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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 19:31

Ce n’est pas un signal d’alarme, c’est un cri de panique. Dans l’édition du 10 juillet des PNAS, les comptes rendus de l’académie des sciences des États-Unis, trois chercheurs décrivent la disparition des animaux sur terre en termes angoissants, parlant d’une « annihilation biologique », d’une « effrayante attaque contre les fondements de la civilisation humaine ». Un langage aussi cru est inhabituel dans une publication scientifique.

 

 

Dans une étude très alarmante, les scientifiques Gerardo Ceballos, Paul R. Ehrlich et Rodolfo Dirzo concluent que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur Terre, à la fois en nombre d’animaux et en étendue.

 

Depuis un demi-milliard d'années, les chercheurs disent qu'il y a eu cinq événements d'extinction de masse sur Terre durant lesquels une grande diversité d'espèces sur cette planète s'est soudainement éteinte. Maintenant, il existe de plus en plus de preuves qu'une sixième extinction de masse se déroule, selon des scientifiques qui suivent des espèces dans le monde entier. Dans une nouvelle étude, les scientifiques disent que l'extinction de masse actuelle est même «plus sévère que prévue» et équivaut à une «anéantissement biologique» affectant des milliers d'espèces.

 

Dans l'étude, publiée lundi dans le journal Proceedings de l'Académie nationale des sciences, des chercheurs de l'Université de Stanford et de l'Université nationale autonome du Mexique ont dévoilé un regard minutieux sur les tendances démographiques entre 27 600 espèces d'oiseaux, d'amphibiens, de mammifères et de reptiles - la moitié des vertébrés terrestres connus au monde - y compris une analyse détaillée de 177 espèces de mammifères.

 

 

Les résultats sont sombres: les chercheurs ont trouvé un «degré extrêmement élevé de décroissance de la population» parmi les vertébrés, même chez les espèces considérées à faible risque d'extinction. En général, ils ont constaté que les régions tempérées du monde perdent des espèces à des taux égaux ou même plus élevés que les tropiques. Tous les continents sont touchés.

 

"La Terre connaît un énorme épisode de déclin et d'extermination de la population" - lorsqu'une espèce cesse d'exister dans un lieu particulier - "qui aura des conséquences négatives en cascade sur le fonctionnement de l'écosystème et les services essentiels au maintien de la civilisation", ont écrit les chercheurs.

 

"Nous décrivons cela comme un « anéantissement biologique » pour mettre en évidence l'ampleur actuelle de l'événement d'extinction majeur en cours de la Terre en cours".

 

En divisant les masses terrestres du monde en une grille de 22 000 sections de 10 000 km² chacune, les chercheurs ont suivi les déclins des espèces et ont peint une image radicale des populations qui sont poussées à leurs limites.

 

Corollaire de la perte d’effectifs, la faune voit son territoire diminuer comme une peau de chagrin. Parmi les 177 espèces de mammifères scrutées plus spécifiquement par l’étude, quasiment tous ont perdu au moins 30 % de leur aire de répartition historique depuis 1900 et 40 % en ont perdu plus de 80 %. Cas emblématique, le lion a longtemps régné sur la majeure partie de l’Afrique, du sud de l’Europe et du Moyen-Orient, jusqu’au nord-ouest de l’Inde (occupant historiquement environ 2000 zones de 10 000 km² sur plusieurs continents) ; on ne compte aujourd’hui qu’une poignée de populations dispersées en Afrique subsaharienne et une population dans la forêt de Gir, en Inde (il occupe à peine plus de 600 zones).

 
 
En examinant les extinctions localisées des populations (le précurseur des extinctions irréversibles des espèces), les chercheurs concluent que «le sixième épisode d'extinction de masse de la Terre dépasse les prévisions».
 
 
Le scientifique spécialisé en conservation, Robin Naidoo, du Fonds mondial pour la nature, a déclaré que l'étude «rappelle un point essentiel souvent négligé» en se concentrant sur le long chemin complexe qui précède l'extinction des espèces, du déclin des populations à une diminution de l'espèce. Même si elle est loin d'être éteinte, une espèce en déclin peut causer des «effets en cascade sur la végétation et l'habitat» dans les réseaux écologiques qui dépendent de l'équilibre entre les animaux, les plantes et les microorganismes, a déclaré Naidoo à CBS News.
 
 

Les groupes de conservation comme l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) classent les espèces selon le niveau de risque d'extinction, de «moins préoccupant», à «quasi menacée», «vulnérable», «menacée», «en danger critique d'extinction», «éteinte à l'état sauvage, et enfin " éteint ".

