, sa fourrure devient terne et cassante, faute d'un apport correct de vitamines et de minéraux. Il n'a plus d'intérêt pour la promenade, préfère passer la majeure partie de son temps couché. Il sursaute facilement ou donne des signes d'irritabilité voire d'agressivité quand on veut le forcer à faire quelque chose.

 

En bref, un symptôme en entraîne un autre et tout va de mal en pis !

 

SAVOIR REPERER LA CAUSE DU MAL-ETRE 

 

Le chien et le chat ont une façon comparable de manifester ce sentiment inconfortable : tous deux vont se replier sur eux-mêmes, développer des troubles de l'appétit et fuir les interactions avec les humains comme avec d'autres animaux. Les causes possibles de cette dépression sont nombreuses. L'animal est sensible et ce qui peut nous paraître anodin peut revêtir pour lui une importance extrême.

 

Chez le chien, mais surtout chez le chat, animal territorial par excellence, un déménagement représente un énorme bouleversement, un univers inconnu à découvrir et donc perçu comme menaçant. Manque de repères, et d'attention car vous avez moins de temps à lui consacrer, vous préoccupant d'abord de vous installer dans votre nouveau domicile. Il se sent abandonné, impuissant. Certains chats essaient même de retrouver leur quiétude en retournant tout seuls à leur ancienne habitation : c'est dire si le changement d'adresse leur a été pénible !

 

Le chat/chien peut aussi être traumatisé par des événements physiques désagréables : poursuite par un autre animal, morsure, accident de circulation, maltraitance... Il se méfie et bouge de moins en moins face au danger potentiel.

 

Par ailleurs, il est fréquent que l'introduction d'un nouvel animal à la maison soit mal acceptée par le chat/chien. Vu comme un intrus qui vient s'approprier tous ce qui lui appartenait exclusivement jusqu'alors (gamelle, nourriture, souris en peluche, même la tendresse du maître !), il l'inquiète, voire le déprime. De même, l'introduction d'un bébé ou d'un nouvel humain (changement de conjoint etc) peut être vécue comme un drame si on ne prend pas la peine de témoigner à l'animal sa tendresse.

 

A l'inverse la disparition d'un animal familier, tendrement chéri ou compagnon habituel de jeu et de sieste, peut être vécue de manière dramatique, entraînant un stress particulièrement aigu. La disparition du maître est un véritable cataclysme pour un chat qui vit une relation fusionnelle avec son propriétaire.

 

L'important est de rassurer l'animal quant à sa position au sein du foyer.

 

La solitude forcée, l'une des causes les plus fréquentes

Elle passe malheureusement souvent inaperçue, mais l'une des causes majeures de dépression chez l'animal de compagnie est l'absence d'intérêt qu'on leur manifeste, cette solitude forcée caractérisée par le manque de stimuli, l'indifférence qu'on leur témoigne alors qu'ils sont demandeurs de jeux, de caresses, d'affection, d'intérêt autant que de bons soins et de nourriture équilibrée. Nombre de maîtres, écartelés entre leur travail et la nécessité de prendre soin de leur famille en arrivent à négliger leur animal. 

 

Il faut aussi se méfier de la dépression induite par le vieillissement. Lorsque l'animal perd ses repères en vieillissant, ses maîtres risquent de le délaisser, de moins le solliciter, son ouïe, sa vue et son odorat diminuent et il peut souffrir de désorientation. Tout cela a évidemment pour conséquence une angoisse pour l'animal.

 

RESTAURER LA CONFIANCE DE L'ANIMAL

 

Bien entendu une visite chez le vétérinaire est nécessaire pour éliminer les autres causes possibles des symptômes évoqués, comme par exemple un dérèglement hormonal. Le praticien peut ensuite prescrire un traitement médicamenteux (antidépresseurs adaptés) si la dépression est déjà bien avancée, mais ce sera toujours accompagné de mesures de bon sens quotidien de votre part. 

 

Des soins homéopathiques peuvent également être prescrits selon le praticien, ou de la médecine douce. Dans ces cas, il s'agit de sécuriser l'animal, de le soulager pour qu'il reprenne le cours normal de son existence. A cet effet, je vous invite à lire mon article sur ces pratiques alternatives : http://www.passionanimale-delphina.fr/2017/03/medecines-alternatives-pour-l-humain-et-l-animal.html 

 

Dans les situations les plus graves, une thérapie comportementale avec l'aide d'un spécialiste est requise pour inverser la tendance. 

 

 

Quelques conseils de bon sens :

 

- Misez sur la routine : repas à heures fixes, papouilles pour marquer certaines heures de la journée, au lever, au retour du travail, pendant la télé ou avant le coucher, promenades si possibles à heures fixes. C'est rassurant pour l'animal inquiet de voir sa journée rythmée par des socles intangibles.

 

- Allongez les promenades de votre chien pour l'aérer et le garder en forme malgré lui, mais aussi lui faire rencontrer d'autres chiens, le stimuler avec des odeurs pour réveiller sa curiosité. Variez les itinéraires et astreignez-vous à une vraie grande promenade au parc ou au bois au moins une fois par semaine. Toute escapade est bénéfique.

 

- Soignez les repas et favorisez la gourmandise naturelle de votre ami, pour que son appétit revienne. 

 

- Imaginez des jeux garnis de nourriture, jeux de piste pour l'inciter à jouer en même temps qu'il se nourrit, et ainsi le détourner de ses activités de destruction (vandalisme, griffades).

 

- Renouvelez ses jouets pour que sa curiosité le pousse à les découvrir, et armez vous de patience, car un animal déprimé ne se met pas à jouer du jour au lendemain.

 

- Stimulez sa curiosité : un petit aquarium ou une cage à oiseaux (protégée pur éviter les carnages évidemment) ? Séances de visionnage d'émissions documentaires sur les animaux ?

 

- Surtout, rapprochez-vous de votre protégé. Plus que jamais, il a besoin de bonnes paroles, de câlins, de marques d'intérêt de la personne qui compte le plus pour lui : vous !

 

Source : Fondation Assistance aux animaux

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 16:17

"Assis", "Couché" : au-delà de simples ordres qui affirment l'autorité du maître et l'obéissance du chien, ces bonnes manières garantissent la sécurité de l'animal lorsqu'il quitte la maison avec vous. Envie qu'il puisse vous accompagner partout et faire montre de ses talents de bon élève ? Passons d'abord au crible les méthodes d'un bon professeur.

