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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 14:53

Hasard du calendrier ou réaction rapide, quelques semaines après la sortie d’une étude sur le déclin du guépard, les Emirats Arabes Unis promulguent une loi interdisant aux particuliers la détention d’animaux sauvages dangereux, une pratique qui s’était malheureusement répandue.

 

Les animaux sauvages domestiqués désormais interdits

 

Léopards, guépards, lions, tigres, chimpanzés…autant d’animaux qui sont visibles dans leur milieu naturel, en parcs animaliers ou bien dans les jardins privés des riches habitants des Emirats Arabes Unis. Si cet Etat compte en fait sept émirats fédérés, Abu Dhabi, Dubaï, Charjah, Ras el Khaïmah, Fujaïrah, Oumm al Qaïwaïn et Ajman, seuls les deux premiers sont vraiment concernés par ces pratiques, Charjah par exemple ayant déjà légiféré pour l’interdire. En revanche, les jeunesses fortunées d’Abu Dhabi et Dubaï ont développé depuis plusieurs années une nouvelle mode : détenir un animal sauvage, si possible dangereux ou menacé, comme animal domestique, faire des selfies avec, le promener dans la rue, en voiture etc. Des dizaines de photos, postées notamment sur Instagram ou Pinterest, ont fait le tour du monde provoquant indignation et incompréhension dans le monde occidental.

 

Mais face à l’augmentation des incidents dans lesquels des animaux dits domestiqués se sont retournés contre l’Homme, une loi a vu le jour fin décembre aux Emirats Arabes Unis afin d’interdire « la transaction ou la possession de toutes les espèces d’animaux sauvages et domestiques mais dangereux ». L’information rapportée par le journal « gulfnews.com » indique que le président Shaikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyan a demandé à ce que la « Réglementation sur la propriété des animaux dangereux » prenne effet immédiatement. Les particuliers qui possèdent une ou plusieurs espèces sauvages dangereuses ont donc six mois pour remettre les animaux aux autorités. Seuls les parcs animaliers, les réserves, les cirques, les centres d’élevage ou de recherche sont autorisés à conserver leurs bêtes.

 

Les peines encourues en cas de non-application de la loi

 

Si vous êtes vu en possession d’un animal sauvage non autorisé : jusqu’à six mois de prison et une amende allant de 2 600 € à 130 000 €.

 

Pour la possession et l’exploitation d’un animal dangereux à des fins commerciales : prison ou amende allant de 13 000 € à 130 000 €.

 

Si vous utilisez votre animal pour attaquer une tierce personne et que cette personne :

manifeste des blessures superficielles : un an de prison et 104 000 € d’amende maximum

reste handicapée : 3 à 7 ans de prison

meurt dans l’attaque : prison à perpétuité

 

Et enfin, si vous utilisez un animal sauvage pour « terroriser » d’autres personnes : prison et/ou amende de 26 000 € à 182 000 €.

 

Les espèces concernées par la réglementation des Emirats Arabes Unis

 

Si les peines encourues sont plutôt claires, les espèces concernées par cette réglementation le sont beaucoup moins. En effet, la réglementation des animaux dangereux légifère également sur les chiens ! Désormais aux Emirats Arabes Unis, il vous faudra une licence pour posséder un chien et la laisse devient obligatoire dans les lieux publics. Par ailleurs, certaines races sont purement et simplement interdites : les dobermans, les mastiffs, les pitbulls, les boxers, les rottweilers, bref, vous l’aurez compris, les chiens d’attaque ou de défense.

 

Sur les espèces sauvages, les choses sont moins précises. La détention d’araignées, de scorpions, de lézards et de serpents n’est plus autorisée. Pour les oiseaux, les choses se corsent. La possession de mouettes (!), d’autruches et d’émeus est interdite. Chez les primates, chimpanzés, gorilles, bonobos, babouins, etc. sont également concernés. Enfin, les « big cats », c’est-à-dire les guépards, les tigres, les lions, jaguars et léopards sont également bannis.

 

La question que l’on peut se poser c’est qu’en est-il pour les espèces non dangereuses ? La loi précise à de nombreuses reprises le caractère imprévisible de ces espèces. Le ministre du changement climatique et de l’environnement, Thani Ahmad Al Zeyoudi, a d’ailleurs précisé au journal Gulfnews que cette loi « vise à protéger les membres de la communauté des risques qui peuvent être causés par ces animaux ». Dans ces conditions, nous ne sommes pas en mesure de dire si elle concerne également les espèces sauvages inoffensives…

 

Cette législation pose également bien d’autres questions : comment faire respecter cette loi alors même que les propriétaires des animaux sont riches, puissants et parfois de sang royal ? Que vont devenir les dizaines voire centaines d’animaux désormais persona non-grata mais impossibles à réintroduire dans la nature ?

 

Source : l'article de Cécile Arnoud http://www.especes-menacees.fr/actualites/emirats-arabes-unis-interdiction-possession-animaux-sauvages/

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 20:43

Arte diffusera une soirée Thema le 13 décembre prochain à 20H50, intitulée « Pas si bêtes, les animaux ».

 

 

Martin Blanchard, réalisateur chez What’s Up films, nous éclaire : "Le documentaire de 90’ que j’ai réalisé « Les animaux ont-ils des droits? » ouvrira la soirée, avec des interviews de Peter Singer, Jane Goodall, Gary Francione, Boris Cyrulnik, Vinciane Despret, Mariane Thieme (parti des animaux NL), Temple Grandin, Jocelyne Porcher, Pascal Durand (EELV, [aujourd'hui DVG, ndlr]), Sébastien Arsac (L214…). Mon documentaire sera suivi du film sur le Nonhuman Rights Project de Steve Wise (Unlocking the Cage)."