 

En 2016, la planète ne comptait que 7 000 guépards et 35 000 lions africains (− 43 % depuis 1993). Les populations d’orangs-outans de Bornéo ont chuté de 25 % ces dix dernières années, pour atteindre 80 000 individus, tandis que celles de girafes sont passées de 115 000 spécimens en 1985 à 97 000 en 2015. Celles de pangolins ont été décimées.
 
 
30 % des espèces en déclin sont communes
 
 
 

Ce que l’on sait moins, c’est que près de 30 % de ces espèces en déclin sont considérées comme communes. Elles sont (encore) classées en tant que « faible préoccupation » et non pas « en danger » par l’UICN. En France, le chardonneret a, par exemple, enregistré une baisse de 40 % de ses effectifs depuis dix ans. « Qu’autant d’espèces communes voient leurs effectifs diminuer est un signe fort de la gravité de l’épisode d’extinction biologique actuel », prévient Gerardo Ceballos.

 

 

"Cet article affirme qu'il ne s'agirait pas seulement d'une extinction: il s'agit de déclins dans les populations. Les conséquences néfastes surviennent avant même l'extinction d'une espèce", a déclaré Naidoo.
 
 
Ces effets négatifs peuvent affecter directement les humains de plusieurs façons. Dans les communautés de pêcheurs, les poissons si rares qu'ils sont considérés comme «éteints dans le commerce» peuvent détruire les économies locales. En Afrique, le déclin des éléphants en raison du braconnage coûte aux économies locales 25 millions de dollars par année en revenus du tourisme perdu, selon une étude récente du WWF (World Wildlife Fund).
 
 
Les êtres humains sont à blâmer
 
 
Les extinctions de masse antérieures de la Terre étaient souvent associées à des événements naturels soudains et cataclysmiques: changements brusques du climat, éruptions volcaniques massives, pousses de météorites géantes (comme celui qui a effacé les dinosaures il y a environ 66 millions d'années).
 
 
L'extinction de masse actuelle se distingue parce qu'elle est en grande partie causée par les humains, disent les chercheurs. De la pollution à la déforestation, à la surpopulation, au braconnage, au réchauffement des océans et aux phénomènes météorologiques extrêmes liés au réchauffement climatique, l'activité humaine est le combustible principal derrière cette nouvelle ère de perte d'espèces irréversible.
 
 
Les humains rendent le monde "beaucoup plus pauvre", a déclaré Elizabeth Kolbert, auteur de "The Sixth Extinction" et rédactrice en chef du New Yorker, à CBS News. Dans son livre gagnant du prix Pulitzer, Kolbert soutient que l'épuisement de la biodiversité de la planète semble être l'héritage le plus durable de l'humanité.
 
 
Bien que les extinctions périodiques aient longtemps joué un rôle dans la vie sur Terre, la portée actuelle et le taux d'extinction sont tout sauf normaux. La Terre a perdu 200 espèces de vertébrés au cours des 100 dernières années seulement, d'après les observations des chercheurs. Si les tendances des deux derniers milliers d'années s'étaient maintenues, ces pertes auraient dû se dérouler progressivement sur 10 000 ans au lieu d'un seul siècle.
 
 
 
 
"Une extinction devrait être quelque chose qui reste très inhabituel", a déclaré Kolbert. "Lorsque vous pouvez identifier beaucoup d'espèces qui sont éteintes ou qui sont sur le point de s'éteindre, c'est vraiment un moment très inhabituel dans l'histoire de la Terre et très dangereux".
 
 
Cette disparition régulière d'espèces, au rythme de deux extinctions par an, ne fait guère de bruit. Dans de nombreux cas, cela s'explique par le fait que les pertes sont vagues: les extinctions récentes incluent le Piparo Catarina et le Pipistrelle Batman, pas vraiment de noms familiers.
 
 
Les histoires de ces extinctions individuelles ne parviennent souvent pas à transmettre l'ampleur et l'urgence du contexte plus large: ce n'est que pour la sixième fois dans l'histoire de la planète que la biodiversité de la Terre semble menacer de s'effondrer.
 
 
"Je pense vraiment - et cette étude le souligne - que c'est le gros problème de notre temps", a déclaré Kolbert. "Je veux dire littéralement en ce moment et pour les prochains nombreux siècles, décennies, peut-être des millénaires".
 