 

 

TOUJOURS RECOMPENSER LES PROGRES

 

Toute action souhaitée réalisée doit être ponctuée d'une friandise alléchante. C'est ce système de récompenses qui permet au chien d'assimiler ce qu'on attend de lui. Il n'a pas compris ? Il refuse d'écouter ? Dans ce cas, pas de gourmandise à savourer comme prix du devoir accompli. Attention, évitez le fromage (trop riche et parfois à l'origine de troubles intestinaux) et n'utilisez pas de chocolat, dont l'un des composants, la théobromine, est toxique pour les chiens. 

 

A terme, et surtout pour ne pas trop perturber l'équilibre alimentaire de votre chien (pas question de le rendre obèse !), vous pourrez remplacer la friandise par une caresse ou une bonne parole, mais ne vous privez jamais de souligner les bons comportements que votre animal adopte.

 

 

CHOISIR LE BON MOMENT ET LE LIEU ADEQUAT

 

Patience et compréhension sont les meilleurs alliés d'une bonne éducation. Savoir déterminer l'heure idéale de la leçon est important : ne pas le réveiller pendant sa sieste, il aura l'esprit embué et ne saisira pas facilement vos attentes. De même, juste après le repas, repu, il a moins envie de gagner des récompenses gustatives. Après beaucoup de jeu ou de course, un chien excité parviendra difficilement à se concentrer. Mettez donc à profit un moment de calme où le chien s'ennuie. Il sera tout content de partager quelque chose avec vous...

 

S'il est un peu dissipé car jeune, ou parce qu'un élément extérieur parasite son attention, ramenez-le à l'objet de la leçon avec un signe distinctif : claquement de doigt, couinement d'un jouet, coup de sifflet... Ce signe devra être le même à chaque leçon, pour que l'animal retienne sa signification. Choisir un endroit pauvre en stimuli externes est évidemment la solution optimale pour garder l'attention de l'animal dirigée vers son professeur.

 

 

ADOPTER L'ATTITUDE POSITIVE

 

Ne surtout pas contraindre, cela risquerait de nuire à l'épanouissement de votre animal. Soyez d'humeur sereine et affichez votre détermination, votre bonne humeur et votre joie quand il réussit ce que vous demandez. Seule cette attitude ouverte garantira qu'il reste attentif et enthousiaste dans l'apprentissage. Félicitations verbales, caresses, gourmandises assurent les meilleures conditions pour qu'il ait envie de s'appliquer à vous satisfaire.

 

Pas de cri, pas de gronderie, pas de punition bien sûr si votre ami met du temps à s'exécuter. Le gronder, c'est courir le risque de déclencher une appréhension qui nuira forcément à sa qualité d'écoute et sa capacité à vous obéir.

 

 

ETRE REGULIER ET PROGRESSIF

 

Toute leçon commence par l'appel : à son nom, le chien dresse les oreilles, se met à l'écoute. Il vous regarde et essaie de deviner ce que vous voulez lui faire faire.

 

Pour enseigner un ordre, le bon enseignant emploie toujours les mêmes mots. Soyez clairs, précis, concis, et par la suite assurez vous que toute la famille adopte le même vocabulaire pour s'adresser à votre élève zélé. Ouste les synonymes et litotes !

 

Ensuite, la meilleure façon de progresser, c'est de ne passer à un sujet nouveau que lorsque le précédent est assimilé. Allez-y pas à pas, en privilégiant les séances courtes. Recommencez encore et encore, jusqu'à ce que l'exercice soit parfaitement exécuté. De même que Rome ne s'est pas faite en un jour, ce n'est pas en une séance que vous obtiendrez un résultat parfait ! Pas question de laisser s'installer l'ennui ou le sentiment d'échec, il vaut mieux multiplier les exercices au cours de la journée que programmer une interminable leçon qui découragera et le maître et l'élève de recommencer.

 

Veillez à clore la leçon sur une note positive, comme un exercice qu'il maîtrise déjà parfaitement (exemple, rapporter la balle) ou en l'aidant à s'asseoir s'il ne maîtrise pas encore l'ordre "assis".

 

 

POURQUOI L'EDUQUER ?

 

Il ne s'agit pas d'autoritarisme. Apprendre à son chien à obéir à certains ordres le prépare à vivre harmonieusement sa vie de chien au contact de sa famille humaine et d'autres animaux. S'il s'assied systématiquement avant de traverser la rue à votre signal, il n'aura pas l'occasion de se faire écraser. S'il ne court pas après le facteur, qu'il fait la fête en remuant la queue plutôt qu'en sautant de tout son poids sur les visiteurs, il ne sera que plus apprécié de la communauté humaine sur son voisinage. Vous pourrez lui faire confiance, le lâcher en promenade quand les conditions de sécurité sont réunies et faciliter son intégration au milieu de gens qui ne sont pas nécessairement fanatiques des chiens. Un bon chien, amical et bien élevé est accepté partout... et peut revenir !

 

Source : Fondation Assistance aux animaux

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 13:34

Dans son dernier livre, L'Humanité carnivore, Florence Burgat explore l'historique d'une pratique bien loin d'aller de soi : manger de la viande. Si nombreux sont ceux qui, à la question "Pourquoi manger de la viande ?" répondent "parce que c'est bon", il existe une réponse bien plus riche et ambivalente. C'est celle que propose la philosophe.

 

MEAT: A Recurring Nightmare (The Vegan Voyeur) x

 

Florence Burgat est également directeur de recherche à l’Inra, détachée aux Archives Husserl de Paris (ENS-CNRS). Ses recherches portent sur les approches phénoménologiques de la vie animale ; la condition animale dans les sociétés industrielles : le droit animalier (épistémologie juridique) ; l’anthropologie de l’humanité carnivore, à laquelle elle consacre son nouveau livre, L’humanité carnivore (Seuil).  Passion Animale s'était déjà intéressé à ses travaux en publiant un de ses articles : Les animaux ont-ils des droits ?

 

L'homme est physiologiquement omnivore, c'est-à-dire qu'il peut se nourrir à la fois d'aliments d'origine animale et d'origine végétale. Mais la viande n'a pas connu toujours la même place au cours de notre histoire et selon les cultures. Longtemps réservée à une élite sociale, elle ne domine notre alimentation que depuis quelques décennies ou bien dans ces rares lieux comme le Grand Nord où les populations n'ont rien d'autre à se mettre sous la dent. Sa consommation s'accompagne de plus de divers rituels ou légitimations. En effet, on ne parle par exemple plus de cochon quand il s'agit de viande, mais de porc, comme pour bien marquer la frontière entre l'animal et l'aliment carné.