 

Bande-annonce du documentaire de Martin Blanchard,

"les animaux ont-ils des droits?" : 

(lien direct : http://tinyurl.com/hgcav32)

 

 

Mais qui sont les intervenants de ce documentaire ?

Peter Singer est un philosophe australien auteur de La libération animale, ouvrage de référence dans la protection animale, dont j'ai parlé dans mon article "les animaux ont le droit d'être bêtes" : http://www.passionanimale-delphina.fr/article-les-animaux-ont-le-droit-d-etre-betes-118405374.html

Jane Goodall est une primatologue, éthologue et anthropologue britannique, qui a récemment signé la préface du livre Révolutions animales : comment les animaux sont devenus intelligents, dont je parle ici : http://www.passionanimale-delphina.fr/2016/11/livres-preuves-de-l-intelligence-animale.html

Gary Francione est un juriste et philosophe américain, défenseur des droits des animaux et théoricien du véganisme.

Boris Cyrulnik est un psychiatre et psychanalyste français, auteur de Les animaux aussi ont des droits.

Vinciane Despret est une philosophe des sciences belge, qui a publié Que diraient les animaux... Si on leur posait les bonnes questions ?

Mariane Thieme est une femme politique néerlandaise, dirigeante du parti pour les animaux.

Temple Grandin est une célèbre autiste américaine, professeur de zootechnie et de sciences animales à l'université. Passion Animale lui a consacré un article récemment : http://www.passionanimale-delphina.fr/2016/11/temple-grandin-l-interprete-des-animaux.html

Jocelyne Porcher est une sociologue de l'INRA qui s'intéresse aux relations hommes-animaux. Son site : http://jocelyneporcher.fr/

Pascal Durand (DVG) est un eurodéputé qui agit pour les animaux.

Sébastien Arsac est un militant pour la protection des animaux d'élevage, il est le cofondateur de l'association L214, à l'origine des images montrant les pratiques cruelles des abattoirs, récemment de celui de Limoges (lire mon article ici : http://www.passionanimale-delphina.fr/2016/11/limoges-videos-choc-de-l214-sur-l-abattage-de-vaches-gestantes.html)

 

Au programme de la soirée 

 

- le documentaire de Martin Blanchard : "les animaux ont-ils des droits?"

Thomas Kausch s'entretient avec l'écrivain allemand Richard David Precht à propos de l’intelligence et des droits des animaux, ainsi que sur la question des rapports entre les hommes et les bêtes.

Le Nonhuman Rights Project/ L'avocat des chimpanzés : combat sans précédent de l’avocat Steven Wise pour faire progresser les droits des animaux, filmé par les deux documentaristes chevronnés Chris Hegedus et D.A. Pennebaker. En 2013, il s'est lancé un nouveau défi : faire passer les chimpanzés du statut juridique d’"objets" à celui de "personnes".

 

Le Nonhuman Rights Project

 

Après trente ans passés à batailler contre les lois inefficaces relatives au bien-être animal, l’avocat Steven Wise s’est lancé en 2013 un nouveau défi, sous le regard d’un couple fameux dans l’histoire du cinéma direct documentaire, Chris Hegedus et D.A. Pennebaker. Avec son association Nonhuman Rights Project, il a tenté de faire passer les chimpanzés du statut juridique d’"objets" dénués de droits à celui de "personnes". Car selon lui, les animaux doués de capacités cognitives avancées, comme les grands singes, les cétacés et les éléphants doivent pouvoir prétendre aux mêmes droits fondamentaux que les humains, ce qui garantirait à ces espèces menacées une protection autrement plus efficace que celle que la loi leur accorde. Avec pour bagages les travaux des primatologues du monde entier, et pour armes des mandats d’Habeas corpus, une disposition du droit anglo-saxon permettant de libérer des personnes injustement emprisonnées, l’avocat américain entreprend de défendre quatre chimpanzés lors d’un procès inédit.

 

Lignes mouvantes : Fort de l’attention médiatique et de la réceptivité croissante du public face à ses arguments, Steven Wise a réussi à faire bouger les lignes du droit américain. En filmant de bout en bout son combat mouvementé, ce documentaire révèle les enjeux complexes de la question des droits des animaux. Une plongée captivante au cœur d’un débat juridique à rebondissements.

 

Sources : Martin Blanchard & Arte (http://www.arte.tv/guide/fr/20161213)

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 16:41

Clap de fin ! Après deux semaines de pourparlers, les pays réunis à la 22ème Conférence des parties sur le Climat, ont rendu public, l’appel de Marrakech en faveur de l’action pour le climat et le développement durable. Une proclamation est un signal de changement vers une nouvelle ère de mise en œuvre de l’Accord de Paris. Celui de réduire à 2 degré Celsius, les émissions de gaz à effet de serre dans le monde pour sauvegarder l’environnement pour les générations futures.

 

 

Ci-dessous, l’intégralité de la Proclamation de Marrakech pour l’action pour notre climat et le développement durable.

 

"Nous, Chefs d’États, de Gouvernements, et Délégations, rassemblés à Marrakech, en sol Africain, pour la Vingt-deuxième session de la Conférence des Parties, la douzième session de la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties au Protocole de Kyoto et la Première session de la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à l’Accord de Paris, à la gracieuse invitation de Sa Majesté le Roi du Maroc, Mohammed VI, prononçons cette proclamation afin de signaler un changement vers une nouvelle ère de mise en œuvre et d’action en faveur du climat et du développement durable.