 
Des causes connues, des engagements à prendre
 
 
Les causes de ces reculs sont connues :
  • en premier lieu, perte et dégradation de l’habitat sous l’effet de l’agriculture, de l’exploitation forestière, de l’urbanisation ou de l’extraction minière
  • viennent ensuite la surexploitation des espèces (chasse, pêche, braconnage), la pollution, les espèces invasives, les maladies et, plus récemment, le changement climatique
  • les moteurs ultimes de la sixième extinction de masse (et les moins souvent cités selon les auteurs) : la surpopulation humaine, liée à une croissance continue de la population, et la surconsommation, en particulier par les riches.
 

 

« Nous ne disposons que d’une petite fenêtre pour agir, deux ou trois décennies au maximum », préviennent-ils. Il en va de la survie de la biodiversité mais également de l’humanité. « L’érosion des espèces entraîne de graves conséquences en cascades sur l’ensemble des écosystèmes, ainsi que des impacts économiques et sociaux pour l’humain », rappelle Gerardo Ceballos. La faune et la flore nous rendent en effet de nombreux services, qu’il s’agisse de la pollinisation, de l’amélioration de la productivité des terres, de l’assainissement de l’air et de l’eau ou du stockage du CO2.
 
 
Parmi les actions prioritaires, les scientifiques appellent à
  • réduire la croissance de la population humaine et sa consommation
  • utiliser des technologies moins destructrices pour l’environnement
  • endiguer le commerce des espèces en voie de disparition
  • aider les pays en développement à maintenir les habitats naturels et à protéger leur biodiversité.

 

Sources : 1) https://www.mediapart.fr/journal/international/110717/une-annihilation-biologique-frappe-les-animaux-de-la-terre 2) http://mobile.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/07/10/la-sixieme-extinction-de-masse-des-animaux-s-accelere-de-maniere-dramatique_5158718_1652692.html?xtref 3) http://www.cbsnews.com/news/sixth-mass-extinction-biological-annihilation/

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 18:39
 
Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Thionville après que de l’acide utilisé sur un site du groupe sidérurgique ArcelorMittal à Florange (Moselle) a été déversé dans un dépotoir où il n’aurait pas dû l’être, a annoncé la procureure mardi 4 juillet à l’Agence France-Presse.
 
 

 

 
 
La communauté d’agglomération du Val de Fensch a confirmé les accusations d’un ancien employé concernant des déversements sauvages.
 
 
« Une enquête préliminaire est ouverte pour atteinte à l’environnement, confiée à la Direction interrégionale de la police judiciaire », a précisé Christelle Dumont, ajoutant qu’aucune autre information ne serait communiquée.
 
 
L’ouverture de cette enquête fait notamment suite à des révélations, parues dans Le Républicain lorrain, d’un employé d’un sous-traitant d’Arcelor chargé de transporter l’acide servant à décaper l’acier jusqu’à un centre de recyclage.
 
 
Il aurait été contraint, affirme-t-il, de déverser l’acide directement dans le crassier de Marspich, qui présente une perméabilité avec les cours d’eau de la région. « Il y a bien eu des déversements d’acide, mais on en ignore encore l’importance », a confirmé mardi Michel Liebgott, président de la communauté d’agglomération du Val de Fensch, à l’issue d’une réunion avec les maires de Florange et d’Hayange ainsi qu’avec la direction d’ArcelorMittal.
 
 
La communauté d’agglomération « poursuit ses investigations sur les rivières adjacentes au crassier, afin de déceler toutes traces éventuelles de pollution pouvant nuire à son réseau hydrographique », a-t-il été précisé plus tard dans un communiqué.
 
 
Arcelor nie toute responsabilité
 
 
De son côté, Arcelor a nié toute responsabilité dans ces « prétendus versements » et ordonné l’ouverture d’une enquête interne « pour faire toute la lumière sur les faits ». S’ils étaient avérés, « ils seraient extrêmement graves et contraires à toutes les règles d’ArcelorMittal en matière de gestion des résidus », ajoute le groupe.
 
 
L’entreprise « n’est en aucun cas à l’origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage. Si ces faits étaient avérés, ils seraient le fait de personnes isolées au sein d’ArcelorMittal ou des entreprises sous-traitantes », affirme le communiqué. L’entreprise, qui envisage de déposer plainte, affirme en outre qu’« aucun risque sanitaire ni environnemental pour les populations n’est à signaler ».
 