 

La question de manger d'autres êtres vivants n'a cessé de nous poser question, dès le début. Au paléolithique certains squelettes d'animaux montrent qu'ils ont reçu les mêmes soins mortuaires que les hommes. Des sectes antiques ont refusé le "meurtre alimentaire". Certaines régions indiennes et chinoises ont institutionnalisé le végétarisme à différentes périodes historiques.En revanche, ce qui semble universel à travers le temps et les cultures, c'est l'irrépressible nécessité de légitimer notre droit au carnivorisme, comme pour se donner bonne conscience, pour oublier les vaches massacrées en série lorsqu'on plante la fourchette dans notre steak; pour effacer les poulets suspendus par les pattes quand on croque un pilon de volaille; pour dissimuler ces visions cauchemardesques qui ont lieu chaque jour sur des chaînes de production dans les abattoirs...

 

Paradoxalement, nous n'avons aujourd'hui jamais tant aimé, chéri, défendu, protégé les animaux... et nous ne les avons jamais massacré en aussi grand nombre. Cette même époque qui voit émerger tant de mouvements dits "vegan", ou du moins végétariens, qui valorisent la cause animale, qui mènent des actions chocs (à l'instar de L214 qui vise régulièrement les abattoirs français), cette même époque est le cadre d'une tuerie de masse, des milliards d'animaux abattus selon une logique processuelle et capitaliste. Le marché de l'alimentation carnée ne s'est jamais porté aussi bien. Même l'Inde, lieu où le boeuf est un animal sacré, est devenue le premier producteur au monde de vaches !

 

Alors pourquoi l'humanité met-elle à mort les animaux pour les manger ? Pourrait-elle s'en passer ? Comment et pourquoi ? 

 

~> L’Humanité carnivore, par Florence Burgat

Edition Seuil, 480 p., 26 €.

 

Extrait d'un entretien de l'auteur (que je vous invite à lire dans son intégralité, lien à la fin) :

 

Extrait d'un entretien de l'auteur (que je vous invite à lire dans son intégralité, lien à la fin) : 

 

"Jusqu’au milieu du XIXe siècle, les animaux sont abattus et vendus dans la rue. Personne ne peut se raconter que la viande sur les étals n’a rien à voir avec les animaux dont elle provient. À partir de 1850 (et de la loi Grammont portant sur les mauvais traitements envers les animaux), les premiers abattoirs sont construits, pour des raisons d’hygiène, mais aussi pour soustraire aux yeux du public la mise à mort des animaux. Pour le législateur, la banalisation de la violence envers les animaux émousse en l’homme la disposition — c’est d’ailleurs ce que dit Kant — la plus utile à la moralité : la pitié ou la compassion. Autrement dit, s’habituer à la vue du sang, à la cruauté envers les animaux, c’est s’habituer à l’ouvrier qui tapera sa femme, ou à d’autres types de violence.

 

En quelques décennies, l’abattage des animaux va donc être soustrait à la vue du public. Les consommateurs n’auront plus affaire aux bouchers qui vendaient les animaux qu’ils avaient tués, mais à des commerçants dont le rôle est cantonné à la vente. Bien d’autres éléments concourent au mécanisme psychologique de « l’oubli » de l’animal dans la viande. Mentionnons parmi eux les stratégies parfaitement maîtrisées du marketing et leurs slogans publicitaires, les images trompeuses qui illustrent les « produits animaux » ou encore les discours vantant les mérites nutritionnels, prétendument irremplaçables, de la viande.

 

Longtemps, j’ai cru que cette occultation du processus de mise à mort expliquait la facilité avec laquelle nous mangeons de la viande sans penser que nous mangeons en vérité des animaux. Mais à présent, cette analyse me semble relever d’une courte vue. Nous n’ignorons en fait rien de cette vérité, et les animaux entiers ou reconnaissables dans les étals des bouchers sont là pour nous rappeler qu’il s’agit bien de cadavres d’animaux qui peu de temps auparavant étaient en vie comme nous souhaitons tous le rester ! La mauvaise foi ne doit pas être évincée de l’analyse, et moins encore l’ambivalence qui est au fondement de la vie psychique. « Nous savons bien, mais quand même », pour reprendre une formule chère aux psychanalystes…

 

L’idée selon laquelle nul (ou presque) ne veut renoncer à l’alimentation carnée s’est confirmée au moment de la diffusion des images de L214. La médiatisation des vidéos faisant la lumière sur la mise à mort des animaux dans les abattoirs aurait dû, si nous étions vraiment dans « l’oubli » de cette généalogie, entraîner une réaction massive de rejet de cette viande, dont la vérité était révélée. Il n’en fut rien, même si le véganisme a le vent en poupe, comme on dit. En effet, de nouvelles stratégies surgissent, de nouveaux discours œuvrent à pérenniser la consommation de « viande », qu’il est pourtant désormais impossible de dissocier de la mise à mort des animaux.

 

Dans mon livre L’Humanité carnivore, je montre en quoi l’institution de l’alimentation carnée reflète un désir très profond de l’humanité, qui n’est bien sûr pas à entendre comme l’agrégat des individus, mais comme une entité qui prend conscience d’elle-même en se pensant contre l’animalité. La manducation [Ensemble des actions mécaniques qui constituent l’acte de manger, NDLR] des animaux ne répond plus depuis longtemps à une nécessité ; l’enjeu est métaphysique et identitaire dans cette violence très singulière qui ne consiste pas simplement à tuer, mais à manger, c’est-à-dire à absorber, digérer, excréter.

 

L’horreur que nous inspire le cannibalisme confirme la spécificité de la violence propre à la manducation qui suit une mise à mort. Les anthropologues ont en effet mis au jour un « cannibalisme de gourmandise », où des hommes mangent d’autres hommes « parce c’est bon ». Il peut être curieux de penser que le cannibalisme nous répugne plus que la torture, qui constitue une situation où l’autre continue à être tenu pour un sujet qui doit répondre à une question. La manducation, qui implique un processus de décomposition, ravale celui qui est ainsi traité à un rang qui ne peut être comparé à aucun autre. Quoi de plus absolu que la manducation pour affirmer une forme d’anéantissement d’autrui ?"

