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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 13:00

Un diagnostic alarmant | L’état des populations d’oiseaux, de papillons de jour, l’abondance et la variété des plantes sont les trois indicateurs sur lesquels Natureparif, une agence régionale d’une vingtaine de personnes chargée du recueil et de la diffusion de connaissances sur la nature, s’appuie pour estimer, chiffres à l’appui, l’« état de santé de la biodiversité en Ile-de-France ». Son diagnostic est alarmant : il conclut globalement à « une diminution importante des espèces et de leurs effectifs en Ile-de-France ». Seul le milieu forestier, qui représente 23 % du territoire, s’en sort mieux. Deux cents naturalistes ont contribué à cette étude, portée au plan national par le Muséum national d’histoire naturelle.

 

La population de bruant proyer a chuté de 43 % en douze ans

 

« Notre objectif est scientifique, nous visons des données chiffrées significatives, il ne s’agit pas d’une vue subjective », assure Audrey Muratet, chargée de mission à Natureparif, et auteure de l’étude. Les recensements, qui se font selon un protocole précis dans une centaine de secteurs géographiques en Ile-de-France, permettent d’évaluer à 21 % la baisse de l’abondance des oiseaux dans la région depuis 2002 ; celle des papillons à 8 % depuis 2005 ; tandis que la diversité des plantes est restée stable depuis 2009.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/05/13/la-biodiversite-decline-fortement-en-ile-de-france_4919366_1652692.html#CqSRCIClWX4tYyF2.99

 

Le site de Natureparif : http://www.natureparif.fr

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 12:35

 

FRANCE | Les sénateurs ont adopté en deuxième lecture, dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 mai, un projet de loi sur la biodiversité largement édulcoré. Alors que cette future loi-cadre, déposée par le gouvernement en mars 2014, suivait jusqu’ici un parcours législatif favorable, son passage au Sénat aura été marqué par une longue liste de renoncements.


Beaucoup plus audacieux en première lecture, les sénateurs ont reculé notamment sur la taxation de l’huile de palme et sur les pesticides néonicotinoïdes, considérés comme nocifs pour les abeilles.

 

______________________________

L'évolution du texte, depuis le projet de loi de Jean-Marc Ayrault (2014) :

-> http://www.senat.fr/dossier-legislatif/pjl14-359.html

Il s'agit du site officiel du Sénat : vous y trouverez le contenu des textes proposés à l'Assemblée Nationale et au Sénat, les amendements, les rapports et résultats des débats concernant cette Loi Biodiversité.

______________________________

 

 

Le poids des lobbys : déposé en 2014, le projet de loi n'a cessé d'être remis en cause. 

 

« J’attendais beaucoup de cette lecture au Sénat, on m’avait vanté le débat constructif et respectueux de la première lecture et j’espérais un débat de la même qualité », a commenté la secrétaire d’Etat chargée de l’environnement, Barbara Pompili. Mais « les convictions chevillées au corps de la secrétaire d’Etat que je suis sont un peu déçues. Je regrette que l’on en soit encore à des considérations que je croyais dépassées ».


« L’esprit de compromis qui avait prévalu en première lecture ne s’est pas retrouvé lors de cette deuxième lecture et les lobbys de la chimie, de l’agro-industrie, de la chasse et du béton ont pesé de tout leur poids pour freiner toute reconquête de la protection de la biodiversité », a aussi accusé le chef de file écologiste pour le texte, Ronan Dantec.

 

« Nous nous réjouissons de la reconnaissance du préjudice écologique », a déclaré Jean-Jacques Filleul, du Parti socialiste (PS). « Mais le principe de zéro perte nette de non-régression de la biodiversité a malheureusement disparu, comme les dispositions sur la biopiraterie, la taxe sur l’huile de palme et les gains de biodiversité. » « Le débat a bien peu tenu compte de la science qui démontre sans ambiguïté que la biodiversité s’effondre, que les pertes s’accélèrent en Ile-de-France », a ajouté Chantal Jouanno.

 


Préjudice écologique et néonicotinoïdes


Le président de la commission du développement durable, Hervé Maurey (UDI-UC), a salué au contraire « deux acquis importants de cette lecture : la création du préjudice écologique d’une part ; les néonicotinoïdes d’autre part ». Le Sénat s’est prononcé jeudi pour une diminution progressive de ces derniers, mais sans fixer de date limite comme le souhaitait le gouvernement.


Seuls 208 sénateurs, sur 341, se sont prononcés à l’issue du nouveau débat : 156 ont voté pour et 52 contre, les socialistes s’étant abstenus. Le texte doit faire à présent l’objet d’une commission mixte paritaire chargée de trouver une version commune avec l’Assemblée. En cas d’échec, les députés auront le dernier mot après une nouvelle lecture.

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/05/13/le-senat-a-adopte-une-loi-sur-la-biodiversite-largement-edulcoree_4918862_1652692.html#brdqfr96MEqhPXTH.99

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 12:04

Les drones sont partout aujourd’hui. Et pour les forces de l’ordre, ils représentent un problème. Par exemple le mois de février dernier, en France, des drones ont été aperçus qui survolaient divers lieux emblématiques de Paris, ou des centrales nucléaires.

 

La police néerlandaise a un début de solution contre ce fléau.

 

Plusieurs pays, comme l'Angleterre ou le Japon, tentent de trouver des solutions aux drones non autorisés. Rayons capables de les geler, fusils, utilisation de filets... De son côté, la police néerlandaise teste actuellement la neutralisation des drones par des aigles : les Pays-Bas ont choisi d'apprendre à des aigles à intercepter les drones intrusifs, notamment lorsqu'ils se déplacent dans des zones aéroportuaires.


Dans cette vidéo, la police annonce collaborer avec des fauconniers de Guard From Above pour neutraliser les drones. Et les premiers essais se montrent très concluants, les aigles n’ayant aucun mal à neutraliser l’objet, puis à le ramener à terre.