 

Notre climat se réchauffe à un rythme alarmant et sans précédent et nous avons le devoir urgent de répondre. Nous nous réjouissons de l’entrée en vigueur rapide de l’Accord de Paris, adopté en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, ainsi que de ses objectifs ambitieux, sa nature inclusive, et sa conformité a l’équité et au principe des responsabilités communes mais différenciées et des capacités respectives, eu égard aux différentes situations nationales, et nous affirmons notre engagement pour sa mise en œuvre complète. 

 

En effet, cette année, nous avons assisté à un élan extraordinaire en matière de lutte contre les changements climatiques, partout dans le monde, ainsi que dans de nombreux fora multilatéraux. Cet élan est irréversible — il est guidé non seulement par les gouvernements, mais également par la science, par le monde des entreprises ainsi que par une action mondiale de tous types et à tous niveaux.

  

Notre tâche aujourd’hui est de perpétuer cet élan, ensemble, allant de l’avant délibérément pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et pour encourager les efforts en matière d’adaptation, favorisant et appuyant ainsi l’Agenda pour le Développement Durable de 2030 et ses Objectifs de Développement Durable.

 

Nous appelons à un engagement politique des plus fermes afin de lutter contre les changements climatiques, c’est une priorité urgente. Nous appelons à une solidarité forte avec les pays les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques et nous tenons à souligner la nécessité d’appuyer les efforts visant à améliorer leur capacité d’adaptation, à renforcer leur résilience et à réduire leur vulnérabilité.

 

Nous appelons toutes les Parties à renforcer et à soutenir les efforts pour éradiquer la pauvreté, assurer la sécurité alimentaire et prendre des mesures rigoureuses pour faire face aux défis des changements climatiques dans le domaine de l’agriculture.

 

Nous appelons à rehausser d’urgence nos ambitions et à renforcer notre coopération afin de combler l’écart entre les trajectoires d’émissions actuelles et celles requises pour atteindre les objectifs à long terme de limitation de la température fixés par l’Accord de Paris.

 

Nous appelons à une augmentation des financements, des flux et de leur accès, conjointement avec une amélioration de la capacité et de la technologie, y compris des pays développés vers les pays en développement.

                                                                                                                        
Nous, les pays développés Parties, réaffirmons notre objectif de mobiliser 100 milliards de dollars américains.

 

Nous, à l’unanimité, appelons à davantage d’action climatique et d’appui, bien avant 2020, en prenant en compte les besoins spécifiques et les circonstances particulières des pays en développement, des pays les moins avancés ainsi que ceux particulièrement vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques.  

 

Nous qui sommes Parties au Protocole de Kyoto encourageons la ratification de l’Amendement de Doha.

 

Nous, collectivement, appelons tous les acteurs non étatiques à se joindre à nous pour une action et une mobilisation immédiate et ambitieuse, s’appuyant sur leurs importantes réalisations, notant les multiples initiatives et le Partenariat de Marrakech pour l’Action Climatique Globale lui-même, lancé à Marrakech. 

 

La transition requise de nos économies pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris fournit une opportunité positive et substantielle pour une prospérité accrue et un développement durable.

 

La Conférence de Marrakech marque un point d’inflexion important dans notre engagement pour rassembler la communauté internationale dans son ensemble afin de relever un des plus grands défis de notre temps.

 

Dorénavant, alors que nous nous tournons vers la mise en œuvre et l’action, nous renouvelons notre détermination de vouloir inspirer la solidarité, l’espoir et l’opportunité pour les générations présentes et futures."

Source : http://guineenews.org/environnement-les-conclusions-de-la-cop-22-a-marrakech/

 

EN SAVOIR PLUS

-> sur la COP21 à Paris : http://www.passionanimale-delphina.fr/2015/11/la-cop21-kezaco.html & http://www.cop21paris.org/

-> sur la COP22 à Marrakech : http://cop22.ma/fr/

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 15:50

Les membres de ce nouveau mouvement veulent rendre visible la question animale et identifier un électorat pour lequel elle est prioritaire. Ils réfléchissent au soutien qu'ils pourraient apporter à un candidat à la présidentielle de 2017.

 

88 % des Français estiment que le bien-être des animaux d'élevage en France devrait être mieux protégé qu'il ne l'est actuellement, selon une enquête Eurobaromètre conduite en 2016. Quatre ans plus tôt, un sondage Ifop révélait que 29% des citoyens considéraient que les propositions des candidats en matière de protection animale pourraient influencer leur vote. C'est dans cette optique que le premier Parti animaliste français a officiellement vu le jour lundi. Sept personnes en sont à l'origine. Parmi elles, des militants associatifs, des politiques et des avocats.

 

Ce mouvement «reconnait et accorde une place centrale à la question animale dans la société», expliquait lundi Isabelle Dudouet-Bercegeay, l'une des cofondatrices, à l'occasion d'une conférence de presse. Pour que cette question ne soit plus «diluée» au milieu de moult propositions électorales, ce parti politique ne se positionnera que sur les thématiques en lien avec les animaux.