 

Cliquez ici pour lire l'intégralité de l'entretien de Florence Burgat sur le site reporterre.net

 

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Publié par Delphina - dans idées livres
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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 16:59

Acupuncture, homéopathie, naturopathie, phytothérapie, chiropratie, ostéopathie, psychothérapie, hypnothérapie, massothérapie... Que cachent ces termes qui définissent l'ensemble des médecines douces, ces moyens de passer outre les résultats insatisfaisants de la médecine officiellement reconnue ? Découverte de ces pratiques qui sont encore loin d'être un réflexe pour l'homme : où l'on découvre que l'euthanasie de son animal n'est pas la seule possibilité. 

 

En ce qui concerne les applications à l'homme, je vous conseille l'émission "Les pouvoirs extraordinaires du corps humain" diffusée à 20h55 mardi 7 mars 2017 sur France 2 : le thème est "les médecines parallèles". Michel Cymes et Adriana Karembeu voyagent en Chine, berceau de ces pratiques saines pour combattre les maladies et vivre en bonne santé.

 

 

Article réalisé grâce à homeoanimo.com

 

Kenzo était paralysé des quatre pattes depuis deux semaines. Il ne mangeait pas, se couchait uniquement sur le côté et n’essayait même pas de se lever. La médication fournie par le vétérinaire ne faisait pas d’effet.

 

À la recherche de solutions pour leur chien, ses maîtres ont trouvé la clinique de Dre. Valérie Trudel, acupunctrice et ostéopathe et se sont dit qu’ils n’avaient rien à perdre. Quand Kenzo est arrivé à la clinique, il avait l’air en douleur. Le premier réflexe de Dre. Trudel a été de préparer ses maîtres à l’éventualité d’une euthanasie. Mais avant d’en arriver là, ils ont décidé de tenter des traitements, conscients que la route serait peut-être longue avant que Kenzo retrouve ses pleines capacités. Ils se sont donné un premier 24 heures avant de voir les effets du traitement en acupuncture, parce qu’il était hors de question de laisser souffrir le chien inutilement si rien ne semblait évoluer.

 

Kenzo est arrivé couché sur le côté. Après le premier traitement, il est reparti couché sur le ventre. Dre. Trudel l’a revu deux semaines plus tard : Il marchait.

 

Des histoires comme celle-ci, les spécialistes en médecine alternative peuvent en raconter beaucoup.

 

« Je veux que les gens sachent que l'euthanasie n’est pas la seule solution, explique Dre. Trudel. Quand la médecine ou la chirurgie ne sont pas une option ou qu'il y a des contre-indications, ça vaut vraiment la peine d'essayer la médecine alternative. Il y a bien des animaux qui ne sont pas euthanasiés parce que nous les avons traités autrement. »


 

Vous êtes à la recherche d’une solution pour aider votre animal ? Vous aimeriez le faire suivre avec des traitements les plus naturels possible, mais vous ne savez pas comment vous y retrouver parmi toutes les approches qui sont proposées ? Ce petit guide s’adresse à vous.

 

Comme vous, nombreux sont les propriétaires d’animaux pour qui la médecine traditionnelle ne suffit pas ou qui cherchent un traitement en douceur. Comme vous, ces propriétaires considèrent leur animal comme un membre de la famille et feront tout ce qui est en leur pouvoir pour lui donner les meilleurs soins et lui éviter l’euthanasie dans le pire des scénarios.


 

Les animaux ont, à notre époque, une place de choix au sein de la cellule familiale. Longtemps considérés avant tout pour leur utilité (défense de la maison, prédateurs contre la vermine, travail à la ferme, etc.), nos animaux sont maintenant plus que cela à nos yeux. Ils comblent un besoin affectif essentiel et nous nouons avec eux une véritable relation. Ils nous rappellent notre lien avec la nature et nous ramènent souvent à l’essentiel. Quoi de plus vrai que le regard de notre chien posé sur nous lors d’une journée triste ? Quoi de plus touchant que notre chat cherchant la caresse d’une main après une dure journée de travail ? Les animaux nous obligent à nous arrêter et à profiter de l’instant présent.

 

D’ailleurs, en occident, une bonne partie des foyers possède au moins un animal domestique. Des sondages effectués ces dernières années mentionnent que la France compterait environ 63 millions d’animaux domestiques. Au Québec, plus de 30 % des foyers possèderaient un chat et plus de 25 % un chien.

 

La place de l’animal étant plus que jamais importante dans notre société, la médecine vétérinaire traditionnelle a fait des avancées spectaculaires dans les dernières années et reste essentielle au bien-être de nos compagnons. Mais c’est aussi le cas des différentes médecines alternatives.

 

Dre Hélène Haltrecht, vétérinaire holistique et professeure à la faculté vétérinaire de l’Université de Montréal, exerce au Centre DMV de Montréal. Elle se définit comme vétérinaire spécialisée dans les médecines COMPLÉMENTAIRES. Toutes les médecines dites alternatives peuvent en effet s’avérer vraiment compatibles et aidantes, même si votre animal est suivi aussi en médecine traditionnelle.

 

Le principal atout des médecines alternatives est qu’elles permettent de soigner de nombreux maux de manière naturelle sans passer par des traitements chimiques qui peuvent avoir des effets secondaires néfastes ou être ou invasifs.

 

Mais avant de vous lancer dans un quelconque traitement, soyez conscients que le Web regorge d’informations de toutes sortes et qu’il est important de vous assurer de toujours prendre conseil auprès des professionnels qui, quelle que soit leur spécialité, sauront vous conseiller et vous orienter vers les traitements qui s’imposent.


Gardez aussi à l’esprit que, dans les situations plus sérieuses, votre animal pourrait avoir besoin d’examens complémentaires (prise de sang, scanner, échographie, etc.) ou d’interventions chirurgicales qui restent la spécialité de la médecine vétérinaire.
 

En somme, les médecines alternatives s’avèrent tout indiquées et efficaces pour traiter certaines maladies chroniques mais, dans les cas d’urgence, vous devez toujours consulter un professionnel en médecine vétérinaire. De plus, certaines maladies (comme un état cardiaque sérieux) requièrent un traitement médicamenteux.


Dans tous les cas, la médecine alternative et la médecine occidentale peuvent dans la plupart des cas être tout à fait bénéfiques conjointement ! Un traitement naturel peut souvent être administré en complément d’un médicament (toujours sous avis et surveillance d’un professionnel). Les approches naturelles peuvent aussi souvent favoriser l’efficacité d’un traitement médicamenteux.