 

 

https://youtu.be/HifO-ebmE1s 


Notons que ce sont des DJI (marque chinoise de drone) qui sont utilisés dans l’entraînement. Des drones de taille raisonnables mais assez petits pour être pris dans les serres d’aigles. En tout cas, la chose fonctionne et nous sommes curieux de voir comment la police arrivera à gérer ça dans des conditions réelles.

 

Sources: http://www.journaldugeek.com/2016/02/01/pays-bas-des-aigles-pour-lutter-contre-les-drones/ - http://www.numerama.com/tech/142407-des-aigles-dresses-pour-capturer-des-drones-aux-pays-bas.html 

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 14:37

Aedes aegypti est une espèce de moustique qui est le vecteur principal de la dengue, du zika, du chikungunya et de la fièvre jaune.

 

 

Aedes aegypti, ou plus communément "moustique tigre"

 

 

Adieu le Podium : Pourquoi des préoccupations de santé publique concernant la propagation mondiale du virus Zika signifient que les Jeux Olympiques de 2016 ne doivent pas avoir lieu à Rio de Janeiro

 

 

Article d’Amir Attaran, DPhil, LLB, MS. Faculté de médecine et de droit à l’Université d'Ottawa. Source : http://harvardpublichealthreview.org/off-the-podium-why-rios-2016-olympic-games-must-not-proceed/. Traduction : Delphina pour Passion Animale, de l’anglais vers le français.

 

 

Le problème de Zika au Brésil n’est toujours pas réglé. L'épidémie qui a commencé dans le nord-est du pays a atteint Rio de Janeiro, où elle est en plein essor. Des études cliniques sont de plus en plus nombreuses à considérer que l'infection Zika n’est pas seulement associée à une microcéphalie pédiatrique et des dommages au cerveau, mais aussi à des conséquences sur les adultes telles que le syndrome de Guillain-Barré [1] et l'encéphalomyélite aiguë disséminée, qui sont invalidantes et parfois mortelles. [2]

 

 

Autrement dit, l'infection Zika est plus dangereuse, et l'épidémie du Brésil plus étendue, que les scientifiques ne le pensaient il y a peu de temps. Ce qui conduit à une amère vérité: les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2016 doivent être reportés, déplacés, ou les deux, comme une concession de précaution. Il y a cinq raisons.

 

 

Tout d'abord, Rio de Janeiro est plus affecté par Zika qu’on ne l’escomptait, ce qui remet en cause les hypothèses antérieures de sécurité devenues obsolètes. Quand en Janvier le Comité international olympique a déclaré Rio «environnement sûr» pour les Jeux, il spéculait, parce que le ministère brésilien de la Santé retardait jusqu'en Février l’obligation de déclarer les cas de Zika et le comptage des cas. [3] [4] Maintenant, avec les données enfin disponibles, la situation ne semble pas si sûre: les cas Zika soupçonnés de Rio de Janeiro sont les plus élevés de tout l’état du Brésil (26.000), et son taux d'incidence est le quatrième pire (157 pour 100.000) [5] Ou dit autrement : selon les données officielles du Brésil, Rio n’est pas en marge de l'épidémie, mais au centre.

 

Beaucoup ont suggéré que Zika suivrait le modèle d'autres maladies transmises par les moustiques durant les mois d’hiver à Rio de Juillet à Septembre. Bien que cela soit probablement vrai, personne ne sait réellement parce que Rio n'a jamais connu un hiver avec Zika avant. Si l'on suppose, raisonnablement que Zika se comportera comme la fièvre de la dengue, car elle est causée par des virus apparentés et transmis par le même aegyptimosquito aedes, alors la transmission de Zika va refluer, mais ne disparaîtra pas dans l'hiver de Rio, tout comme la dengue a fait l’hiver passé.

 

Cependant, personne ne sait comment se déroulera l’hiver, surtout cette année, parce que Rio subit une poussée de maladie surprenante et inexpliquée: dans la ville de à Rio de Janeiro, les cas de dengue au cours du premier trimestre de 2016 sont six fois supérieure à l’année dernière (8.133 cas, contre 1.285 cas). [6] [7] Cette hausse vertigineuse est très inquiétante, car elle coïncide à peu près avec la plus grande mobilisation militaire dans l'histoire du Brésil, visant à intensifier les efforts d’éradication des moustiques. [8] Il semblerait que ces efforts impressionnants ne fonctionnaient pas aussi bien qu'espéré à Rio, et avec la ligne de base à partir de la maladie transmise par l’ Aedes beaucoup plus élevée que l'an dernier, il est loin d'être garanti que le reflux de l'hiver prochain créera un «environnement sûr» pour les jeux.

 

 

Deuxièmement, bien que le virus Zika ait été découvert il y a près de 70 ans, la souche virale qui a récemment atteint le Brésil est clairement nouvelle, différente, et beaucoup plus dangereuse que le"vieux" Zika. Une cartographie phylogénétique montre que ce virus est arrivé au Brésil de la Polynésie française en 2013. [9] Bien que le danger soit passé inaperçu en Polynésie française au début, des analyses rétrospectives montrent maintenant que le risque de microcéphalie a augmenté de 23 à 53 fois. [10]

 

Des études ultérieures du Brésil aujourd'hui soutiennent que la relation est vraiment causale. [11] Par exemple, à Rio de Janeiro - où les Jeux auront lieu - une étude très récente montre que chez les femmes souffrant d'infections Zika confirmées pendant la grossesse, 29% d’entre elles présentaient des anomalies fœtales à l'échographie. [12] en outre, les cas de microcéphalie brésiliens ont une constellation inhabituelle de malformations congénitales plus sévères que la microcéphalie classique et suggèrent une «séquence de perturbation du cerveau du fœtus» dans lequel le développement du cerveau et du crâne se bloque, tandis que d'autres caractéristiques anatomiques, comme la peau du cuir chevelu, continuent de se développer.