 

«Nos dirigeants politiques considèrent acceptable de découper puis de dépecer un animal alors qu'il est encore conscient» Hélène Thouy, co-fondatrice du Parti Animaliste

 

Le but est d'identifier un électorat pour lequel il s'agit d'une priorité. «Aujourd'hui, nos dirigeants politiques considèrent acceptable de découper puis de dépecer un animal alors qu'il est encore conscient», regrette Hélène Thouy, avocate au Barreau de Bordeaux et cofondatrice du Parti animaliste. Elle insiste sur le fait que celui-ci s'attachera à mettre en place un Ministère de la Protection animale. Il veillera - entre autres choses - à l'interdiction de la mise à mort d'un animal sans insensibilisation préalable, des mutilations pratiquées en élevage et de la pratique du gavage. Des mesures qui font écho aux derniers scandales dans l'industrie alimentaire. Début novembre, l'association L214 révélait des images insoutenables. Filmées en mai dernier dans un abattoir de Limoges, elles montrent des employés en train d'ouvrir des utérus de vaches gestantes pour en sortir des fœtus, dont certains sont déjà partiellement formés.

 

Le Parti animaliste sera-t-il représenté aux présidentielles de 2017? Il vise essentiellement des sièges à l'Assemblée Nationale. «Nous allons nous pencher sur la possibilité de soutenir un candidat qui partagerait entièrement notre façon de penser», avancent les fondateurs. Dans la salle, un membre de l'Oeuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs (OABA) exprime ses «craintes» à l'idée que ce parti naissant ne se compromette en s'associant à certaines «idées politiques et propos inacceptables». Hélène Thouy le rassure: «Nous avons à coeur des valeurs qui seraient en contradiction avec certaines idées républicaines, auxquelles nous n'apporterons aucun soutien.» D'ici-là, le parti compte tout mettre en oeuvre pour se montrer irréprochable. Il devrait bénéficier de l'appui de plusieurs expertises scientifiques, qui lui permettront de renforcer ses compétences sur des domaines clés de son programme, tels que l'abattage, l'élevage et l'expérimentation animale.

Source : http://www.lefigaro.fr/politique/2016/11/15/01002-20161115ARTFIG00298-en-france-le-premier-parti-animaliste-voit-le-jour.php

 

POUR EN SAVOIR PLUS

-> le site officiel : https://parti-animaliste.fr/

-> les fondateurs : https://parti-animaliste.fr/fondateurs/

-> leur page Facebook : https://www.facebook.com/parti.animaliste/

 

A noter : Le parti animaliste des Pays-Bas — le Partij voor de Dieren (Parti pour les Animaux) — a été créé il y a 10 ans ; en 2013 il comptait déjà trois élus, deux parlementaires et un sénateur ! Le parti animaliste espagnol est très influent ; et il existe près d’une vingtaine de mouvements animalistes dans le monde (Canada, Australie…), depuis 15 ans pour certains...

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 19:33

AFP / OBS - L'association L214, qui milite pour le bien-être animal et l'abolition de la consommation de viande, a diffusé jeudi de nouvelles vidéos-choc pour dénoncer les pratiques des abattoirs: en ligne de mire cette fois l'abattage de vaches en gestation, pratique courante qu'elle veut faire interdire. (vidéo en fin d'article)

 

Ces nouvelles images ont été tournées par Mauricio Garcia-Pereira, employé depuis sept ans à l'abattoir de Limoges et révulsé par les foetus de veaux qu'il a vu arrachés du ventre de leur mère à peine abattue.

 

Il a grandi dans une ferme et mange volontiers de la viande. Mais il "n'en peut plus" et s'est allié à l'association pro-vegan L214 pour lancer l'alerte à visage découvert, a-t-il dit à l'AFP. Une première dans l'histoire de l'association dont les vidéos choquantes de souffrances animales ont provoqué la fermeture temporaire de certains abattoirs et abouti à la création d'une commission d'enquête parlementaire.

 

Les images prises clandestinement par Mauricio Garcia-Pereira prouvent que des vaches portant des veaux prêts à naître sont fréquemment abattues, estime L214.

 

Or "il est interdit de transporter des vaches au-delà du huitième mois" de gestation, a affirmé à l'AFP son porte-parole, Brigitte Gothière. Selon elle, certains veaux figurant dans les vidéos "ont entre huit et neuf mois" car ils ont déjà des poils.

 

La législation européenne interdit le transport des animaux, et de fait leur abattage, "à compter de 90% du terme de la gestation, ce qui équivaut à huit mois pour une vache", confirme-t-on au ministère de l'Agriculture.

 

L214, qui a lancé une pétition pour faire interdire l'abattage des vaches gestantes "au moins lors du dernier tiers de leur gestation", a annoncé avoir déposé plainte contre X jeudi auprès du Tribunal de Limoges pour établir les responsabilités éventuelles.

 

Pas d'irrégularité pour la direction et la mairie

 

"Les images de vaches gestantes que j'ai vues ne relèvent pas d'une irrégularité, contrairement à la pratique qui consiste à faire entrer une caméra dans un lieu où la prise d’images est soumise à autorisation", a réagi le directeur de l'abattoir, Pascal Pain. "Mon métier, c'est de respecter la réglementation, pas d'avoir des états d'âme", a ajouté lors d'une conférence de presse le patron du plus gros abattoir municipal de France (300 à 500 bêtes par jour, 80 employés).

 

La ville de Limoges, propriétaire de l'abattoir, s'est elle aussi défendue de tout manquement. "Ce qu'il y a sur ces vidéos se passe dans les mêmes conditions partout: 100% des animaux qui vont à l'abattoir meurent", a ironisé le premier adjoint au maire, Guillaume Guérin (Les Républicains).