 

 


LA MÉDECINE ALTERNATIVE : UNE APPROCHE GLOBALE EN DOUCEUR

 

La médecine alternative (ou complémentaire) se caractérise par deux choses, quelle que soit sa spécialité :

- son approche globale

- son approche naturelle


 

Cette approche globale est ce que l’on appelle la thérapie holistique, c’est à dire le fait de tenir compte de l’entièreté (ou globalité) de l’individu afin de le traiter, l’idéal étant de connaître ses faiblesses en amont afin de prévenir plutôt que de guérir. La médecine non conventionnelle, alternative, naturelle, holistique (les termes ne manquent pas) ne s’intéresse donc pas seulement à l’aspect physique de votre animal, mais aussi à ses aspects émotionnels et à son vécu qui peuvent avoir un impact majeur sur sa santé physique.

 

Cécile Jean, docteure en médecine vétérinaire, pratique l’ostéopathie, l’acupuncture et la phytothérapie en France:

 

« Pratiquer la médecine de façon holistique consiste à appréhender le patient dans sa globalité. Soigner par le biais des médecines douces que sont l'ostéopathie, la phytothérapie, et l'acupuncture permet cette approche, finalement très complémentaire de la médecine allopathique classiquement pratiquée, explique-t-elle. Comme la plupart des médecines holistiques, l'objectif si peu utilisé en occident, n'est pas de soigner un malade mais d'éviter qu'un individu tombe malade ... Il serait quand même bien plus logique qu'un médecin ou un vétérinaire soit payé à garder son patient en bonne santé. »

 

C’est ce que confirme Dre. Hélène Haltrecht, déjà mentionnée plus haut :

 

« Je vise une approche globale. Selon le cas, je regarde quelle médecine ou quelle combinaison serait la plus appropriée pour traiter l'animal. Par exemple, l’acupuncture se combine bien avec les herbes, surtout pour des problèmes chroniques qui sont souvent difficiles à traiter avec la médecine traditionnelle, comme les problèmes neurologiques, les hernies discales, les paralysies, etc. Certains animaux ne répondent pas bien aux médicaments ou pas assez. À ce moment, c'est souvent l'option chirurgie qui s’impose, mais c'est parfois hors de prix pour les clients ou bien ils veulent essayer d'éviter la chirurgie. »

 

La médecine alternative offre alors d’autres options ou au moins des options complémentaires à la prise en charge traditionnelle :

 

« J'offre toujours toutes les options qui, je pense, pourraient être bénéfiques à l'animal. Cela peut comprendre des médicaments aussi. Si je pense que la chirurgie pourrait être une bonne option je vais la recommander aussi. »

 

Dre. Anne-Marie Potrawiak, vétérinaire holistique, pratique à la clinique Animomedic de Montréal. Elle considère sa pratique en ostéopathie, acupuncture, homéopathie et phytothérapie comme une médecine intégrative, c’est à dire une approche qui se veut davantage globale et qui traite l’animal en utilisant (intégrant) différents types de médecines douces selon les besoins.

 

Beaucoup de vétérinaires offrent maintenant, si les propriétaires de l’animal le désirent, une combinaison de médecine traditionnelle et de soins alternatifs, naturels avec des effets secondaires moindres.

 

Mais, peut-être vous demandez-vous ce qu’il est possible de traiter avec les médecines naturelles ? La plupart des médecins et thérapeuthes rencontrés s’accordent pour dire que les problèmes les plus fréquents pour lesquels ils sont consultés sont des problèmes de douleurs chroniques chez l’animal : hernies discales, arthrose, animaux gériatriques qui bougent moins bien, problèmes de peaux, colites, allergies, etc.  

 

Vous aimeriez faire suivre votre animal et ce, le plus naturellement possible? Faisons maintenant un petit tour d’horizon des différentes approches naturelles qui s’offrent à vous afin de vous aider dans vos choix thérapeuthiques.

 

 

1. LA PHYTOTHÉRAPIE POUR ANIMAUX

 

«J’ai réglé des problèmes de phobie / agressivité chez un chien grâce à l’association de l’acupuncture et de la phytothérapie et d’échanges  avec sa propriétaire.», raconte Dre. Jean.

 

Des plantes pour soigner votre animal, est-ce possible ? Oui !

 

L’utilisation des plantes pour soigner les humains ET les animaux n’est pas nouvelle. On n’a qu’à regarder le mode de vie des peuples autochtones pour s’en rendre compte. Depuis des millénaires, les hommes ont soigné leurs animaux grâce aux plantes.

 

La phytothérapie consiste à utiliser les plantes médicinales, sous différentes formes, pour les bienfaits thérapeutiques de leurs composantes chimiques.

 

Les animaux vivant à l’état naturel ont tendance à manger les plantes qu’ils trouvent dans les champs, forêts ou bosquets afin de soigner (de manière instinctive) certains de leurs maux. C’est d’ailleurs en observant la faune que les propriétés médicinales de certaines plantes ont été découvertes.

 

La phytothérapie peut être utile pour renforcer le système immunitaire, désintoxiquer l’organisme, traiter les problèmes de stress et d’anxiété, compléter une bonne alimentation afin de renforcer l’organisme ou régulariser les activités spécifiques de certains systèmes ou organes.

 

Mentionnons aussi  qu’utilisées en combinaison, plusieurs plantes peuvent avoir des effets synergiques qui auront une influence sur la santé de l’animal à long terme. En somme, la phytothérapie peut être utilisée de manière préventive afin de favoriser la santé globale de l’animal.

 

Dans ce domaine, la médecine chinoise utilise beaucoup les herbes en combinaison avec d’autres traitements, ce qui permet de réduire l’utilisation de médicaments chimiques, voire même de les remplacer, réduisant ainsi de beaucoup les effets secondaires nocifs :

 

« Je vais souvent recommander les herbes chinoises en combinaisons avec mes autres traitements. Avec ça, on peut donner moins de médicaments, ou bien ça peut remplacer les médicaments. Donc on a moins d'effets secondaires. », explique Dre. Haltrecht.

 

Bien entendu, ce n’est pas parce que vous êtes traité vous-même en phytothérapie que les plantes qui vous ont été administrées conviendront à votre animal. Une plante peut être sûre pour un humain sans l’être pour un animal et vice-versa. Le métabolisme des animaux et des humains est différent. Vous devez toujours consulter un professionnel avant d’entreprendre un traitement. De plus, comme c’est souvent le cas en matière de médecine alternative, les thérapies sont à envisager à moyen ou long terme.