 

Les effets sur le système nerveux adulte commencent seulement à être étudiés, mais les résultats préliminaires ne sont pas concluants, et suggèrent que l'exposition au virus est liée à la maladie de Guillain-Barré, ce qui augmente les risques de 60 fois [13] La science ne peut pas encore expliquer ce qui rend cette nouvelle épidémie virale polynésienne/brésilienne exceptionnellement neuropathologique, alors l'hypothèse doit être que si elle se propage à d'autres endroits, elle nuira à la santé humaine également. Si seulement nous savions… Nous ne savons pas, alors la prévention est nécessaire.

 

 

Troisièmement, alors que le Zika brésilien va inévitablement se répandre dans le monde – les virus ont toujours le temps - il n’a besoin de personne pour accélérer sa propagation. [14] En particulier, Zika n’a pas besoin qu’environ 500.000 touristes étrangers affluent dans Rio pour les Jeux, que potentiellement ils s’infectent, et qu’ils reviennent dans leurs foyers en emmenant avec eux les Aedes locaux, et en facilitant la contamination par la transmission sexuelle. [15] [16]

 

Il suffit d’un seul voyageur infecté: en effet des analyses établissent que épidémie cataclysmique du Brésil provient de cas isolés d'introduction virale, probablement entre mai et décembre 2013. Quelques introductions virales de ce genre, dans quelques pays, ou même quelques continents, aboutiraient à une catastrophe sanitaire mondiale à part entière. Les scientifiques peuvent être en désaccord sur l’impact d’une migration massive de 500.000 étrangers sur l’accélération de la propagation mondiale du virus aggravant la pandémie, mais personne ne peut vraiment soutenir qu’elle ralentira ou améliorera la situation.

 

 

Quatrièmement, il faut supposer que si les Jeux accélèrent la propagation de Zika, le travail déjà urgent d'inventer de nouvelles technologies pour l'arrêter devient plus difficile. La recherche de base contre Zika s’améliore rapidement, et avec le temps, les chances augmenteront que les scientifiques puissent développer, tester et prouver la valeur d’un vaccin efficace contre le virus, ou d’un médicament antiviral, ou d’un insecticide, ou d’un moustique génétiquement modifié. Mais en propageant le virus plus rapidement et plus loin, les Jeux privent les scientifiques de la chose la plus précieuse dont ont besoin les scientifiques pour construire de telles défenses : le temps.

 

 

Cinquièmement, organiser les Jeux viole ce que l’ « Olympique » représente. Le Comité International Olympique (CIO) écrit que l’ « Olympisme cherche à créer [...] la responsabilité sociale et le respect des principes éthiques fondamentaux universels». Mais dans quelle mesure est-il socialement responsable ou éthique de propager la maladie?

 

Les amateurs de sport qui sont assez riches pour visiter les Jeux de Rio choisissent les risques de Zika pour eux-mêmes, mais quand certains d'entre eux retournent à la maison infectés, leurs concitoyens supportent le risque aussi - ce qui signifie que l’avantage est pour l'élite, mais l'inconvénient est pour les masses. Ce problème d'équité prend une signification supplémentaire dans les pays plus pauvres, plus faibles, comme le Nigeria, l'Inde ou l'Indonésie, qui n'ont pas obtenu les ressources pour lutter contre Zika, contrairement au Brésil –effort qui de toute façon se révèle insuffisant. Imposer ce risque pour des Jeux qui sont, par essence, « panem et circenses », cela semble éthiquement discutable.

 

 

Ce qui nous amène à une question simple : Rien que pour les Jeux, faut-il envoyer un demi-million supplémentaire de visiteurs au Brésil en ce moment? Bien sûr que non: la migration de masse dans le cœur d'une épidémie est une inconscience, une indifférence vis-à-vis de la santé publique. Et étant donné le choix entre l'accélération d'une nouvelle maladie dangereuse ou non -car il est impossible que les Jeux ne ralentissent Zika- la réponse devrait être une évidence pour les organisateurs olympiques aussi. En mettant de côté la sentimentalité, les Jeux de Rio 2016 ne doivent clairement pas avoir lieu.

 

 

Il existe un précédent de flexibilité. Récemment, les ligues de baseball américaines ont été rééchelonnées et déplacées sur Puerto Rico en raison de Zika. [17] Historiquement, les Jeux Olympiques d'hiver de 1976 ont été déplacés, et les Jeux olympiques d'hiver de 1994 ont rompu avec le calendrier régulier. Londres, Pékin, Athènes et Sydney possèdent encore des installations olympiques utilisables pour prendre le relais de Rio. Depuis que le CIO a décidé en 2014 que les Jeux Olympiques pourraient être partagés entre les pays, les événements sportifs pourraient même être morcelés, on pourrait tourner l’événement Zika d’un négatif en un positif sans précédent: Les premiers Jeux Olympiques transcontinentaux, des Jeux Olympiques véritablement mondiaux. [18]

 

 

Chacune de ces alternatives coûtera de l'argent bien sûr. Mais à moins que ceux qui aient un intérêt financier dans les Jeux aient mal prévu, ils auront l'assurance annulation, les clauses échappatoires juridiques pour cas de force majeure, et une stratégie de sortie. Aucune raison financière ne peut justifier qu’on mette en jeu la santé de la population mondiale. Car si les victimes financières peuvent récupérer leurs pertes ou même faire faillite et reconstruire, pour les victimes d’une pandémie mondiale il n'y a pas les mêmes conséquences.

 

Malheureusement, au lieu de discuter des alternatives, le Comité international olympique et l'Organisation mondiale de la santé semblent être dans le déni profond. Interrogé sur Zika, le plus ancien membre du CIO, Dick Pound, tourne en dérision « une crise fabriquée » pour tout le monde, sauf les femmes enceintes (fabriquée par qui?). [19] Avec les données épidémiologiques évidentes les plus récentes sur Rio, et les nouvelles études cliniques, tout prouve que Zika provoque de la microcéphalie et, peut-être, la maladie de Guillain-Barré, the IOC’s sanguine : la déclaration officielle du CIO sur ‘Zika et les Jeux de Janvier 2016’ est désespérément obsolète-cette organisation doit maintenant briser son long mois de silence.