 

Le chef de file de l'opposition socialiste à la mairie, Philippe Rheilac, s'est également déclaré solidaire de l'abattoir, "acteur essentiel de la filière agroalimentaire en Limousin, région d'élevage."

 

Député européen du Limousin et socialiste lui aussi, Jean-Paul Denanot a de son côté annoncé avoir saisi la Commission européenne sur cette "pratique légale mais difficilement recevable au plan de l'éthique et du bien-être animal".

 

Les vidéos tournées par Mauricio ont horrifié la Société protectrice des animaux (SPA), qui demande à l'Etat de modifier la loi pour mettre fin à une "pratique innommable".

 

Quant à Brigitte Bardot, elle a accusé dans un communiqué de sa fondation le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, d'être le "complice de cette barbarie" et appelle les candidats à la présidentielle à "prendre au sérieux l'urgence des améliorations des conditions d'abattage".

 

Selon L214, 170.000 vaches gestantes sont abattues chaque année en France.

 

Il s'agirait d'une aberration économique pour un éleveur franc-comtois interrogé par l'AFP, "étonné des chiffres avancés". "Si une vache est pleine, sachant que déjà on paye l'insémination (45 euros environ), la plupart du temps, on la garde pour qu'elle vèle", estime cet éleveur.

 

Sur la foi de vidéos réalisées par un autre employé de l'abattoir, qui a pour sa part souhaité rester anonyme, L214 a également porté plainte contre l'abattoir de Limoges lui-même pour des "infractions répétées à la réglementation dans l'abattage et mauvais traitements sur animaux", notamment pour des étourdissements ratés de vaches et de cochons et pour une utilisation systématique et inappropriée des aiguillons électriques destinés à faire avancer les animaux.

 

Source de l'article : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20161103.AFP0904/limoges-videos-choc-sur-l-abattage-de-vaches-en-gestation.html

 

SITE DE L214 : http://www.l214.com/

SIGNER LA PETITION : http://www.l214.com/enquetes/2016/abattoir-made-in-france/limoges

 

ATTENTION CES IMAGES PEUVENT HEURTER !

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 11:05

Près de 60% de la population des vertébrés ont disparu en 42 ans. L'association WWF publie un rapport sur l'évolution des populations animales entre 1970 et 2012 et le constat est terrible.

 

Afficher l'image d'origine

"L'humanité se met elle-même en danger", alerte WWF. Les populations de mammifères, poissons, oiseaux, amphibiens et reptiles dans le monde se sont effondrées de 58% en 42 ans (entre 1970 et 2012) et ce déclin va se poursuivre si nous ne faisons rien, alerte l'ONG dans un rapport publié mercredi 26 octobre.

 

Lire le rapport (PDF) > http://awsassets.wwfffr.panda.org/downloads/27102016_lpr_2016_rapport_planete_vivante.pdf

 

"Que la biodiversité poursuive sa chute, et le monde naturel que nous connaissons aujourd'hui s'effondrera d'un seul tenant", avertit Marco Lambertini, le directeur général de WWF dans le monde. Pour mesurer cette évolution, le Fonds mondial pour la nature et la Société zoologique de Londres ont étudié 14 152 populations appartenant à 3 706 espèces vertébrées.

 

"Le déclin subi par les populations d'espèces sauvages est de plus en plus préoccupant", remarque également Marco Lambertini. "Il devrait atteindre en moyenne 67%" d'ici à 2020, si rien n'est fait pour enrayer la tendance. "On est en train d'assister à une régression de la vie sur la planète dont nous sommes en partie responsables", estime de son côté Pascal Canfin, directeur général de WWF en France.

 

"Quand le vivant disparaît, c'est le capital naturel qui disparaît. Et si on détruit ce capital naturel, on détruit notre capacité à vivre sur la planète dans la durée." Pascal Canfin

 

Les animaux d'eau douce sont particulièrement touchés : - 81% en moyenne entre 1970 et 2012. Ils sont victimes de la surexploitation, parfois involontaire, comme les dauphins de rivière, ainsi que de la dégradation de leur habitat. Les populations des milieux marins ont chuté de 36% : un tiers des espèces de requins et de raies sont désormais menacées d'extinction, en raison de la surpêche surtout.

 

Les effectifs des espèces terrestres ont dégringolé de 38%. A cause du braconnage, le nombre d'éléphants d'Afrique, par exemple, a diminué de 111 000 individus depuis 2006, pour plafonner à 415 000, selon les dernières données de l'ONG.

 

ZOOM SUR LES MENACES CONSIDEREES (extrait du rapport PDF) :

L'activité humaine est la principale origine de ces disparitions...

 

Perte et dégradation de l’habitat : LA PLUS FREQUEMMENT SUBIE

Ce sont les modifications de l’environnement accueillant une espèce, que ce soit la disparition complète de l’habitat, sa fragmentation ou la dégradation de ses caractéristiques majeures. Parmi ces causes actuelles figurent l’agriculture, l’exploitation forestière, les transports, les aménagements résidentiels et commerciaux, la production d’énergie et l’extraction minière. S’agissant des habitats d’eau douce, la fragmentation des fleuves et des ruisseaux et les prélèvements d’eau font partie des menaces les plus fréquentes.

 

Surexploitation des espèces

La surexploitation peut être directe ou indirecte. La première recouvre la chasse, le braconnage ou les récoltes non responsables, qu’ils soient pratiqués à des fins commerciales ou de subsistance. La seconde, porte sur les espèces non ciblées qui ne sont pas tuées intentionnellement, comme les prises accessoires dans la pêche.