 
La direction, le maire de Hayange, celui de Florange et Michel Liebgott doivent se revoir « la semaine prochaine, une fois que les enquêtes menées en interne par Arcelor ainsi que par la Dréal [Direction régionale de l’environnement] seront terminées », a expliqué ce dernier, précisant que « la communauté d’agglomération se pose la question de porter plainte contre X ».
 
 
Pour Lionel Burriello, responsable CGT au sein de l’usine, il s’agit « de témoignages graves. S’ils sont avérés, ce serait un nouveau scandale sur Florange. » « S’ils sont faux, nous demandons à la direction de nous prouver que ces propos sont diffamatoires », a ajouté M. Burriello, dont le syndicat a demandé la tenue d’un second CE extraordinaire sur la question, après le premier, réuni lundi.
 
 
La CGT entend aussi demander une troisième expertise par un cabinet agréé par le ministère du travail, indépendant d’Arcelor et de la Dréal.
 
 
Source : http://www.lemonde.fr/pollution/article/2017/07/04/arcelormittal-accuse-de-pollution-a-l-acide-en-moselle_5155347_1652666.html#r5oRLYcYZPAMqsau.99
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Publié par Delphina - dans Actualités
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 17:50

L'objectif est simple : rendre la transition plus simple et redonner du pouvoir aux citoyens afin qu'ils soient les acteurs de leur propre transformation, grâce à une plateforme digitale (appli + web).

Soutenez le projet ici ~> https://www.kisskissbankbank.com/la-plateforme-de-crowdacting.

 

 

Après l'annonce de Donald Trump de sortir de l'Accord de Paris, il est plus que jamais nécessaire de donner à tous l'outil qui permettra d'agir ensemble, à grande échelle, facilement et efficacement. C'est le Crowdacting !

 

Et comme personne n’aime avoir l'impression d'être le seul à faire des efforts, les français souhaitent faire partie d’une communauté d’action et sentir que leurs petits gestes contribuent à un objectif commun.

 

Le digital permet de rassembler une vaste communauté autour d’un but collectif. Pourtant, aucune plateforme de ce type n’existe dans le domaine de l’environnement !

 

Quatre grandes thématiques au coeur du projet

 

  • L'alimentation
  • L'énergie
  • Les transports
  • La seconde vie et gestion des déchets

 

La solution technique

 

La plateforme sera accessible via une application mobile Apple et Android, et un portail web, et comportera plusieurs fonctionnalités :

 

  • Un fil d'actualités pour se tenir au courant des idées de comportements éco-responsables
  • Une carte interactive pour rassembler les bonnes adresses et initiatives locales
  • L'organisation de défis nationaux et locaux (semaine de covoiturage, nettoyage d'un lieu naturel à proximité...)
  • La visualisation nette de votre progression et de celle de la communauté

 

Le mot de Pascal Canfin, directeur général de WWF France

 

"Des millions de français font ce qu'on appelle des "petits gestes" pour l'environnement : prendre le vélo pour aller travailler, manger moins de viande, acheter des produits bio... WWF souhaite fédérer ces bonnes volontés en créant une communauté d'actions au service de la transition écologique.

 

Le crowdacting utilise la puissance du numérique pour fédérer cette communauté et lui permettre d'être accompagnée dans le changement vers des modes de vie meilleurs pour l'environnement et pour notre santé.

 

Parce que le WWF est connu par 89% des Français et jugé comme l'ONG la plus fédératrice sur les questions environnementales, je suis persuadé qu'il est le meilleur opérateur possible, pour faire de ce projet un succès, en France d'abord puis dans les pays qui le voudront.

 

Ensemble, nous sommes la solution."

 

Pour financer ce projet, quoi de mieux qu'une plateforme de crowdfunding ? (financement participatif). Si vous souhaitez le soutenir, direction : https://www.kisskissbankbank.com/la-plateforme-de-crowdacting (également source de cet article)

 

Si vous contribuez à plus de 5€, vous aurez peut-être la chance de devenir bêta-testeur à partir de septembre 2017 !

 

Voici à quoi servira la collecte de fonds :

 

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Publié par Delphina - dans Actualités Agir idées
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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 12:32
Au cœur de Paris (mairie du 2e arrondissement), à l'invitation de One Voice, les plus beaux clichés de Jo-Anne McArthur sont présentés dans une exposition accessible jusqu'au 28 août 2017. Chacun d'eux raconte une vie, une existence, une histoire… Et porte en lui l'espoir d'un changement de regard.