 

 

Pire encore, l'OMS n'a jamais publié une déclaration officielle sur Zika et les Jeux Olympiques. Quand je pressai l'OMS à ce sujet en Avril, un porte-parole « était d’accord » avec la déclaration obsolète du CIO, mais a refusé de répondre à la question directe de savoir si l'OMS a confiance dans la sécurité des Jeux de Rio. [20] Il est déplorable, incompétent et dangereux que l'OMS, qui a à la fois l'expertise en santé publique et le devoir de protection de la santé, suive sans mot dire le CIO, qui n'a aucune de ces deux compétences. L’hésitation de l’OMS rappelle ses erreurs avec le virus Ebola, une fois de plus.

 

 

Rien de tout cela n’est destiné à nier que les Jeux sont un événement bien-aimé. Mais où est l'amour vis-à-vis des éventuelles victimes d'une catastrophe mondiale prévisible: adultes malades ou décédés, et des bébés pour qui le risque de séquence de perturbation du cerveau fœtal - prenez ces termes froidement cliniques avec précaution-, est aussi terrible que cela puisse paraître, et éteint l'espoir d'une vie normale avant même qu'elle n’ait commencé? Avec des enjeux comme ça, ces Jeux Olympiques ne sont clairement pas un jeu du tout.

 

 

REFERENCES
[1] Cao-Lormeau V-M, Blake A, Mons S, et al. Guillain-Barré Syndrome outbreak associated with Zika virus infection in French Polynesia: a case-control study. Lancet 2016; 387:1531-39.
[2] Brito Ferreira ML. Neurologic Manifestations of Arboviruses in the Epidemic in Pernambuco, Brazil. Abstract presented at the 68th Annual Meeting of the American Academy of Neurology, April 10, 2016. Available at: https://www.aan.com/PressRoom/home/GetDigitalAsset/12033.
[3] International Olympic Committee, “IOC Statement on Zika”, January 29, 2016. Available at: http://www.olympic.org/Documents/Commissions_PDFfiles/Medical_commission/IOC_Statement_on_Zika-eng.pdf
[4] Government of Brazil, “Notificação de casos pelo vírus Zika passa a ser obrigatória no Brasil”, February 18, 2016. Available at: http://portalsaude.saude.gov.br/index.php/cidadao/principal/agencia-saude/22237-notificacao-de-casos-pelo-virus-zika-passa-a-ser-obrigatoria-no-brasil.
[5] Ministério da Saúde, Secretaria de Vigilância em Saúde. Boletim Epidemiológico 2016;47(18). Available at: http://portalsaude.saude.gov.br/images/pdf/2016/abril/27/2016-014—Dengue-SE13-substitui—-o.pdf
[6] Prefeitura da Cidade do Rio de Janeiro, Superintendência de Vigilância em Saúde. Número de Casos de Dengue por mês, 2016. Available at: http://www.rio.rj.gov.br/dlstatic/10112/6062171/4159109/denguenotificadosexcetodescartadosMes_2016_21_03_2016.htm
[7] Prefeitura da Cidade do Rio de Janeiro, Superintendência de Vigilância em Saúde. Número de Casos de Dengue por mês, 2015. Available at: http://www.rio.rj.gov.br/dlstatic/10112/5880996/4153672/denguenotificadosexcetodescartadosMes2015_25_01_2016.htm
[8] Jonathan Watts, “Zika virus command centre leads biggest military operation in Brazil’s history” The Guardian March 30, 2016. Available at: http://www.theguardian.com/world/2016/mar/30/brazil-zika-war-virus-military-operation.
[9] Faria NR, do Socorro da Silva Azebedo R, Kraemer MUG, et al. Zika virus in the Americas: Early epidemiological and genetic findings. Science. Published online March 24, 2016. DOI: 10.1126/science.aaf5036
[10] Cauchemez S, Besnard M, Bompard P, et al. Association between Zika virus and microcephaly in French Polynesia, 2013–15: a retrospective study. Lancet 2016: doi:10.1016/S0140-6736(16)00651-6.
[11] Rasmussen SA, Jamieson DJ, Honein MA, Petersen LR. Zika Virus and Birth Defects — Reviewing the Evidence for Causality. NEJM 2016; DOI: 10.1056/NEJMsr1604338.
[12] Brasil P, Pereira JP Jr, Raja Gabaglia C, et al. Zika virus infection in pregnant women in Rio de Janeiro — preliminary report. NEJM 2016; DOI: 10.1056/NEJMoa1602412
[13] Brasil, P, Sequeira PC, Freitas AD, Zogbi HE, et al. Guillain-Barré syndrome associated with Zika virus infection. Lancet 2016;387:1482.
[14] See mapping of the 2016 Zika Outbreak at http://www.healthmap.org/zika/#timeline.
[15] Oster AM, Russel K, Stryker JE, Friedman MS, et al. Update: Interim Guidance for Prevention of Sexual Transmission of Zika Virus — United States, 2016. MMWR 2016;65(12):323-5.
[16] Petersen LR, Jamieson DJ, Powers AM, Honein MA. Zika virus.NEJM 2016;374:1552-63.
[17] Associated Press. Major League Baseball, Wary of Zika Virus, Moves Games From Puerto Rico. New York Times May 6, 2016. Available at http://www.nytimes.com/2016/05/07/sports/baseball/pirates-marlins-zika-virus-puerto-rico.html.
[18] Associated Press. I.O.C. Approves Sweeping Reform Package. New York Times December 8, 2014. Available at: http://www.nytimes.com/2014/12/09/sports/olympics/ioc-approves-tv-channel-and-changes-in-bidding-process.html
[19] Anne M. Peterson, “Zika outbreak concerns some athletes planning families”, Associated Press February 28, 2016. Available at: http://bigstory.ap.org/article/0c2a836f480845cd9348517d021cb5f9/zika-outbreak-concerns-some-athletes-planning-families.
[20] Personal communication from Nyka Alexander, WHO Zika media team, April 20, 2016.