 

Pollution

La pollution affecte parfois directement une espèce en rendant l’environnement inadapté à sa survie : c’est ce qui se produit, par exemple, lors d’une marée noire. Mais elle agit aussi indirectement, en réduisant la disponibilité en nourriture ou les capacités reproductives, elle contribue à la diminution des populations.

 

Espèces invasives et maladies

En faisant concurrence aux espèces autochtones pour l’espace, l’alimentation et les autres ressources, les espèces invasives se transforment parfois en de véritables prédatrices, voire répandent des maladies auparavant absentes de l’environnement où elles s’installent. Les êtres humains transportent également de nouvelles maladies d’une région du globe à une autre.

 

Changement climatique

Avec les changements de températures, certaines espèces vont devoir s’adapter en se déplaçant géographiquement pour retrouver des conditions de vie adaptées. Mais les impacts du changement climatique sont pour l’essentiel indirects : en effet, les modifications de températures risquent de brouiller les signaux déclenchant les événements saisonniers, telles la migration et la reproduction, et les faire survenir au mauvais moment (en dissociant par exemple la période reproductive de la période d’abondance de la nourriture dans un habitat donné).

 

Le changement climatique n'a pour l'instant qu'un impact "relativement marginal (...) parce qu'on n'en est qu'à un degré de réchauffement"planétaire par rapport à l'ère préindustrielle, précise Pascal Canfin. Mais si les températures s'emballent du fait des émissions de gaz à effet de serre, liées aux activités humaines, les scientifiques promettent des impacts dévastateurs pour l'homme et les écosystèmes, en raison d'inondations, sécheresses, tempêtes...

 

Entrons-nous dans la sixième extinction de masse ? (extrait du rapport PDF)

 

Pour les paléontologues, les extinctions de masse sont des crises biologiques ou biotiques se traduisant par la perte d’une grande quantité d’espèces au cours d’une période de temps géologique relativement courte. Une extinction de masse ne s’est produite qu’à cinq reprises durant les 540 derniers millions d’années. À chaque fois, elles sont survenues en réaction à la modification de grands systèmes écologiques, par exemple, un changement du climat ou de la composition atmosphérique, une variation de la disponibilité de terre à différentes latitudes ou d’eau à différentes profondeurs maritimes, voire leur combinaison. Mais durant les derniers siècles, le rythme de perte d’espèces enregistré sur Terre s’est avéré à la fois exceptionnellement élevé et croissant.

 

Les études récentes laissent supposer que le taux actuel d’extinction se situe entre 100 à 1 000 extinctions pour 10 000 espèces par siècle, soit un chiffre nettement supérieur au taux d’extinction de long terme (exclusion faite des épisodes de crise relevés dans l’histoire de la Terre), ou taux d’extinction naturelle. Autrement dit, il est possible que nous nous trouvions aujourd’hui à l’aube d’une sixième grande extinction. Des études récentes estiment que le taux d’extinction des vertébrés aujourd’hui, même sous des conditions stables, est 100 fois supérieur que leur taux d’extinction naturel.

 

EN SAVOIR PLUS

Lire le rapport 2016 PDF publié par WWF ici : http://awsassets.wwfffr.panda.org/downloads/27102016_lpr_2016_rapport_planete_vivante.pdf

 

Source : http://www.francetvinfo.fr/animaux/especes-menacees/pres-de-60-des-populations-de-vertebres-ont-disparu-en-42-ans_1892151.html

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 09:21

L'organisation WWF (World Wildlife Fund) est connue pour ses campagnes de publicité "chocs" servant à promouvoir la sauvegarde d'espèces menacées et la protection de l'environnement via la lutte contre le réchauffement climatique. Or pour avoir un impact dans nos sociétés actuelles, hyperconnectées où l'on zappe en permanence entre diverses applications (qui prend encore le temps de lire un dossier d'information complet ?), il faut savoir viser juste, et précis. Et cela, WWF l'a bien compris. Retour en images sur des campagnes ancrées dans le monde d'aujourd'hui.

 

2014 : #LastSelfie (dernier selfie)

WWF : retour sur des campagnes chocs et connectées
WWF : retour sur des campagnes chocs et connectées

La campagne « Don’t let this be my #lastselfie » ("ne laisse pas ce selfie être le dernier") diffusée au Danemark et en Turquie se compose de selfies des 5 espèces menacées soutenues par WWF (gorilles, tigres, ours polaires, pandas et orangs-outans).


Cette campagne a été réalisée par l’agence turque 41-29 qui a eu une idée de génie, diffuser ces selfies d’animaux sur Snapchat pendant 10 secondes. Le caractère éphémère de Snapchat rappelle au public touché, la fragilité de ces espèces en danger et marque donc efficacement les esprits. Nous pouvons d’ailleurs nous demander si derrière le côté tendance du selfie ne se cache pas une certaine provocation : le selfie, avec son côté narcissique semble bien superficiel face à l’enjeu de la vie des espèces menacées.


Outre cet aspect choc qui invite à la réflexion, pourquoi ce choix de support ? Des études on démontré que les jeunes de la génération Y étaient plus sensibles aux messages photographiques qu’aux messages écrits ce qui expliquerait qu’ils délaissent Facebook et utilisent de plus en plus Snapchat.

 

Pour en revenir à la campagne, elle associe photographie, esthétisme, communication directe et symbolique éphémère.