 

Une photo n'est pas qu'un instant figé. Elle peut aussi raconter une histoire. Chacun des individus immortalisés par Jo-Anne a une vie, une existence qui lui est propre. Depuis sa naissance jusqu'au moment du cliché, il a grandit, vécu, expérimenté, ressenti, partagé. Il fait partie intégrante de ce monde. Son destin, c'est ici l'humain qui l'a orienté. En le sauvant ou le condamnant, en l'enfermant ou le libérant, en l'exploitant ou le respectant, il a irrémédiablement influencé son parcours.
 
 
Le moment capturé par Jo-Anne est parfois beau, souvent terrible. Il provoque chez celui qui le découvre une émotion forte, cherchant la prise de conscience. Et ces existences, changées par l'humain, peuvent modifier celle de l'humain en retour. Ainsi, peut-être, contribueront-elles à sauver des vies, l'instant passé dessinant l'avenir…
 
 
Travailler avec Jo-Anne était pour One Voice une évidence tant son œuvre illustre l'individualité des êtres qu'elle a croisés, celle-là même que One Voice défend et veut faire connaître. Ils sont des personnes animales avec un vécu et, surtout, le besoin urgent d'être protégés. En organisant cette exposition, elle espère toucher le cœur des gens, changer le regard et, ainsi, influencer les pratiques.

 

Source : http://one-voice.fr/fr/blog/je-suis-un-animal-une-exposition-inedite-a-paris.html

 

LE SITE OFFICIEL DE LA PHOTOGRAPHE : http://www.weanimals.org/

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 11:32

"REGNE ANIMAL", c'est le nom de l'exposition qui débute ce mercredi 5 juillet à la Galerie 1618 (16 rue Richer 75009 Paris), mais c'est aussi le titre du livre de Jean-Baptiste Del Amo qui a remporté le Prix du Livre Inter 2017. L'omniprésence des animaux domine à la croisée des cultures...

 

L'Exposition REGNE ANIMAL du 5 juillet 2017 au 22 septembre 2017. Entrée libre et gratuite. Galerie 1618, 16 rue Richer, 75009 PARIS.

 

Dans l’histoire de l’art occidental et oriental, les artistes ne peuvent pas ignorer les animaux qui dominent chaque recoin de l’histoire de l’art. A travers le langage de l’encre orientale, visitez un monde gouverné par la faune. Ces animaux ont également leur propre société dans le règne animal oriental.

 

Cette exposition se compose de 35 œuvres choisies minutieusement auprès de 11 artistes. Ces 11 artistes sont issus de différentes écoles et professeurs et possèdent chacun leur propre style. Cette exposition révèle une scène de combat de ces différents artistes.

 

Le style de 邓云  DENG Yun est de croiser l’espace-temps des humains et des animaux, l’équilibre et la destruction de l’ordre et du désordre, de la vie et de la mort,  et l’anxiété de l’humain et de la Nature.  王方  WANG Fang exprime de manière habile et silencieuse le plaisir, la colère, la tristesse et la joie des animaux.  李骏逸  LI Junyi décrit cette série d’œuvres comme “ Je n’ai jamais sous-estimé les sentiments des animaux, je n’ai jamais pensé que les sentiments des humains étaient supérieurs à ceux des animaux. L’humain peut parfaitement communiquer avec la Nature et les animaux. Les animaux peuvent également aimer et haïr, ils pensent et sont nostalgiques. Cependant, la modernisation a entraîné la confrontation et le détachement entre l’Homme et la Nature. La jungle est la miniature d’un écosystème présentant de nombreuses espèces étonnantes et de profonds mystères. Chaque individu, chaque vie a une valeur existentielle et une signification irremplaçable ainsi qu’un attachement et une reconnaissance infinie envers la Nature. Ils sont les maîtres de la Nature mais également leurs enfants. ​赵方方  ZHAO Fangfang  utilise les couleurs de manière très osée et exprime son mécontentement envers la société à travers les animaux. Mais aussi : 黄麒元  HUANG Qiyuan, 李娜  LI Na, 鹿野骋  LU Yecheng, 单鼎凯  SHAN Dingkai, 石荣强  SHI Rongqiang, 王濛沙  WANG Mengsha, 岳小飞  YUE Xiaofei. Source

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le livre REGNE ANIMAL, de Jean-Baptiste Del Amo, Editions Gallimard (2016), Prix du Livre Inter 2017.