 

 

Pour en savoir plus : http://www.cbc.ca/radio/thecurrent/the-current-for-may-10-2016-1.3574840/zika-concerns-prompt-call-to-postpone-or-move-rio-olympic-games-1.3575004

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 16:33
"Je suis un oiseau"

"Je suis un oiseau"

Dans les bacs depuis quelques jours, "Du coeur au stylo" est le premier album du chanteur français JB Bullet, rendu célèbre par la chanson #Je suis Charlie.

 

 

" CHARLIE

J'ai toujours un peu de mal à en parler, car même si c'est sûrement par ce moyen que vous m'avez connu, ça n'a été une période facile pour personne, moi y compris...
Mais le 7 janvier dernier, je suis comme tout le monde atterré par les attentats commis au siège de Charlie Hebdo. Et comme tout un chacun, j’ai ressenti le besoin de m’exprimer, et le premier moyen qui m’est venu a été d’écrire et de chanter… J’ai donc pris ma guitare et ma webcam, et me suis filmé afin de dire ce que j’en pensais à mes amis sur Facebook, et quelques heures plus tard, j’ai commencé à recevoir des messages de mes proches : la vidéo avait été vues des centaines de milliers de fois…

Le lendemain j’étais invité sur le plateau de « C à vous » sur France 5, puis deux jours plus tard pour la Soirée de soutien pour Charlie sur France 2 et dans « Le Grand 8 » sur D8. Beaucoup de médias s’intéressaient à moi, voulaient me connaître, alors qu’au final, je ne suis qu’un mec avec une guitare, un citoyen parmi des millions qui a simplement voulu réagir à ce qui se déroulait sous ses yeux…" (http://www.kisskissbankbank.com/du-coeur-au-stylo-1er-album-de-jb-bullet)

 

Passion Animale s'est intéressé au chanteur. Découverte d'une perle : "L'Oiseau".

 

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 12:56

Des vidéos d’une opération ultra-violente d’abattage de chiens errants à Ksar el-Kébir, au Maroc, ont filtré sur les réseaux sociaux. Des habitants se disent choqués des moyens employés, et dénoncent un risque sanitaire, compte tenu de la mauvaise gestion des cadavres des animaux.

 



Les habitants de Ksar El Kébir, ville au nord de Rabat au Maroc, ont eu droit à un spectacle choquant durant les nuits du 22 au 25 mars derniers. Des chiens ont été tués par balles en pleine rue à Ksar el-Kébir, puis jetés dans des camions-bennes.


L’opération avait été annoncée en grande pompe quelques jours auparavant par la mairie sur les réseaux sociaux, parlant d’opération d'abattage des chiens errants pour des "problèmes de santé publique et de sécurité des habitants" entre minuit et 5 heures du matin. La mairie justifiait l’opération par de multiples cas de passants mordus ces trois dernières années.


Cette annonce a pris une autre dimension lorsque des images ont été diffusées le 24 mars sur les réseaux sociaux. Une vidéo de 7 minutes diffusée par KsarForum montre que les personnes qui chassent les chiens semblent s’amuser, tandis que les animaux gémissent et se débattent.

 

"J’ai regardé par ma fenêtre, et j’ai vu comment ils ont tué et maltraité un chien" Ayman Benazzouz


Indignés par la violence de l’opération, une dizaine d’habitants s’est constituée en groupe de surveillance pour patrouiller en ville. Ayman Benazzouz en a fait partie.


"Même si nous avions été prévenus des coups de feu, nous estimions qu’il était dangereux de tirer à balle réelle dans des quartiers résidentiels. Les rues sont étroites, et de nuit, la visibilité est mauvaise. Nous avons déposé une pétition à la mairie, qui ne nous a jamais donné de réponse.
La première nuit, alors que nous dormions, nous avons entendu des tirs dans notre quartier. Les enfants étaient terrorisés. J’ai regardé par ma fenêtre, et j’ai vu comment ils ont tué et maltraité un chien.

La nuit suivante, on est sorti pour surveiller ce qu’ils faisaient, en restant discrets. Mais dans un quartier de la ville, nous sommes tombés face-à-face, et l’opposition a quasiment tourné à l’affrontement. Ce n’étaient ni des policiers, ni des personnes que nous connaissions à la mairie. Nous avons réussi à les chasser en leur disant qu’ils faisaient n’importe quoi et qu’ils terrorisaient les habitants. Ils nous ont répondu par des insultes.
C’était un vrai massacre [200 chiens ont été abattus, en seulement trois jours selon la mairie, ndlr]. Dans le lot, il y a le chien vacciné d’un gardien de parking qui a même été tué. L’opération n’a pas eu lieu le 25 au soir, grâce à la pression des associations, mais aussi parce que les chasseurs avaient exterminé la plus grande partie des chiens [selon la municipalité, le ministère de l’Intérieur serait lui-même intervenu pour demander l’arrêt de l’opération, ndlr]. "

 

Au-delà des scènes de cruauté insoutenables, des responsables associatifs s’inquiètent de la gestion des cadavres. Dans un reportage diffusé par 2M, une télévision nationale publique, les corps des chiens sont visibles dans une décharge publique à un peu plus de 2 km du centre-ville de Ksar El Kébir.


Les activistes affirment que la municipalité les aurait jetés là. De son côté, la mairie affirme avoir enterrés ces chiens, et ne pas savoir comment ces corps se sont retrouvés là. Elle évoque un "cas de malveillance ".