 

Source de l'analyse : http://www.creads.fr/blog/analyses-marketing-communication/last-selfie-campagne-wwf

 

PARIS CLIMAT 2015 : On voit seulement ce que l'on veut voir

Une affiche favorite du concours des Creative Awards de 2015.

WWF : retour sur des campagnes chocs et connectées

2016 : WWF GO

 

Véritable phénomène mondial de l'été, le jeu mobile Pokemon GO bat tous les records et bénéficie d’une notoriété très importante. Visiblement, le concept du jeu n'a pas laissé indifférent les graphistes des campagnes de WWF. Voici un détournement intelligent des codes de Pokemon GO ainsi que de son célèbre slogan « attrapez-les tous », qui devient ici "sauvez les tous".

WWF : retour sur des campagnes chocs et connectées
WWF : retour sur des campagnes chocs et connectées
WWF : retour sur des campagnes chocs et connectées
WWF : retour sur des campagnes chocs et connectées

Vous êtes sensibilisés aux actions du WWF ? 

Rendez-vous sur son site officiel : http://www.wwf.fr/

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 12:51

FRANCE | De 1967 à 2015, les résidus polluants issus de l'extraction de l'alumine dans le sud-est de la France ont été rejetés dans la mer Méditerranée, au large de Cassis. La nouvelle technique adoptée en 2016 n'a pas mis fin au bras de fer opposant arguments écologiques et économiques. 

 

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Extension de la pollution induite par les rejets des effluents toxiques en mer Méditerranée selon Collectifs Littoral
© Collectifs Littoral - Tous droits réservés
Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/4397-boues-rouges-pollution-Mediterranee


• À quoi correspondent les «boues rouges»?


On parle de boue rouge pour désigner les résidus issus de l'extraction d'alumine -qui permet notamment d'obtenir de l'aluminium- à partir de la bauxite. Cette roche sédimentaire est présente dans le sud-est de la France, où elle a été découverte.


Les boues rouges correspondent aux déchets insolubles qui se séparent de l'alumine et de la soude au cours de l'extraction. Leur couleur rouge est liée à l'oxyde de fer. La substance, qui se transforme en une poussière rouge après évaporation des fluides, contient de nombreux métaux lourds (arsenic, fer, mercure, silice, titane...). Elle tapisse la ville de Gardanne, où se trouve l'usine. Dans le cas du procédé Bayer, encore majoritairement utilisé à travers la planète, la production d'une tonne d'alumine engendre environ deux tonnes de boues rouges.


• Ces boues rouges sont-elles actuellement rejetées dans la Méditerranée?


Jusqu'à fin 2015, la société Alteo, qui gère l'usine de Gardanne, avait l'autorisation de rejeter ces résidus dans la mer. La boue était pour cela diluée puis acheminée au large de Cassis par des canalisations. La quantité de boues ainsi déversée est estimée à 20 millions de tonnes depuis cinquante ans. Mais l'autorisation réitérée en 2014 prévoyait une interdiction de ce rejet direct au 1er janvier 2016.

 

En prévision de cette échéance, Alteo a investi 30 millions d'euros dans un système de filtrage. Depuis le 31 décembre 2015, la partie solide rouge et la partie liquide des rejets sont ainsi séparées à l'aide d'un filtre-presse. Seul le liquide transparent est désormais rejeté. Les résidus solides de bauxite (qui prennent le nom commercial de Bauxaline) sont en partie recyclés.
Prenant en compte cette technique, la préfecture a octroyé une dérogation à la firme, l'autorisant à rejeter ces liquides pendant six ans encore. À l'issue de cette période, aucun polluant ne devrait plus être rejeté en mer. Mais de nombreuses associations locales se sont élevées contre cette dérogation, estimant que le problème de pollution des eaux existe toujours et pointant un manque de volonté d'Alteo.


• La pollution liée à ces rejets est-elle avérée?


Une étude de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) du 21 décembre 2015, réalisée à la demande du ministère de l'Environnement, a confirmé l'impact des rejets sur les poissons à proximité du littoral entre Marseille et La Ciotat. «Des signaux relatifs à une contamination plus importante dans la zone de pêche sous influence du rejet de l'usine d'Alteo ont été mis en évidence», conclut l'Anses. L'agence a mené ses propres analyses, celles menées par Alteo n'ayant pas permis de déterminer précisément si les rejets avaient un impact.
Six mois après la mise en place du filtrage, la préfecture des Bouches-du-Rhône a constaté plusieurs rejets excessifs et a mis en demeure l'industriel de se conformer aux normes fixées fin 2015.


• Pourquoi avoir octroyé cette autorisation?


Les préoccupations écologiques se frottent à un argument économique: l'interdiction du rejet aurait entraîné la fin de l'activité de l'usine de Gardanne, qui emploie 400 salariés et 250 sous-traitants. La préfecture des Bouches-du-Rhône s'est par ailleurs appuyée sur l'avis favorable du Conseil supérieur de prévention des risques technologiques (CSPRT). Le préfet avait au préalable annoncé qu'il appliquerait «la position du gouvernement» et qu'il prendrait donc «un arrêté qui fera en sorte que cette usine puisse poursuivre son activité».


• Pourquoi le sujet a-t-il refait surface cet été?


Le sujet a été relancé par la diffusion d'un reportage d'Envoyé spécial dans le parc national des calanques. Plusieurs intervenants, notamment un pêcheur, y pointaient les traces visibles de rejets dans les eaux méditerranéennes, en particulier des traces rouges qui restent sur les mains lorsqu'on les plonge dans l'eau à certains endroits.