 

Si vous choisissez la phytothérapie pour votre animal, assurez-vous de toujours faire affaire avec des professionnels et des fournisseurs dignes de confiance et ayant fait leurs preuves, comme c’est le cas chaque fois que vous prenez des décisions en matière de santé.

 

2. L’ACUPUNCTURE POUR ANIMAUX

 

La phytothérapie est souvent pratiquée en association avec l’acupuncture. Plus connue du grand public, cette thérapie ancestrale est très bien reçue par les animaux, contrairement à ce que l’on pourrait penser.

 

« L’acupuncture est l’une des cinq branches de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC), explique Dre. Jean. C’est une médecine qui s’est établie de façon empirique au fil des siècles (Plus de 5000 ans d’existence !) et dont le principe fondateur est la circulation harmonieuse d’énergie (ou Qi) dans le corps. La MTC repose sur l’idée qu‘on ne peut soigner efficacement qu’en abordant la pathologie et le patient de façon globale. La maladie est donc, selon les Chinois, à la fois l'expression d'un problème mettant en cause l'organe auquel elle est liée, mais également le signe d'un déséquilibre plus général au sein de l'organisme ou encore plus largement du patient avec son écosystème (propriétaire, autres animaux, lieu de vie).

L’acupuncture constitue une médecine à part entière, et peut à ce titre être à propos dans presque toutes les situations. Cependant, il y a des situations où ses atouts thérapeutiques se distinguent : dermatologie, pathologie ostéo-articulaire, comportement, gériatrie, insuffisance organique (rein, foie, etc.) La MTC, au même titre que toutes les médecines holistiques permet un regard global sur le patient quel qu'il soit, et ne s'arrête pas aux symptômes. Elle est donc très utile dans de nombreuses pathologies. »

 

Il existe plus de 300 points d’acupuncture répertoriés chez les animaux provoquant une réaction spécifique de l’organisme. On utilise des aiguilles, la chaleur, des faisceau laser, un courant électrique ou parfois des injections pour traiter l’animal. L’acupuncture permet aux mécanismes de guérison et de régénération du corps de fonctionner à leur plein potentiel. Elle permet aussi de stimuler certains réflexes nerveux qui vont à leur tour stimuler certains organes. Tout comme beaucoup de médecines alternatives, l’acupuncture propose une approche holistique, travaillant avec l’animal selon sa personnalité et son vécu.

 

Un autre avantage de l’acupuncture, comme l’affirme Dre. Trudel, est de traiter souvent des cas où les maîtres n’ont pas les moyens de payer une chirurgie pour leur animal, par exemple dans des cas de ruptures de ligaments croisés ou de paralysie. Ces chirurgies, pour ne mentionner qu’elles, coûtent environ entre 3000 et 8000 $ canadiens. Une somme que peu de gens ont les moyens de débourser. De plus, même si les moyens sont présents, les conséquences d’une chirurgie sont parfois aussi contraignantes que le mal en lui-même. L’acupuncture permet de traiter en douceur et d’éviter des effets secondaires indésirables. Elle s’avère aussi très utile pour soulager les animaux vieillissants et leur permettre de terminer leur vie correctement et sans souffrances liées au manque d’énergie, aux douleurs articulaires ou aux raideurs. 

 

 

3. LA PHYSIOTHÉRAPIE POUR ANIMAUX

 

Docteur Olivia Lannou est physiothérapeute à la clinique Physiovetcare en France et raconte ceci:

« Coben a déclenché une polyradiculonévrite, maladie auto-immune inflammatoire du système nerveux périphérique, qui a entraîné chez lui une paralysie flasque généralisée. Lors de sa première venue à PhysioVetCare, cela faisait presque trois mois qu'il ne marchait plus, arrivait très peu à tenir sa tête et était extrêmement amyotrophié. Après un mois de rééducation, neurologique et musculaire, et beaucoup de motivation, les résultats sont à la hauteur de nos espérances ! [...] À cause d'une hernie cervicale, et malgré la chirurgie, Canelle était paralysée des quatre membres. Grâce à la physiothérapie, sa motivation et la persévérance de ses propriétaires, après deux mois de travail, nous avons la joie de la revoir déambuler ! »

 

Des histoires comme celles-ci, elle en a des tas à raconter ! Elle et son équipe en ont vu des animaux arriver incapables de marcher dans sa clinique et maintenant en pleine forme.

 

La physiothérapie est maintenant une des médecines douces qui se développe de plus en plus dans les cabinets vétérinaires, en complément d’autres traitements plus traditionnels. Elle est particulièrement indiquée dans les cas de troubles neurologiques ou orthopédiques.

 

La physiothérapie regroupe l’ensemble des techniques manuelles et instrumentales qui permettent le diagnostic et le traitement des troubles fonctionnels et lésionnels chez les animaux. Les physiothérapeuthes utilisent donc des techniques comme le massage, les étirements autant que les ultrasons, l’électrothérapie ou l’hydrothérapie, etc.

Si votre animal vous paraît atteint d’un trouble neurologique ou orthopédique, la physiothérapie pourrait l’aider.

 

Le premier objectif sera de soulager sa douleur par le biais de différents traitements naturels et manipulations physiques. Ensuite, le but sera de l’aider à récupérer sa forme physique mais tout en douceur par le biais de manipulations par les mains, l’utilisation d’éléments naturels comme l’eau, les vibrations, le chaud/froid ou la lumière.

 

Elle pourra aussi être associée à d’autres traitements naturels comme l’homéopathie ou la phytothérapie pour préserver sur le long terme l’état de santé de l’animal.

 

La physiothérapie sera tout indiquée dans les cas d’animaux arthrosiques ou âgés qui ne peuvent pas être opérés.

 

Dans les cas de problèmes orthopédiques importants, une chirurgie sera parfois nécessaire. Cependant, la physiothérapie sera souvent utilisée en complément de la chirurgie ou en traitement post-opératoire, pour permettre à l’animal de se rétablir le plus vite possible.

 

En fait, la physiothérapie et la rééducation fonctionnelle sont l’équivalent des soins donnés par les kinésithérapeuthes en médecine sportive. Elle est particulièrement intéressante à utiliser en rééducation post-chirurgicale (orthopédique ou neurologique), en  rééducation des processus dégénératif (arthrose, myopathie dégénérative,  syndrome queue de cheval, etc.) ou dans la préparation du chien sportif ( pathologies spécifiques du chien de sport, prévention des blessures,  programme d'entraînement spécifique) comme nous l’explique Dre. Olivia Lannou, thérapeuthe chez Physiovetcare.  