 

Contactée par France 24, Nadia Daoudi, militante de l’association ASPAE Atlas de défense des animaux explique :


" Près de 150 personnes vivent autour de cette décharge, et très souvent, des enfants y entrent même à la recherche d'objets qu’ils pourraient réparer et revendre au souk. On nous explique que l’opération est faite pour des raisons sanitaires, mais on laisse des cadavres en putréfaction près d’un endroit où vivent des gens ! Des chiens viennent aussi dans cette décharge, et risquent de manger ces cadavres… donc si ce sont bien des cas de rage, ils risquent de se propager. "


La militante affirme avoir proposé à plusieurs reprises son aide à la mairie, sans succès. Son association, accompagnée de deux autres, "Comme chiens et chats" et "Le Cœur sur la Patte", ont porté plainte contre la municipalité de Ksar el-Kébir. Un appel aux dons a également été lancé sur Internet.

 

Contacté par France 24, le président de la commune de Ksar el-Kébir se justifie :


"Depuis trois ans, j’ai reçu beaucoup de plaintes des écoles et de la population qui nous demandaient de les débarrasser de ces animaux. J’ai reçu des pétitions, et nous avons recensé 1 557 cas de morsures par des chiens. Après une réunion avec les responsables vétérinaires et les autorités sanitaires, nous avons pris la décision de cette opération. Aucune association ne m’a proposé de les vacciner, et moi je n’ai de pas les moyens financiers de le faire. Actuellement, il reste environ 1 300 chiens errants dans les rues de Ksar el-Kébir. "


Si des opérations de ramassage des chiens par les fourrières sont fréquentes au Maroc, notamment à Casablanca, des militants s’inquiètent de la recrudescence de ce type d’opération depuis fin 2015.


Ces méthodes violentes ne sont pourtant pas utilisées partout au Maroc : des villes comme Agadir ou Taghazout, ont quant à elles mis en place des opérations de ramassage et de vaccination de ces animaux errants en lien avec des associations.

 

Source de cet article et vidéos-preuves (ATTENTION IMAGES CHOQUANTES) : http://observers.france24.com/fr/20160330-operation-chiens-errants-ksar-el-kebir-maroc-violences-video-massacre-decharge

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Publié par Delphina - dans Actualités
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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 18:26

Afin d'intéresser le maximum de personnes aux données scientifiques sur le réchauffement climatique, trop souvent négligées selon elle, l'artiste américaine Jill Pelto les a traduites en tableaux paysagers. "Les datas, et la façon dont l'être humain les influence en émettant des gaz à effet de serre, forment une part essentielle du paysage et des changements qui se produisent sous nos yeux", souligne le site d'information scientifique Grist. Jill Pelto est particulièrement sensible à la fonte des glaces et à la disparition d'espèces animales dans le Grand Nord, son père, chercheur sur cette thématique, l'y ayant emmenée de nombreuses fois.

Source : courrier international.

 

SON SITE OFFICIEL : http://www.jillpelto.com/gallery/

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 17:04

« En cette Journée mondiale de la vie sauvage, je vous engage tous, particuliers, entreprises et pouvoirs publics, à contribuer à la protection des espèces animales et végétales sauvages de la planète. Le sort des espèces sauvages dépend de chacun de nous. L’avenir de la vie sauvage est entre nos mains! »
Message du Secrétaire général Ban Ki-moon, 3 mars 2016

 

 

Thème 2016 : « L’avenir de la vie sauvage est entre nos mains »


Affiche de la Journée mondiale de la vie sauvage 2016
La Journée mondiale de la vie sauvage offre une occasion idéale de célébrer les formes innombrables, belles et diverses, que revêtent la faune et la flore sauvages et de sensibiliser à la multitude d’avantages que la conservation de la nature procure aux êtres humains. Cette Journée nous rappelle aussi l'urgente nécessité d'intensifier la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages, aux profondes répercussions économiques, environnementales et sociales.


Le thème de cette année 2016 est « L’avenir de la vie sauvage est entre nos mains » et met l’accent sur les éléphants d’Afrique et d’Asie à l’occasion de cette campagne mondiale. Ce thème met en lumière le lien indélébile entre la vie sauvage, les individus et le développement durable. Il appartient à chaque génération de préserver la vie sauvage pour la génération suivante. Il met également l’accent sur la nécessité pressante de prendre des mesures au niveau national pour assurer la survie à l'état sauvage d’espèces à la fois remarquables et moins connues.


Les espèces sauvages ont une valeur intrinsèque et contribuent de manières diverses au développement durable et au bien-être des populations, notamment sur les plans environnemental, génétique, social, économique, scientifique, éducatif, culturel, récréatif et esthétique.


Tous les États Membres, les organismes des Nations Unies, les autres organisations mondiales, ainsi que la société civile, les organisations non gouvernementales et les particuliers, sont invités à célébrer et participer à cette fête mondiale de la vie sauvage. Les communautés locales peuvent jouer un rôle positif en aidant à réduire le commerce illégal des espèces sauvages.


Le Secrétariat de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), en collaboration avec les organismes pertinents du système des Nations Unies, est chargé de faciliter la mise en œuvre de la Journée mondiale de la vie sauvage.


Depuis des années, la CITES est au nombre des accords sur la conservation qui ont la plus large composition; elle compte actuellement 182 Parties.

 

Source : http://www.un.org/fr/events/wildlifeday/

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 15:46

Le déclin des pollinisateurs, abeilles, papillons ou oiseaux, constitue une grave menace pour la production alimentaire mondiale. Et met en danger les moyens de subsistance de millions de personnes. C’est le message-clé du rapport rendu, vendredi 26 février à Kuala Lumpur (Malaisie), par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES en anglais). Créée en 2012 sous l’égide des Nations unies, l’organisation est à la biodiversité ce que le Groupe d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) est au changement climatique. Très attendu, son premier rapport porte sur la pollinisation et entend rassembler l’ensemble des connaissances accumulées sur la question.