À la suite de ce reportage, la fédération PS des Bouches-du-Rhône a dénoncé «le scandale sanitaire et environnemental qui se joue tous les jours au sein de la deuxième ville de France» et a rappelé avoir voté «contre l'avis favorable donné par la Mairie de Marseille à la poursuite de ces pollutions». Le communiqué interpellait directement la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal. Fin 2015, cette dernière avait publiquement désapprouvé l'autorisation permettant ces rejets, affirmant qu'elle avait été prise sur un «ordre venu du premier ministre», Manuel Valls, «au préfet».


Un mois après Envoyé spécial, l'émission Thalassa s'est elle aussi intéressée au problème avec un reportage retraçant l'historique de ces rejets. C'est ce nouveau document qui a ravivé l'opposition entre Ségolène Royal et le chef de gouvernement. La ministre y déclare en effet que la décision d'autoriser les rejets était «inadmissible».

 

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Source : un excellent article de Blandine Le Cain, http://www.lefigaro.fr/sciences/2016/09/05/01008-20160905ARTFIG00178-rejet-de-boues-rouges-dans-les-calanques-de-quoi-parle-t-on.php

 

INTERDIRE LES REJETS TOXIQUES DANS LE PARC NATIONAL DES CALANQUES

-> SIGNEZ LA PETITION : https://www.change.org/p/interdire-les-rejets-toxiques-dans-le-parc-national-des-calanques-bouesrouges

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 18:35

Passion Animale se joint à animaniacs, absolumentschats, ffpanimale, coeur-de-chien-abandonne, dalmatienssansfamille et de nombreux autres sympathisants pour la publication d'un guide pratique sur POURQUOI ADOPTER UN ANIMAL DE REFUGE, avec des participants tels que la SPA, la FFPA, IFAW, le GRAAL,de nombreuses sociétés de protection animale et des comportementalistes pour chat et chien.

 

 

 

Vous pouvez télécharger le magazine gratuitement sous Pourquoi adopter un animal de refuge ?

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 18:08

Pendant les fortes chaleurs, il est conseillé de veiller tout particulièrement à sa santé, mais aussi à celle de son animal de compagnie. L'alerte canicule nous contraint à une vigilance encore plus élevée. J'ai donc fait appel à un cabinet vétérinaire pour résumer les principaux dangers et les moyens de s'en protéger.

 

 

Les sorties


La fin du printemps marque l’arrivée des tiques, qui présentent un danger pour votre animal. Elles s’accrochent à sa fourrure et ne veulent plus le quitter ! Ces petits insectes peuvent lui transmettre des maladies graves, pensez donc à bien vérifier le pelage de votre chien à chaque retour de promenade, surtout si vous arpentez les champs ou les forêts.


L’été, le soleil nous illumine toute la journée. Ses rayons frappent fort sur le bitume et sable. Il est donc très important de veiller à sortir votre chien sur des surfaces qui n’ont pas subi les rayons du soleil. La chaleur risquerait de bruler ses coussinets et de lui faire très mal.


Veillez à sortir votre compagnon à des heures plus « fraiches » pour éviter le coup de chaleur. L’idéal est donc de sortir votre chien en début de matinée et dans la soirée. Pensez toujours à prendre de l’eau avec vous pendant vos sorties, si votre chien n’arrive pas à réguler sa température, faites-le boire et humidifiez-le à l’aide d’un tissu.


Les baignades


Pendant vos vacances à la plage, votre chien sera exposé au sable et au vent marin. Ces éléments peuvent irriter sa peau et le gratter. Pensez à bien rincer votre chien à l’eau douce après chaque sortie à la mer.


Si vous avez une piscine, pensez à bien fermer l’enclos de la piscine où à installer une alarme en cas d’absence, un accident arrive très vite.


La voiture


Ne laissez jamais votre animal enfermé dans une voiture ! Même si vous laissez la fenêtre entrouverte et que vous ne vous absentez que quelques minutes : la température du véhicule augmente très vite et peut dépasser les 40°C. Votre animal n’arrivera pas à réguler sa température et risquera d’attraper un coup de chaleur, ce qui pourra lui être fatal.


Le coup de chaleur


Le coup de chaleur correspond à une augmentation anormale de la température corporelle de l’animal. Ce malaise est généralement la conséquence d’une exposition trop longue à la chaleur. Il faut faire très attention aux coups de chaleur et agir vite car cela peut être mortel pour votre animal.


Les symptômes fréquents des coups de chaleur sont une déshydratation et une forte fièvre (la température de votre compagnon peut avoir atteindre les 40,5°C). Votre animal de compagnie peut également avoir des nausées et sera désorienté.
Si vous constatez que votre animal est atteint d’un coup de chaleur, contactez immédiatement votre vétérinaire et essayez de réguler sa température : placez-le dans un endroit ombragé et faites-le boire. Pensez aussi à l’humidifier avec un linge mouillé. Passez le linge sur son corps en insistant sur la truffe et les pattes.


Des réflexes à connaître


Lorsque votre chien reste chez vous la journée, assurez-vous qu’il ait toujours à sa disposition de l’eau fraiche. Faites également en sorte qu’il soit placé dans un endroit à l’abri du soleil et bien ventilé.


Surveillez son hydratation et son alimentation. Veillez à ce que votre chien boive beaucoup d’eau. Si vous constatez qu’il ne boit pas assez, favorisez les aliments humides en privilégiant les boites aux croquettes.

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