 

La physiothérapie repose sur l'utilisation de technique de kinésithérapie passive (mobilisation articulaire), kinésithérapie active (exercices pour stimuler l'équilibre, la proprioception ou de renforcement musculaire ciblé), d’électrothérapie, d’ultrasons, de l’hydrothérapie (marche dans l'eau qui permet un travail musculaire important sans poids sur les articulations) et de laser thérapeutique.

 

 

4. L’HOMÉOPATHIE POUR ANIMAUX

 

Dre. Potrawiak s’intéresse, comme tous les spécialistes en homéopathie, à l’animal sous tous ses aspects, avant de lui administrer un quelconque traitement.

 

L’homéopathie soigne en effet l’individu et non la maladie en prônant une approche holistique. On s’intéresse à l’animal dans sa globalité et non seulement à son symptôme. C’est ce qu’on appelle la loi de l’individualisation. L’homéopathie s’intéresse donc autant au psychique qu’au physique de l’individu mais aussi à son vécu (traumatismes ou autres) et à son hérédité par exemple. Elle dressera un portrait unique de votre animal et proposera un traitement qui s’appliquera à lui en tenant compte de tous ces aspects, se différenciant ainsi de la médecine traditionnelle qui ne considère pas le corps comme un tout mais traite chaque symptôme séparément.


 

Comment fonctionne le traitement ? L’homéopathie pour animaux consiste à soigner les animaux au moyen de remèdes (à doses infinitésimales obtenues par dilution) capables, à doses plus élevées, de produire sur l'homme (ou l'animal) sain des symptômes semblables à ceux de la maladie à combattre.

 

Le but est de stimuler les aptitudes de l'organisme à l'auto-guérison (ou force vitale). Les remèdes homéopathiques visent à stimuler la force vitale pour aider le corps à lutter contre la maladie.


 

L’homéopathe cherche à savoir comment les symptômes se manifestent mais aussi ce qui les aggrave ou ce qui les apaise ainsi que les moments auxquels ils apparaissent. Il tient compte de tout cela pour trouver une formule homéopathique qui conviendra. Deux animaux souffrant de la même maladie pourraient ainsi se voir prescrire des formules homéopathiques différentes.

 

Cette approche naturelle peut être une bonne alternative aux médicaments, particulièrement en cas de troubles digestifs, de troubles psychologiques comme l’anxiété ou de perturbations hormonales pour ne citer que quelques exemples. Elle limitera beaucoup les effets secondaires, contrairement aux traitements médicamenteux. Il est aussi tout à fait possible d’utiliser l’homéopathie en complément de traitements conventionnels.

 

La plupart des animaux réagissent très bien aux traitements homéopathiques. De nombreux problèmes de santé physiques ou psychologiques peuvent être traités par cette approche présente en Europe depuis très longtemps et de plus en plus populaire et reconnue en Amérique du Nord.


5. L’AROMATHÉRAPIE POUR ANIMAUX

 

Dre. Nelly Grosjean, docteur en naturopathie et auteur du livre Aromathérapie Vétérinaire, explique en entrevue : 

« L’aromathérapie est particulièrement utilisée contre les affections comme la toux, les problèmes digestifs ou la pelade et s’avère très efficace sur le plan antiseptique (pour lutter contre les bactéries, les parasites, les champignons, etc.). Je la recommande fortement dans le traitement des tendinites, boulets, démangeaisons, douleurs articulaires, de la digestion ou encore pour renforcer le système immunitaire ou aider l’animal à récupérer après un gros effort physique (par exemple les chevaux de course). »

 

L’aromathérapie consiste à utiliser les extraits aromatiques de plantes (essences et huiles essentielles) à des fins thérapeutiques, à la différence de la phytothérapie qui utilise l’ensemble des éléments des plantes.
 

ATTENTION : Cependant, sachez que, tout comme l’homme, certains animaux peuvent être allergiques ou sensibles à certaines huiles essentielles. On ne devrait jamais faire usage d’huiles essentielles à des fins thérapeutiques pour son animal sans l’avis d’un spécialiste en aromathérapie. De plus, celui-ci vous conseillera parfois de faire un essai sur une petite zone du corps avant d’utiliser un traitement. Il saura aussi vous dire si certaines huiles doivent être évitées lors de certains moments particuliers de la vie de votre animal (gestation, allaitement, etc.).

 

Qu’est-ce qu’une huile essentielle ? Il s’agit d’un concentré de principes actifs provenant de la distillation d'une plante aromatique. On ne peut pas à proprement parler qualifier l’aromathérapie de médecine «douce», car, dans les faits, les huiles essentielles sont de vraies bombes d’énergie ! Les huiles utilisées en aromathérapie doivent être de qualité excellente et provenir de plantes saines. Assurez-vous toujours que la bouteille indique l’appellation exacte de la plante et son lieu de distillation.

 

Les huiles essentielles peuvent être utilisées à des fins antiseptiques, antimicrobiennes, anti-infectieuses, comme détoxifiantes, revitalisantes ou régulatrices du système nerveux ou des glandes hormonales.  Elles augmentent la résistance à la maladie, améliorent les défenses immunitaires et préviennent les infections et contagions. Elles peuvent donc être utilisées en prévention ou en traitement curatif et ce, sous trois formes différentes : en diffusion dans l’atmosphère, en friction ou en absorption interne. Évidemment, seul le professionnel de la santé saura vous recommander les huiles qui conviennent à votre animal et leur mode d’utilisation.

 

« Mes compositions aromatiques ont aidé et aident encore les haras des princes d’Angleterre et les haras d’une princesse de Jordanie, des cliniques de biothérapies vétérinaires et des ostéopathes et dentistes équins.», déclare Dre. Grosjean…

De quoi convaincre les plus sceptiques d’entre nous, n’est-ce pas ?

 


6. L’OSTÉOPATHIE POUR ANIMAUX

 

L’ostéopathie est une médecine alternative utilisant des techniques manuelles, mais qui, comme d’autres médecines naturelles, se base sur le principe que le corps est une entité et que c’est le patient (l’animal) que l’on traite et non la maladie.