 

Règne animal retrace, du début à la fin du vingtième siècle, l'histoire d'une exploitation familiale vouée à devenir un élevage porcin. Dans cet environnement dominé par l'omniprésence des animaux, cinq générations traversent le cataclysme d'une guerre, les désastres économiques et le surgissement de la violence industrielle, reflet d'une violence ancestrale. Seuls territoires d'enchantement, l'enfance – celle d'Éléonore, la matriarche, celle de Jérôme, le dernier de la lignée – et l'incorruptible liberté des bêtes parviendront-elles à former un rempart contre la folie des hommes?
 
Règne animal est un grand roman sur la dérive d'une humanité acharnée à dominer la nature, et qui dans ce combat sans pitié révèle toute sa sauvagerie – et toute sa misère.

Source Source 2

 

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 18:47

Où en sont les grandes enseignes commerciales avec la déforestation et l’industrie de l’huile de palme en Indonésie ? Les entreprises sont de plus en plus respectueuses des forêts. Revenons sur le classement [en] publié par Greenpeace en mars 2016 pour faire le point.

 

 

Après les promesses, quels actes ?

 
Les activités industrielles liées à l’exploitation de l’huile de palme constituent l’une des menaces les plus importantes pour les forêts de la planète : les plantations de palmiers à huile remplacent un écosystème forestier naturel d’une grande richesse, impliquent de recourir à des feux de forêt dommageables pour l’atmosphère et la régulation du climat, et empiètent sur les cultures et les activités de subsistance des populations locales. Nulle part ailleurs qu’en Indonésie ces dégâts ne sont aussi visibles : depuis 1990, le pays a perdu plus de 31 millions d’hectares de forêts, soit une surface équivalente au territoire allemand.
 
 
Il y a deux ans (2014), suite à nos campagnes, plusieurs grandes enseignes concernées par l’exploitation de l’huile de palme indonésienne publiaient des engagements “Zéro Déforestation”. Il est temps aujourd’hui pour Greenpeace de mener une première évaluation de la mise en œuvre de ces déclarations positives. Nous avons donc élaboré un premier classement de ces grandes marques pour voir dans quelles mesures leurs promesses avaient été suivies d’effet.

 

 

Nos critères d’évaluation
 
 
Nous avons étudié l’action de ces enseignes mondiales d’après trois axes principaux : comment traduisent-elles concrètement leurs engagements contre la déforestation ? Avec quel niveau de transparence ? Et que font-elles aujourd’hui pour transformer l’industrie mondiale de l’huile de palme avec laquelle elles interagissent d’une façon ou d’une autre via les produits qu’elles commercialisent.
 
 
Concrètement, nous considérons que les enseignes sont enclines à respecter leurs engagements si:
 
  • Elles ont fait des progrès considérables sur la manière dont elles parviennent à mettre en place une traçabilité de l’huile de palme utilisée dans leurs produits, ce qui implique une information précise sur les plantations de palmiers à huile d’où elle provient à l’origine,
  • Elles ont réussi à mettre en place un organisme tiers et indépendant pour vérifier que leurs produits contenant de l’huile de palme répondent aux critères Zéro Déforestation,
  • Leurs produits sont certifiés par un organisme tiers d’après la méthodologie HCS [en] (“High carbon stock”), qui fait la différence entre les parcelles forestières sensibles pour le climat et les autres (c’est-à-dire une batterie de critères scientifiques qui établissent un nuancier quant à la valeur écologique des différentes parcelles forestières).
 
 
Les résultats
 
 
Après un long travail d’enquête, nous sommes arrivés aux résultats suivants :
 
 
  • Les marques en échec : Colgate-Palmolive, Johnson & Johnson, Pepsi
  • Les marques qui font des progrès décents : Danone, General Mills, Ikea, Kellogg’s, Mars, Mondelez, Orkla, Procter & Gamble, Unilever
  • Les marques fournissant un effort satisfaisant :Ferrero, Nestlé
 
 
Des progrès sont donc observés, mais ils sont encore trop lents. Nous souhaitons aujourd’hui que ces grandes enseignes deviennent de réels acteurs d’une transformation écologique significative de l’industrie de l’huile de palme. Comment ? En appliquant et promouvant la méthodologie HCS, en rejoignant le Palm Oil Innovation Group (Groupe d’innovation pour l’huile de palme), et en faisant en sorte que les politiques Zéro Déforestation ne concernent pas seulement leur propre chaîne d’approvisionnement, mais l’ensemble des activités de leurs fournisseurs.
 