 

Abeille, Sting, Abeille À Miel, Ailes, Miel

 

« Plus des trois quarts des principales cultures mondiales destinées à l’alimentation dépendent d’une manière ou d’une autre de la pollinisation animale », détaille le résumé à l’intention des décideurs, un document d’une vingtaine de pages synthétisant le rapport et adopté ligne à ligne par les délégations des 124 Etats membres de l’IPBES, précisant que « les cultures dépendant de la pollinisation contribuent à 35 % en volume de la production des cultures au niveau mondial. » Selon le rapport, la part de la production végétale attribuable à la pollinisation – fruits, légumes, noix… – représente une valeur comprise entre 235 milliards et 577 milliards de dollars (entre 213 milliards et 524 milliards d’euros).

 

Déclin des pollinisateurs sauvages en diversité et en abondance
Les experts estiment qu’aux côtés des abeilles domestiques, la part jouée par la faune sauvage dans ce service de pollinisation est « sous-évaluée ». La « grande majorité des pollinisateurs » appartiennent en effet au monde sauvage : environ 20 000 espèces d’abeilles non domestiques, mais aussi certaines espèces de mouches, de papillons, de guêpes, de chauves-souris ou d’oiseaux.

 

Or, en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, les pollinisateurs sauvages déclinent en diversité et en abondance « aux échelles locale et régionale ». Ailleurs, le manque de données ne permet pas d’être affirmatif, même si, notent les experts, « des déclins ont été localement enregistrés ». « Il y a un besoin urgent de surveillance internationale de long terme, pour fournir des informations sur le statut et les tendances de la plupart des espèces, dans la plupart des parties du monde », précise le résumé.


A l’heure actuelle, l’Union internationale pour la protection de la nature (UICN) estime que 16,5 % des espèces de pollinisateurs vertébrés (oiseaux, chauves-souris, etc.) sont menacées d’extinction, et jusqu’à 30 % pour les espèces insulaires. Au niveau mondial, les données sont encore lacunaires en ce qui concerne les insectes – qui fournissent une grande part du service de pollinisation. Mais en Europe, pour certaines espèces de papillons et d’abeilles (abeilles sauvages, bourdons…), des études nationales ou régionales mettent en évidence des chutes de population supérieure à 30 %. Lorsque des évaluations sont disponibles, notent les experts, « elles montrent souvent que plus de 40 % des espèces d’abeilles [abeilles sauvages, bourdons, etc.] pourraient être menacées ».

 

La part la plus délicate du rapport de l’IPBES concerne l’attribution de ce déclin des espèces pollinisatrices. Les différents facteurs listés sont « les changements d’utilisation des sols, l’agriculture intensive et l’usage de pesticides, les pollutions environnementales, les espèces invasives, les pathogènes et le changement climatique ». Mais le résumé ne se prononce pas explicitement sur la gradation de ces menaces, recommandant simplement d’inverser le mouvement de simplification des paysages provoqué par les pratiques agricoles actuelles, l’intensification écologique, la diversification des agrosystèmes et la restauration des habitats naturels ou semi-naturels. Au chapitre des impacts possibles, le résumé note que les risques potentiels des variétés de cultures transgéniques ne sont pas évalués de « manière adéquate ».
La question des nouvelles générations d’insecticides systémiques – dits « néonicotinoïdes » –, centrale pour une part de la communauté scientifique compétente, n’est pas éludée. Mais elle ne fait pas, en elle-même, l’objet d’une recommandation. Dans la section des points-clés du texte, elle est abordée dans un unique paragraphe qui, témoigne un observateur, a conduit à « des palabres de trois quarts d’heure entre délégués, la délégation française ayant beaucoup œuvré à sa clarification ».


« La recherche récente indique des effets létaux et sublétaux des insecticides néonicotinoïdes sur les abeilles et sur le service de pollinisation qu’ils assurent », constate le résumé. Ces substances peuvent en effet provoquer soit la mort, soit l’altération du comportement des insectes, telle que leur capacité de retour à la ruche. Le paragraphe précise qu’« une étude récente indique un impact sur la survie et la reproduction des pollinisateurs sauvages », tandis que « les indices sont discordants quant aux impacts sur les colonies d’abeilles domestiques ».


Conflits d’intérêts
Ce paragraphe sera scruté à la loupe. En effet, l’implication des industriels de l’agrochimie dans le fonctionnement de l’IPBES a soulevé des critiques dans la communauté scientifique. Croplife International, l’association professionnelle des producteurs de pesticides, compte par exemple au nombre des « parties prenantes » associées à l’organisme, et peut proposer des experts à l’IPBES. Deux salariés de l’industrie agrochimique ont ainsi été sélectionnés pour participer au rapport, créant une polémique, relayée notamment par Le Monde. Le secrétariat de l’organisation a vivement réagi, faisant valoir que seuls deux experts sur les soixante-dix-sept ayant participé au rapport avaient une affiliation industrielle (Bayer et Syngenta), et que les versions de travail du texte avaient reçu de nombreux commentaires de la communauté scientifique compétente.

 

Source : http://abonnes.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/02/26/le-giec-de-la-biodiversite-consacre-l-importance-cruciale-des-pollinisateurs_4872427_1652692.html

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 15:23

Botaniste, biologiste, pharmacologue mais aussi écologiste de la première heure, homme de radio, écrivain et grand vulgarisateur, Jean-Marie Pelt est mort le 23 décembre dernier, à l’âge de 82 ans. Il a été l’une des figures les plus marquantes – et aussi l’une des plus singulières – du mouvement écologiste français, au croisement paradoxal de la science, de la foi chrétienne et de l’engagement militant.

Tour d'horizon de ses ouvrages, tous plus intéressants les uns que les autres...