 

L’ostéopathie accorde une grande importance au système vasculaire et au pouvoir d’auto-guérison de l’individu. Elle part du principe que tous les systèmes du corps interagissent les uns avec les autres.  En permettant de soigner toutes sortes de pathologies, l’ostéopathie permet souvent d’éviter la prise de médicaments. De plus, en s’intéressant à la cause des maux et non seulement aux symptômes, elle permet souvent de traiter le problème à la source et d’éviter sa récurrence.  Sachant que certains états de santé nécessitent des interventions médicales plus traditionnelles, l’ostéopathie peut, comme toute médecine alternative, être utilisée en complément de certaines interventions chirurgicales par exemple.

 

« En consultant régulièrement un ostéopathe, vous permettez à l’organisme de votre animal de gérer les dérèglements qui s’opèrent à bas bruit avant que les symptômes se manifestent (...). », explique Dre. Jean.

 

L’ostéopathie s’avère être aussi très complémentaire à l’acupuncture, comme l’explique Dre. Trudel :

 

« Il est rare que je traite seulement avec l'acupuncture, étant donné que ces médecines sont très proches l'une de l'autre et sont complémentaires. En combinant les deux approches, j’ai traité par exemple un chien avec boiterie avant depuis plusieurs mois qui avait vu plusieurs spécialistes. En deux traitements, son problème était réglé. C'était une cervicale qui était coincée et qui faisait pression sur le nerf. Un autre chat avec boiterie de la patte arrière était incapable de mettre du poids dessus. La propriétaire était sur le point de l'euthanasier. Trois traitements plus tard, le chat marchait. »

 

 

7. LA NATUROPATHIE POUR ANIMAUX

 

La naturopathie est, elle aussi, fondée sur l’approche holistique de la maladie et considère l’organisme et l’individu dans leur globalité au lieu de ne traiter que le problème de santé en lui-même.

 

La naturopathie animalière permet de soigner certains maux sans avoir recours aux médicaments pharmaceutiques et dans le respect de l’environnement. Elle s’intéresse aux besoins physiologiques de l’animal autant qu’à son bien-être et à son confort. Un naturopathe proposera donc souvent un bilan de santé global de l’animal tout en s’intéressant à son alimentation, son vécu et sa santé mentale avant même de proposer un quelconque traitement. Il proposera ensuite d’utiliser les plantes, les fleurs, les essences aromatiques, les remèdes homéopathiques ou des oligo-éléments par exemple pour traiter l’animal. Dans tous les cas, l’approche sera entièrement naturelle.

 

Le principal intérêt de la naturopathie est son approche naturelle à 100 %. Vous serez certain, en allant consulter un bon naturopathe animalier, de fournir à votre animal des soins non invasifs et complètement naturels. Le naturopathe est en fait un spécialiste des différentes médecines naturelles. Il pourra donc vous proposer différentes approches (aromathérapie, homéopathie, etc.) parmi lesquelles vous pourrez choisir. Il prendra en considération tous les aspects de la vie de votre animal, ce qui vous rassurera.

 

Comme toute médecine alternative, dans certains cas urgents ou dans les cas de certaines maladies invalidantes, la naturopathie ne peut se substituer aux traitements traditionnels. Elle peut cependant, et c’est souvent le cas, leur être complémentaire et même favoriser leur efficacité.

~
 

Comme vous pouvez le constater, en matière de médecine alternative, les choix qui s’offrent à vous ne manquent pas ! De la phytothérapie à l’ostéopathie, en passant par la naturopathie, la physiothérapie, l’homéopathie, l’aromathérapie ou l’acupuncture, vous pouvez trouver l’approche naturelle qui conviendra à la personnalité et aux besoins de votre animal en matière de santé et qui conviendra à votre mode de vie et à vos valeurs personnelles.

 

Tous les experts que nous avons interrogés nous ont expliqué la même chose : toutes ces approches sont en réalité souvent liées les unes aux autres. C’est pourquoi lors de vos recherches, vous constaterez que beaucoup de thérapeuthes sont à la fois ostéopathes et acupuncteurs ou naturopathes et homéopathes. Bref, ces médecines complémentaires ont chacunes leurs forces et peuvent agir à différents plans, et parfois aussi parallèle de traitements plus traditionnels qui s’avèrent nécessaires.  

 

Chaque cas est unique et doit être étudié en tant que tel pour pouvoir trouver la thérapeutique qui lui correspond le mieux. Mais chaque cas peut être traité de la manière la plus naturelle possible, si tel est votre souhait pour votre plus fidèle compagnon.

 

« J’ai traité un chien de 10 ans avec arthrose et boiterie aiguë d'un postérieur, douleur et tremblements associés, raconte Dre. Jean.  Eh bien, la médecine classique, et même l'ostéopathie associée à la phytothérapie ne semblaient pas le soulager. Par contre, après deux séances rapprochées d'acupuncture, la boiterie a disparu (sans aucun autre traitement associé). Ça peut ne pas être évident, et dans certains cas on ne trouve pas du premier coup les soins qui sont adaptés à l'animal et à son problème du moment, mais quand c'est le cas, ça peut vraiment être très impressionnant d'efficacité ! Il y a également des animaux suivis en cancérologie, et on obtient dans certains cas des rémissions très importantes avec l'association acupuncture / phytothérapie. »

 

Nous souhaitons tous ce qu’il y a de mieux pour nos animaux domestiques et, dans la mesure du possible, s’il nous est possible d’éviter les traitements médicamenteux chimiques et les effets secondaires indésirables qui vont avec, c’est un beau cadeau que nous leur faisons !

 

Dre. Trudel termine toutefois sur ce conseil :

« Consultez votre vétérinaire avant de commencer un traitement alternatif.» Pourquoi ? « Une dame m’a appelée pour son bouvier bernois de trois mois qui avait une boiterie de la patte arrière. Cependant il s’est avéré que le chien n'avait pas besoin d'acupuncture ou d'ostéopathie. Il avait en fait une fracture du talon depuis un mois. »

 

Dans des cas comme celui-ci, seule la médecine vétérinaire traditionnelle pourra aider à la base votre animal, quitte ensuite à compléter les traitements par des soins alternatifs. Soyez donc toujours bien aux aguets des signes observés chez votre animal.

 

Source : Suzie Cyr pour homeanimo.com -> https://www.homeoanimo.com/blogs/sante-animale/la-medecine-alternative-pour-animaux-petit-guide-pour-soigner-son-animal-naturellement

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