 
La nouvelle frontière de l’huile de palme
 
 
En outre, la frontière de l’huile de palme tend à se déplacer vers l’Afrique, où les forêts du bassin Congo sont aujourd’hui menacées par les appétits industriels de quelques grands groupes, comme la Socfin qui possède plusieurs concessions sensibles et refuse pour le moment de s’engager en faveur d’une politique Zéro Déforestation (voir notre enquête). La Socfin est détenue à 38, 75 % par le groupe Bolloré, qui refuse pour l’instant de faire jouer son pouvoir d’influence. Nous avons donc lancé une pétition à l’attention de V. Bolloré, que vous pouvez signer à votre tour si vous ne l’avez pas encore fait.
 
 

 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 18:12

Identification des chiens, chats et furets en France : le Fichier National I-CAD fait le bilan de l’année 2016 en chiffres

- En 2016, combien de chiens, chats et furets ont été identifiés par leur propriétaire en France ?

- Combien l’ont été par puce électronique ? par tatouage ?

- Dans quelles régions recense-t-on le plus grand nombre d’animaux identifiés ?

- Quelles races de chiens et de chats ont été les plus identifiées en France ?

- Quels sont les noms les plus populaires ?

 

En ce début d’année, I-CAD, le Fichier National d’Identification des Carnivores Domestiques, fait le point sur l’identification des chiens, chats et furets en 2016 à travers son infographie et souhaite sensibiliser toujours plus les propriétaires d’animaux sur l’importance de cette mesure, obligatoire depuis 1999 pour les chiens et 2012 pour les chats.

 

I-CAD rappelle, par ailleurs, que la mise à jour des coordonnées du propriétaire est très importante notamment en cas de perte de son animal pour pouvoir être contacté une fois l’animal retrouvé.

 

A ce jour, le Fichier National I-CAD recense plus de 15 millions de carnivores domestiques identifiés : 10 millions de chiens, 5,8 millions de chats et 60 000 furets.

 

En 2016, les identifications ont enregistré une hausse de 1 % par rapport à 2015, dont la grande majoritépar puce électronique (+ 26 %).

 

Si les chiens restent les animaux les plus identifiés avec 749 720 chiens identifiés en 2016, l’écart entre le nombre de chiens et de chats identifiés se réduit d’année en année, notamment en Île-de-France qui est la région où l’identification des chats a connu la plus forte progression en 1 an (+ 11 %).

 

Au niveau national, l’identification des chats continue de progresser fortement depuis 5 ans (+ 43 %). En 2016, 608 336 chats ont été identifiés en France, dont 80 % par puce électronique contre 68 % en 2015, soit une augmentation de 13 %.

 

Parmi les races de chiens les plus identifiées, figurent comme en 2015 en première position le Chihuahua, puis le Yorshire terrier et le Border collie. Le classement des races de chats identifiées reste également inchangé par rapport à l’an dernier avec en tête l’Européen suivit par le Maine coon et le Persan.

 

Quant aux noms les plus donnés aux chiens et aux chats, Maya est le nom le plus populaire de l’année 2016 : c’est celui qui a été le plus donné à la fois aux chiens et aux chats ! Sur le podium suivent ensuite Max et Marley pour les chiens, et Minette et Mia pour les chats.

 

Du côté des furets, 2 802 furets ont été identifiés en France sur l’année 2016, dont une immense majorité par puce (seulement 14 furets identifiés par tatouage).

 

Retrouvez les chiffres détaillés dans l’infographie ci-dessous. 

 

Source : le site officiel de l'I-cad : https://www.i-cad.fr/

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Publié par Delphina - dans Actualités
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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 17:52

Un petit pas vers l'animalerie éthique ? C'est à titre préventif que la ville américaine interdit désormais la vente d'animaux d'élevage en animaleries. Cette mesure privilégie les animaux issus de refuges, afin de rendre plus responsable le commerce des animaux, comme c'est déjà le cas à Los Angeles, San Diego, Chicago et Boston.

 

 

Cet amendement proscrit également la vente de chiots âgés de moins de 8 semaines.

 

Une grande nouvelle pour les associations de protection animale qui dénoncent depuis longtemps les conditions d’élevage terribles des animaux revendus dans ces magasins spécialisés !

 

Mieux vaut prévenir que guérir

 

Toutefois, cette mesure n’aura aucun impact concret aujourd’hui… puisque San Francisco ne compte aucune animalerie de ce type. Elle a donc été publiée à titre préventif pour qu’aucune enseigne ne puisse à l’avenir s’installer et revendre des animaux issus d’élevages. 