 

Les langages secrets de la nature

A l'ère où la communication est devenue le maître mot d'une société éprise d'innovations technologiques mais en complet désarroi quant aux valeurs, les modèles inspirés de la nature peuvent suggérer d'utiles réflexions. Cet ouvrage lu, il ne sera sans doute plus possible de voir les plantes et de les approcher comme avant
Oui, les plantes ont bien une sensibilité qui leur est propre. D'où naturellement des possibilités de communication avec l'homme, maintes fois soulignées, mais jamais, jusqu'à ces toutes dernières années, scientifiquement prouvées. La fameuse " main verte " trouve désormais des justifications scientifiques ; comme d'ailleurs la sensibilité des plantes à la musique
Langages de la nature, sensibilité des plantes, communications secrètes mais efficaces, fondées sur des faits scientifiques récents et dûment établis, nous dévoilent dans cet ouvrage une vision du monde vivant radicalement neuve, où tous les êtres communiquent et communient dans un rapprochement inattendu entre la plante, l'animal et l'homme. Ce sont des analogies de mœurs et de comportements qui nous frappent toujours davantage, parce que ces mœurs et ces comportements, ce sont aussi les nôtres..
Hymne à la vie, parcours initiatique dans ses arcanes et ses secrets, les langages de la nature modifient radicalement une vision par trop statique de la botanique, qui prend ici des aspects familiers, pour ne pas dire animés, comme si les plantes étaient elles aussi douées d'une âme.

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La raison du plus faible

Plus de cent cinquante ans après la publication du célèbre ouvrage de Darwin, De l’origine des espèces, Jean-Marie Pelt s'emploie à récuser la fameuse « loi de la jungle » qui, dans une nature réputée « cruelle », serait le seul moteur de l'évolution. Il existe bien une raison du plus faible : tout au long de l'histoire de la vie sur terre, des premières bactéries jusqu'à l'homme, là où les plus gros n'ont pas su résister aux cataclysmes et aux changements climatiques, ce sont souvent les créatures les plus humbles qui ont survécu. Notre société humaine, dans laquelle règne un esprit de compétition exacerbé, court à la catastrophe si elle n'entend pas cette leçon de la nature qui fait de l'égoïsme la maladie mortelle des puissants et de la solidarité la force des faibles. Un ouvrage fourmillant d'anecdotes puisées au cœur du monde végétal et animal.

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La solidarité chez les plantes, les animaux, les humains

Une interprétation, fort discutable, de l'œuvre de Darwin a imposé la compétition et la lutte comme les moteurs de la vie, aussi bien dans la nature que dans la société. Or la nature met en oeuvre d'innombrables systèmes de symbioses et de solidarités qui ont joué un rôle déterminant dans toute l'évolution biologique et sans lesquels il serait impossible de comprendre le fonctionnement des écosystèmes. Les lichens comme les coraux sont des êtres doubles où chacune des parties rend des services à l'autre ; quant aux champignons, ils nourrissent les arbres qu'ils paraissent parasiter. 

Dans le règne animal, les prestations de services mutuels entre espèces sont tout à fait courantes. Poissons et oiseaux pratiquent des comportements d'entraide qui témoignent d'un authentique altruisme et qui, comme l'amitié chez de nombreux mammifères, ne sont pas le propre de l'homme. Quant aux sociétés humaines, elles ont développé de précieuses organisations : les mutualités, les coopératives, la sécurité sociale et les assurances... qui sont la base de l'économie solidaire. La création de nouveaux mécanismes de solidarité sera pourtant absolument nécessaire si l'on veut assurer demain à tous un emploi et un statut dignes d'un être humain ; mais aussi pour sauver la planète des menaces grandissantes que notre mode de développement fait peser sur elle.

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La loi de la jungle : l'agressivité chez les plantes, les animaux, les humains

Compétition pour la lumière dans la forêt, où les arbres les plus chétifs meurent étouffés par les plus forts ; conquête massive de territoires par de redoutables envahisseurs ; déploiement d'armes chimiques sophistiquées : les plantes ont mille manières de se faire la guerre. Mais nul ne dirige ces entreprises belliqueuses, car les plantes sont un monde sans chef. Les animaux s'affrontent pour la nourriture, le territoire, le partenaire sexuel ou la protection des petits. 

Mais, à travers l'évolution, la nature a inventé d'habiles stratagèmes visant à réguler leur agressivité ; on les voit se mettre en place et se perfectionner chez les poissons, les oiseaux et même les loups. Ils échouent malheureusement chez les rats... et les humains. En effet, nous sommes loin de nos cousins les bonobos, ces grands singes qui, fidèles au slogan de Mai 68, font l'amour mais pas la guerre. De tout temps, les humains ont tenté de maîtriser l'agressivité qui menace si dramatiquement leur espèce, mobilisant à cette fin les philosophies, les religions, la psychologie et la sociologie. Force est de constater qu'ils n'y sont pas arrivés. Y parviendront-ils, et comment ? Peut-être en s'inspirant des modèles qu'offre la nature...

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C'est vert et ça marche !

Chacun peut constater les changements climatiques de notre planète. C'est pour l'instant le signe le plus tangible d'un bouleversement écologique majeur qui s'annonce. Un scénario catastrophe se dessine ainsi à l'horizon, qui impose des changements rapides et radicaux si nous ne voulons pas que notre légèreté fasse le malheur de nos enfants. Grâce à l'émergence de la notion de développement durable, en mettant en oeuvre ce nouveau concept dans toutes ses dimensions - économique, écologique, sociale, éthique -, nous pouvons relever les défis du futur.
Dans C'est vert et ça marche ! Jean-Marie Pelt nous entraîne dans un nouveau tour du monde écologiste. Préservation de la forêt en Amazonie, en Afrique, en Chine, gestion de l'eau douce partout où elle se fait rare, exemples de villes 100 % vertes en Allemagne, au Danemark et, plus surprenant, également au Brésil, multinationales éprises d'écologie, mais aussi mutualités impliquées dans ce combat, volonté de préparer l'après-pétrole, de construire un habitat qui recourt aux énergies renouvelables, etc. D'un continent à l'autre, il dresse un inventaire impressionnant des expériences de développement durable qui ont fait leurs preuves et qui démontrent qu'une autre voie est possible.

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