Les éleveurs agréés et déclarés officiellement pourront néanmoins continuer de vendre leurs animaux directement au public.

 

Cet amendement représente toutefois un engagement fort en faveur de la protection animale : « La ville a reconnu que les animaux ne sont pas de la marchandise. Avec ce vote, San Francisco prouve qu’elle est une ville d’amour pour les millions de chiens et chats qui recherchent désespérément un foyer » a félicité Mimi Bekhechi, de l’organisation PeTA.

 

Quid de la situation française ?

 

La Fondation 30 Millions d’Amis milite depuis de nombreuses années pour interdire la vente d’animaux en animaleries. Ces magasins se sont multipliés, encourageant et suscitant les achats impulsifs d’animaux. De plus, les animaux sont souvent importés de l’étranger, principalement des pays d’Europe de l’Est où ces pauvres chiots et chatons sont élevés dans des conditions déplorables.

 

La Fondation 30 Millions d'Amis a donc engagé des discussions avec le ministère de l'Agriculture pour débattre de l’avenir de ces commerces. Elle rappelle également que l'adoption, c'est mieux que l'acquisition : n'achetez pas, adoptez ! N'hésitez pas à consulter les fiches des animaux en attente d'adoption.

 

 

Pour adopter, c'est par ici ! (liste non exhaustive)

 

Source : http://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/11634-san-francisco-interdit-la-vente-danimaux-delevage-en-animaleries/

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Publié par Delphina - dans Actualités Agir
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 17:29

Laisser son chien dans sa voiture pour aller faire ses courses en été expose l'animal au coup de chaleur, et potentiellement à une mort horrible par négligence. Que faire pour secourir un animal dans cette situation ? La marche à suivre.

 

 

  • Appelez le commissariat ou la gendarmerie, décrivez la scène et demandez l'assistance d'un représentant de l'ordre.
  • Immédiatement après, appelez la Fondation Assistance aux Animaux ou une association locale de protection pour les informer du problème et du fait que vous risquez d'être amené à briser la vitre de la voiture dans laquelle est enfermé un animal en souffrance.
  • Si les policiers tardent à arriver et que la situation devient critique, demandez à deux témoins de rester auprès de vous (ils témoigneront de votre bonne foi si besoin est), cassez une vitre et sortez l'animal de la voiture surchauffée. Conduisez-le à l'ombre et enveloppez-le dans un linge mouillé pour faire baisser sa température.
  • Restez auprès de lui jusqu'à l'arrivée des forces de l'ordre. 
  • Expliquez les circonstances et produisez vos témoins.
  • L'association de protection vous épaulera si on vous demande des comptes et sachez qu'elle est seule habilitée à porter plainte contre le propriétaire de l'animal secouru.

 

Le coup de chaleur n'est pas à prendre à la légère. La température dans un véhicule peut monter à 40° et plus, et faute d'aération, le chien s'affole, halète pour se ventiler (il n'est pas équipé pour transpirer), se met à baver et roule des yeux exorbités. A ce stade, si on ne le sort pas sur-le-champ, si on ne fait pas tomber sa température d'urgence, il fait un coma et meurt d'une encéphalite. Pas le temps de le transporter chez le vétérinaire...

 

Voilà pourquoi il est vital d'intervenir, et surtout de partager cette information, puisque mieux vaut prévenir que guérir. 

 

Source : Fondation Assistance aux animaux.

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Publié par Delphina - dans Agir Actualités
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 16:58

Le 17 février 2017, le philosophe américain Tom Regan, s'est éteint des suites d'une pneumonie à l'âge de 78 ans. Théoricien du droit des animaux, il est auteur du Droit des animaux, publié en 1983 aux Etats-Unis et traduit en français en 2013. Il a prononcé un vibrant discours resté célèbre contre la vivisection, dans lequel il interpellait les chercheurs qui travaillent sur des animaux de laboratoire. "Déposez ces armes du mal et rejoignez-nous, vous les scientifiques assez courageux et assez bons pour défendre ce qui est juste et vrai".

 

Ci-dessous, la vidéo de sa réponse à la question Est-il besoin d'une Déclaration des Droits pour le règne animal (1989) lors d'un débat organisé à Londres par l'Institution Royale de Grande Bretagne en 1989, diffusé sur l'une des chaînes télévisées de la BBC.

 

 

Lien direct : https://www.youtube.com/watch?v=1phNCMLZIiE

 

Publications intégrales de Tom Regan sur le site de la Bibliothèque Virtuelle des droits des animaux : 

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